‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 108 sur 183 · Di»gramme de Li loachini · texte numérisé non relu

Di»gramme de Li loachini

Le Pli (juî enveloppe ce cylindre est partagé en autant de sectionH qu'il y a de branches dans l'inducteur, et chaque section rontient le même nombre d'hélices, de façon que les hélices correspondantes de chacune d'elles sont toujours placées de la même façon j>ar rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants qui s'y produisent au même instant sont donc de même sens et on peut les associer. Le diagramme de la ligure i'ii montre en effet que les héhces an, bb, ce, dd, forment autant de groupes distincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, dus aux rapprochements et aux éloignements des p6les inducteurs. Cette disposition annulaire des induits est avanla^'euse, LU*. Klect. U

à ces machines le nom d'octogonales. On comprend que ce système pourrait être poussé plus loin encore et permettre de construire des machines d'une très grande puissance.

MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS

Il ne nous reste plus, pour terminer la revue des nombreus^^ créations de M. Gramme, qu'à parler de ses machines à couraat^ alternatifs. Nous avons^vu que, grâce au perfectionnement d^* régulateurs , on pouvait obtenir plusieurs foyers d'un mènm' ^ courant, pourvu que sa tension fût en rapport avec la somm^ ^ des résistances du circuit extérieur. Mais cette tension augment rapidement avec le nombre des foyers ; elle exige , outre Tau mentation de force motrice nécessaire à sa production, de? précautions beaucoup plus grandes dans l'isolement des fils d la machine et des câbles conducteurs; aussi a-t-on d'abor limité le chiffre pratique des foyers à quatre ou cinq par courant, suivant leur intensité. Avec les machines à anneau dédoublé, on arrive h une dizaine de foyers. On peut, cependant, aller plus loin, lorscju'on ne recule pas devant l'emploi des grandes tensions, et nous verrons par la suite que M. Brush, un Améri cain naturellement, fait jiroduire à ses machines un courant capable d'alimenter 40 foyers sur un circuit de 10 à 12 kilomètres.

C'est en effet la seule solution avec les courants continus, à cause de la difficulté de multiplier les collecteurs ; mais avec les courants alternatifs, plus faciles à recueillir, on peut demander à une même machine plusieurs courants distincts et indépendants ; on obtient ainsi un grand nombre de foyers par un double fractionnement : d'abord celui de la production de la machine en plusieurs courants; ensuite celui de chacun de ces courants en plusieurs foyers. Nous avons indiqué comment on était ainsi arrivé aux machines à courants alternatifs , avec inducteurs mobiles et induits fixes, dont M. Holmes avait déjà breveté la disposition en 1857 ; nous allons voir de quelle façon

MACIIINE A i:OURANTS AI,TKRNAT1K.S. -iri

M. Gramme a transformi- sa machine en 1877 pour l'appininifr jmj bougies de M. JalilochkoiT,

B| Il a conservé son anneau original; mais, en le rendant fixe, ^R a pu augmenter ses dimensions. L'anneau est devenu un cylindre à l'intérieur duquel tourne un inducteur fonrn!' par un électro-aimant à pôles multiple», alternés, dont les branches ravnnnent autour de l'axe de rotation et dont les pôles, trfcs épanouis, ne laissent entre eux qu'un très petit espace.

Fii;. 132. Diagramme de 1 m I ne O ai m k couranls aUeraatira.

Le fil qui enveloppe co cylindre est partftgé en autant de ictions qu'il y a de branches dans l'inducteur, et chaque section lOOtient le même nombre d'hélices, de façon que les hélices irrespondantes de chacune d'elles sont toujours pincées de la lême façon par rapport aux pôles de l'inducteur. Les courants ui s'y produisent au même instant sont donc de mémo sens et SU peut les associer. Le diagramme de la figure 133 montre en iffet que les hélices aa, 6b, ce. dd, forment autant de groupes itincts, fournissant chacun deux courants de sens opposé, 8 aux rapprocbemenfs et aux éloignements des pôles inducteurs. Cette disposition annulaire des induits est avantageuse,

m I-ES MACHINES f.BAMME.

parce que l'inducleur Lnivaîllts avec plus de continuité et que, si les courants de» différents groupes varicul d'intensité en raison des positions relatives que chacun d'eus occupe successivement, les minima sont beaucoup moins faibles que dans les autres systèmes, où Us sont presque nuls au milieu de l'espace assez grand qui sépare les induits.

Deux anneaux, munis de frotleurs, permettent de faire passer dans rinducleur mobile le courant d'excitation produit à l'origine, par une petite machine à courant continu, dite excitatrice, installée à proximité. Cette disposition présente plusieurs inconvénients : d'abord elle niultiplie les organes de transmission; ensuite, comme l'aimantation de l'inducteur est extrémemval sensible aux vai-iations du courant d'excitation , elle multiplie les chances d'irrégularité dans là lumière.

MAClli;<?:S AUTO-EXCITATIIICHS

C'est pour remédier à ces inconvénients que M, Gramme s modifié son excitatrice de façon à pouvoir loger les dvux machines dans le même b&ti, et h n'avoir plus besoin que d'uiw seule courroie pour les actionner toutes deux ii la fois. Cet nouvelles machines, créées en 1879, ont reçu le nom d'autOexcilatnccs (fig. 133).

Les quatre brajtches des inducteurs de l'excitatrice sont fixées comme des rayons à l'intérieur d'un anneau accolé & l'une des flasques du bâti et fondu avec lui ; leurs pôles conséquents sont placés en face l'un de l'autre aux sommets des deux angles ainsi formés. L'anneau induit est fixé sur le mAme arbre que l'inducteur mobile de la machine à courants alternatifs, qui n'est pus autiemenl modifiée. Le réglage, qui se faisait auparavant en cherchant la vitesse la plus convenable pour l'excitatrice sépai'ée, est obtenu ici h t'aide d'une résistance intercalée dans le circuit du courant d'excitation ; en faisant varier cette résistance, on mudilie l'intensité de ce courant, et par suite on

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