‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 107 sur 183 · MACHINES OCTOGONALES · texte numérisé non relu

MACHINES OCTOGONALES

Dans toutes les machines précédentes, il n'y a que deux pôles inducteurs; il se produit seulement deux courants ilc sens of>posés dont l'association ne fournit dans le circuit extérieur qu'un Beul courant. AQn d'augmenter la puissance de ses machines dans les proportions que nécessitent surtout les applications h la transmission de la force motrice, M. Gramme a augmenté les dimensions do son anneau de façon k pouvoir l'influencer par quatre électro-aimants h la fois. Les quati'e pôles successifs sont alternativement de noms opposés, et les commutations se . font dans des plans passant par l'axe de rotation, mais formant enlre eux et deux à deux des angles de 90 degrés. L'anneau Sfî trouve ainsi partagé en deux moitiés, travaillant chacune comme un anneau complet des modèles ordinaires, Quatre frotteurs, appuyant sur un seul collecteur, recueillent les deux courants produits simullanément, que l'on peut associer à volonté en tension ou en quantité. Le grand diamètre de l'anneau permet en outre d'obtenir, avec une vitesse de rotation modérée, un mouvement plus rapide des hélices devant les pôles inducteui-s. La forme particulîfero du bûti a tait donner

à ces machines le nom à' octogonales. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre de construire des machines d^une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour terminer la revue des nombreuses créations de M. Gramme, qu'à parler de ses machines à courants alternatifs. Nous avons^vu que, grâce au perfectionnement des régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un même courant, pourvu que sa tension fût en rapport avec la somme des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augmente rapidement avec le nombre des foyers ; elle exige , outre l'augmentation de force motrice nécessaire à sa production, des précautions beaucoup plus grandes dans l'isolement des fils de la machine et des câbles conducteurs; aussi a-t-on d'abord limité le chiffre pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive à une dizaine de foyers. On peut, cependant, aller plus loin, lorsqu'on ne recule pas devant l'emploi des grandes tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Américain naturellement, fait produire à ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en effet la seule solution avec les courants continus, à cause de la difficulté de multiplier les collecteurs ; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut demander à une même machine plusieurs courants distincts et indépendants ; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par un double fractionnement : d'abord celui de la production de la machine en plusieurs courants ; ensuite celui de chacun de ces courants en plusieurs foyers. Nous avons indiqué comment on était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs , avec inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjà breveté la disposition en 1837 ; nous allons voir de quelle façon

MACHINE A COURANTS ALTKBNATiFS. 37a

. Gramme a transformi- sa machine en 187T p<iur i'iiiiprnpriiîr X bougies de M. Jablochkoff.

Il a conservé son anneau original' mais, en le remianl fixe, I il a pu augmenter ses dimensiouH L anneau est devenu un Lcvlîndro à l'inlérieur duquel tourne un mdudeur formi"' par un ) êieetro-aimant à pôles multiples ttllLmt,(> dont lis branches [ rayonnent autour de l'axe de lotatiou et dont ks pôles, très [ épanouis, ne laissent rntu eux iju un tiespclit tspace

Fip. 132. Diagramme da la machine Grsinr

Le iil qui enveloppe ce cylindre est parlî^gé en autant de Bections qu'il y a de branches dans l'inducteur, et chaque section contient le môme nombre d'hélices, de façon que les hélices correspondantes de chacune d'elles sont toujours placées de la même façon par rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants qui s'y produisent au même instant sont donc de môme sens et on peut les associer. Le diagramme de la figure 132 montre en effet que les hélices aa. bb, ce, dd, forment autant de groupes distincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, dus aux rapprochements et aux éloigneraents des pôles inducteurs. Cotte disposition annulaire des induits est avantageuse.

à ces machines le nom d'octogonales. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre de construire des machines d'une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour terminer la revue des nombreuses créations de M. Gramme, qu'à parler de ses machines à courants alternatifs. Nous avons^vu que, grâce au perfectionnement des régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un même courant, pourvu que sa tension fût en rapport avec la somme des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augmente rapidement avec le nombre des foyers; elle exige, outre l'augmentation de force motrice nécessaire à sa production, des précautions beaucoup plus grandes dans l'isolement des fils de la machine et des câbles conducteui^; aussi a-t-on d'abord limité le chiffre pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive à une dizaine de foyers. On peut, cependant, aller plus loin, lorsqu'on ne recule pas devant Temploi des grandes tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Américain naturellement, fait i)roduirc h ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en effet la seule solution avec les courants continus, à cause de la difficulté de multiplier les collecteurs ; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut demander à une même machine plusieurs courants distincts et indépendants; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par un double fractionnement : d'abord celui de la production de la machine en plusieurs courants ; ensuite celui de chacun de ces courants en plusieurs foyers. Nous avons indiqué comment on était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs , avec inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjà breveté la disposition en 1857 ; nous allons voir de quelle façon

MACHINE A COUKANTS ALÎERNATUS. 273

:. Gramme a traiisfoi-mi^ an machine fii 1 877 pniir rapproprior K bougies de M. JabiorhkolF.

11 a conservé son anneau original; mais, en le rt-ndanl fixe, I a pu augmenter ses dimensions. L'anneau esl devenu un Wlindre h l'intérieur duquel tourne un inducteur formé par un ïàeclro-aimant à pôles multiples, nllemés, dont les branches rayonnent autour de l'axe de rotation el dont les pôles, très fepanoiiis. ne laissent entre eux qu'iui très pelil espace.

Fi)!. n2. Di.igramjne ri

',1 mBchine Orsitim

Le fil qui enveloppe ce cylindre est parlugé en autant de sections qu'il y a de branches dans l'inducteur, et chaque section contient le même nombre d'hélices, de façon que les hélices correspondantes de chacune d'elles sont toujours placées de la même façon par rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants qui s'y produisent au même instant sont donc de même sens et on peut les associer. Le diagramme de la figure J32 montre en effet que les hélices aa, bb, ce, dii, forment autant de groupes ilislincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, dus aux rapprochements et aux éloignements des pôles inducteurs. Cette disposïlion annulaire des induits est avantageuse,

LUM. ËLECT. 18

à ces machines lo nom à'ocloffonaies. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre il«i construire des machines d'une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour tenniner la revue des nombreuses créations do M. Gramme, qu'à parler de ses machines à couranla alternatifs. Nous avonsjvu que, grâce au perfectionnement dei régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un même courant, pourvu que sa tension fût en rapport avec la somme des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augmente rapidement avec le nombre des foyers ; elle exige, outre l'augmentation de force motrice nécessaire à sa production, dea précautions beaucoup plus grandes dans l'isolement des tils i6 la machine et des cAbles conducteurs; aussi a-t-on d'&bord limité lo cliifTro pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive & une dizaine de foyers. On peut, cependant, allw plus loin, lorsqu'on ne recule pas devant l'emploi des grande» tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Américain naturellement, fait produire à ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en elfel la seule solution avec les courants continus, il cause de la ilifliculté de multiplier les collecteurs; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut denuo-' der à une mfmo machine plusieurs courants distincts et înd^ pendants; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par uB^ double fractionnement : d'abord celui de la production de tt; machine en plusieurs courants; ensuite celui do chacun de « courants eu plusiem's foyers. Nous avons indiqué comment était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs, a\ inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjî breveté la disposition en 1837 ; nous allons voir de quelle taçoi

MACHINE A COURANTS ALTERNATIFS. T.'i

l Gmmme a traasformi- s» macliine eu mil pour rapproprier K bougïps do M. Jablo(^hkoiï.

1 a conservé son anneau oviginal; mais, en le rendaul fixe,

i pu augmenter ses dimensions. L'anneau est devenu un

^lîndro à l'inlérienr duquel tourne un inducteur formt:' par un

électro-aimant à pOles multiples, alternés, dont les branches

rayonnent autour de l'axe de rotation et dont les pôles, très

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Fiif. 132, Diagrumme de la n

Le 01 (]ui enveloppe ce cylïudre est partagé en autant de sections qu'il y a de brandies dans l'inducteur, et chaque section contient le même nombre d'bélices, de façon que les hélice-s correspondantes de chacune d'elles sont toujours placées de la même façon par rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants qui s'y produisent au même instant sont donc de même sens et on peut les associer. Le diaprammo de la figure 132 montre en effet que les hélices aa. bb, ce, dd, forment autant de groupes distincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, dus aux rapprochements et aux éloignemeuts des pôles inducteurs. Cette disposition annulaire des induits est avanlageuse.

à ces machines le nom d'octogonales. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre de construire des machines d^une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour terminer la revue des nombreuses créations de M. Gramme, qu'à parler de ses machines à courants alternatifs. Nous avons^vu que, grâce au perfectionnement des régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un même courant, pourv'u que sa tension fût en rapport avec la somme des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augmente rapidement avec le nombre des foyers ; elle exige , outre l'augmentation de force motrice nécessaire à sa production, des précautions beaucoup plus grandes dans l'isolement des fils de la machine et des câbles conducteurs; aussi a-t-on d'abord limité le chiffre pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive à une dizaine de foyers. On peut, cependant, aller plus loin, lorsqu'on ne recule pas devant l'emploi des grandes tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Américain naturellement, fait produire h ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en effet la seule solution avec les courants continus, à cause de la difficulté de multiplier les collecteurs ; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut demander à une môme machine plusieurs courants distincts et indépendants ; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par un double fractionnement : d'abord celui de la production de la machine en plusieurs courants ; ensuite celui de chacun de ces courants en plusieurs foyers. Nous avons indiqué comment on était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs , avec inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjà breveté la disposition en 1887 ; nous allons voir de quelle façon

MACHINE A rOUKANÏS ALTKRN ATIK.S, iTi

Gmmme a Iraiisformi- «a madiiiie en 1877 poiir l'appioprior itix bougifs de M, JahlorliknlV.

II a conservé son anneau original; mais, on li! rendant fixe, i pu augmenter ses dimensions. L'anneau est devenu un qrlindre k l'intérieur duquel tourne un inducteur forint par un électroaimant à pôles multiples, «llornés, dont les branches ««jonnent autour de l'axo de rotation et dont les pôles, très lipanouis. ne laissent entre eux i]u'un 1res petit espace.

Fi|r. 1U2. Diagramme de Li mucliiae Oramr

Le fil qui enveloppe ce cylindre est partapê en autant de sections qu'il y a de branches dans l'inducteur, et chaque section contient le même nombre d'hélices, de façon que les hélices correspondantes de chacune d'elles sont toujours placées de la même façon par rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants qui »*y produisent au même instant sont donc de même sens et on peut les associer. Le diagramme de la figure 13â montre en effet que les hélices oa. Ai, ce, dd, forment autant de groupes distincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, dus aux rapprocltemenls et aux éloignements des pôles inducteurs. Cette disposition annulaire des induits est avantageuse,

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à ces machines le nom iï octogonales. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre de construire des machines d'une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour terminer la revue des nombreuses créations de M. Gramme, qu'à parler de ses machines à courants alternatifs. Nous avons^vu que, grâce au perfectionnement des régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un même courant, pourvu que sa tension fût en rapport avec la somme des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augmente rapidement avec le nombre dos foyers ; elle exige , outre l'augmentation de force motrice nécessaire à sa production, des précautions beaucoup plus gi*andes dans l'isolement des fils de la machine et des câbles conducteurs; aussi a-t-on d'abord limité le chiffre pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive à une dizaine de foyers. On peut, cependant, aller plus loin, lorsqu'on ne recule pas devant Temploi des grandes tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Américain naturellement, fait produire à ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en effet la seule solution avec les courants continus, à cause de la difficulté de multiplier les collecteurs ; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut demander à une même machine plusieurs courants distincts et indépendants ; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par un double fractionnement : d'abord celui de la production de la machine en plusieurs courants ; ensuite celui de chacun de ces courants en plusieurs foyers. Nous avons indiqué comment on était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs , avec inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjà breveté la disposition en 1857 ; nous allons voir de quelle façon

MACHINE A rOLÎIlANTS ALTKRNATIKS. ^73

M. Gramme a transfonn»' sii machine en 1877 pour rappropncr ■«ux bougies de M. Jablochkoiï.

U a conservé son anneau original; mais, on le rendant fixt', il a pu augmenter ses dimensions. L'anneau esl devenu un ■eyiindre h l'intérieur duquel tourne un inducteur form('' par un élertro-aimanl h. pôles multiples alternés dont Its branches >nnont autour de 1 axe de lotatiou tl dont ks pôles, IrîiS épanouis, ne laishent intu fu\qu un lu s pi lit ispace.

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