I.A MJMIKIŒ
T. II
moindre, ne donne pas lieu à un courant électrique de même intensité, mais à un courant plus énergique. On ne peut donc pas se servir de la mesure de l’étendue de la surface impressionnée pour comparer immédiatement les intensités lumineuses actives. Il est possible qu’il existe une relation entre ces deux expressions, mais je n’en ai pas trouvé de simple pouvant s’appliquer entre des limites très-différentes d’intensité.
L’expérience suivante conduit également à la même conclusion : on amis l’appareil à une distance telle, que la lame était à 30 centimètres du foyer de la lentille. Pour maintenir la déviation de l’aiguille aimantée à + 29 degrés, il a fallu ouvrir l’écran mobile de 17 millimètres. On a alors augmenté l’ouverture de l’écran : avec 32 millimètres d’ouverture, l’aiguille du galvanomètre s’est déviée de 73 degrés; mais en éloignant l’appareil le long de la règle divisée l’aiguille aimantée s’est rapprochée de zéro; pour qu’elle se maintînt à H- 29 degrés, il a fallu s’arrêter à 441 millimètres du foyer de la lentille.
Le rapport des intensités lumineuses, dans cette expérience, est
— 2, 15. Dans le premier cas le rapport des surfaces
im-
pressionnées est — = 1,88.
Les résultats obtenus avec une lampe n’ont conduit également à aucune proportionnalité entre les intensités lumineuses et les surfaces impressionnables. Au lieu de se servir d’un cône de rayons divergents, il serait intéressant de faire des expériences analogues au moyen de
la lumière polarisée et en faisant varier les intensités lumineuses il
l’aide de prismes bi-réfringents.
On peut néanmoins faire usage de l’actinomètre pour comparer les intensités lumineuses d’un même faisceau de rayons onde faisceaux différents; il suffit pour cela que l’on opère toujours sur la même étendue de substance impressionnable ou sur la même lame sensible , et que l’on fasse varier, d’après un procédé connu, l’intensité du faisceau de rayons actifsjusqu’à ce que l’aiguille du galvanomètre indique toujours la même déviation. Le moyen le plus simple pour atteindre ce but consisterait à projeter, avec une lentille, les rayons lumineux sur une étendue constante de la lame antérieure de l’actinomètre , et, à l’aide d’une ouverture à bords mobiles placée sur la route des rayons rendus parallèles, à faire varier la largeur du faisceau incident et par conséquent l’intensité de ce
faisceau, qui agirait toujours sur la même surface. L’appareil, dont on peut augmenter beaucoup la sensibilité en le mettant en rapport avec un galvanomètre suffisamment délicat, servirait donc à constater le moment où chaque faisceau aurait la même intensité d’action. C’est de cette manière que l’on devrait opérer, et l’actinomètre électrochimique pourrait alors être employé comme un photomètre.