‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 115 sur 183 · RÉCKNTES MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

RÉCKNTES MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES

qui, d'aprës l'inveoteur, permel à l'iDducLion de s« produire succeHsivement et assure plus de régularité dans la production des courants. Dans celte figure, MMMropréseulenl les sections des barres cylindriques des électro-aimants.

Le lamboui' induit, indiqué en AA, s'aperçoit dans la lîguro 143. logé entre les pièces de bronze hémi-sphériques qui sont boulonnées sur les extrémités des masses polaires et supportent l'arbre de la machine. Le noyau magnétique do ce tambour est constitué par une série de roues dentées, découpées comme

Fig. !U. Disposition des pièces

polaires des iadiicteurs de

la m.ichine Westan.

Fig-. 112. Découpage ilu

Dojou de riodiiit de la

ninctiine Wesloa.

l'indique la ligure 142; chaque roue a 16 dents, et le tamboiu' contient 36 roues , enfilées sur l'arbre et séparées par des rondelles; doux disques placés aux extrémités complètent cet assemblage. Le tambour présente donc 16 rainures longitudinales dans lesquelles sont logés les faisceaux du lit induit, enroulés de la même manière que ceux de la machine de M. Siemens. On obtient ainsi entre les fils une série d'ouvertares à travers lesquelles i'aîr est appelé dans l'intérieur et contribue au refroidissement.

Le C'Ollecleur est analogue h celui de M. Gramme , seulement les lames sont contournées en hélice, afin de permettre aux trotteurs d'appuyer toujours sur deux lames i» la fois. Ceux-ci sont foiYnés par des lames minces de cui^Te, fondues, et ap-

2»2 RÉCENTES MACHINES DVNAMO-ÉLECTHIQUES.

puyées sur le collecteur à l'aide de ressort» et de BUpports mobiles qui en pernietlenl le rtjglage. C'est le courant produit par la machine qui excite les inducteurs. Au palais de l'Induslric, i machines Weslou alimentaient 1 8 lampes du même inventeur,

avec une dépense de force (évaluée M8 cliovaux.

La machine de M. Hiram Maxim présente une combinaison inverse de la précédente ; les inducteurs sont identiques à ceux dos machines h courants continus do M. Siemens, et l'induit est formé d'un anneau de MM. Paciuotti et Gramme, un peu allongé : mais co qui est intéressant, c'est la disposition adoptée pour constituer avec ces machines un, ensemble approprié h l'éclairage par incandescence, et le régulateur (ht cotiranl imaginé par M. H. Maxim pour maintenir k production du courant de lumière en rapport constant avec son emploi. C'est. avec la lampe du même inventeur, un système complet, dans lequel toutes les conditions du problème semiilenl résolue» et qui, parait-il, fonctionne depuis quelque temps avec succès à New-York.

Ce système comprend une ou plusieurs machines pour alimenter les lampes et une inachino excitatrice pour alimenter les inducteurs des précédentes, C'est sur l'excitatrice qu'est adapté le régulateur à l'aide duquel le courant des lampes règle automatiquement l'intensité du courant d'excitation: en conséquence il augmente ou diminue lui-même, suivant les besoins, le pouvoir des inducteurs qui lui donnent naissance.

Les organes des deux machines sont les mêmes; les inducteurs sont, comme nous venons de lo dire, des électro-aimante identiques à ceux de M. Siemens. L'anneau induit renferme une disposition analogue à rello de l'anneau de M. Pucinotli et du tambour de M. Weston; il est formé par une série de couronnes en tùle de fer, découpées & l'emporle-pièce , avec IS saillies distribuées sur la circonférence extérieure. On

lasseDibte un nombra suffisant de ces couronnt?n, séparées par des feuilles de papier, pour former un cylindre creux dont la surface inLérieurc est lisse, et dont lu surface extérieure présente IS saillies longitudinales entre lesquelles sont logés les fils. Ceux-ci sont enroulés transversalement, et. divisés en sections dont les bouts d'entrée et de sortie sont reliés, deux à deux, aux lames d'un collecteur analogue à celui de M. Gramme. Les firotleurs sontdoubles et l'un est plus long que l'autre, afin qu'il f en ait toujours au moins uti en contact avec les lames du collecteur. Cette disposition avait déjà été employée par M. Siemens. Les ouvertures que créent entre les fils les .saillies de l'anneau ont pour but, comme dans te tambour de M. Weston,

B Eacîliter le refroidissement par la circulation de l'air, ni-tivée ■ la rotation.

Dansles grosses machines qui alimentent les lampes (fig. 144), l'anneau induit est dédoublé, comme nous en avons vu un exemple dans certaines machines de M. Gramme. Les faisceaux dç Bl sont dirigés moitié vers la droite, moitié vers la gauche, et reliés à deux collecteurs placés de chaque côté. On peut employer séparément les deux courants ainsi recueillis; mais pour les lampes à incandescence, on préfère les associer en quantité et n'avoir qu'un seul courant sur lequel les lampes sont placées en dérivation. On compose également des éclairages mixtes, en employant une moitié de l'anneau pour des lampes à incandescence, et l'autre moitié pour un ou deux régulateurs à arc Voltaïque. Tous ces groupements se font tl'ês facilement à l'aide d'un commutateur à cheville que l'on voit à la partie supéneme de la machine.

La machiuo excitatrice (fig. 14Bet 146) est généralement

toins forte; l'anneau n'est pas dédoublé et il n'y a qu'un collecteur avec une seule paire de frotteurs; mais les lames de ce collecteur sont rapprochées deux à deux vers leurs extrémités ic manière â former une suite de V alternés et très allongés. Cela ditnirc un peu de la disposition en hélice des lames du collecteur de M. Weston, mais conduit au même résultat.

aili HÉGEXTES MACHINES D VNAMO-ÉLECTRIQUES

Les inducteurs Ae l'excitatrice sont placés dans le mt^me l'irruit que ceux des machines à lumière, et une seule excitatrice

peut sufûi'c [jour plusieurs iii;ifhim.'s. C'est sur ce rirnuil des inducteurs que M. Maxim fait agir son régulateur. Pour en comprendre le mécanisme, il faut se rappeler que l'intensité

MACHINE MAXIH.

Lâes courants dft Itimiirre est propoilioniielle k l.a puissance des FÎnducteurs, que oeile-c.i dépend à sou tour de i'intonsitti du cou- Inul d'excitation, et que si on fait vaiûer celte dernière, les deux vautres élémeiils sont modîfii3s on même temps.

Pour faire varier selon le besoin l'intensité du courant d'excitation, M. Maxim a eu recours aux déplacements des frotteur» f)rar le collecteur ; nous avons vu en effet que les courants sont tcueillis en totalité lorsque les frotleurs sont placés de façon s deux moitiés de l'induit contiennent chacune un nombri- ' égal d'hélices parcourues par des courants de mémo sens, opposés seulement d'une moitié à l'autre. Si on éloigne les frottours de cette position, les courants recueillis diminuent, parce que chacune des deux moitiés de l'induit se trouve contenir à la fois des hélices parcourues par des courants opposés |Di se neutralisent en partie et dont on ne recueille que l'oxcént. Si le déplacement est poussé jusqu'à un angle de 90 dures, les hélices parcourues par des courants de sens contraires Sfont réparties en nombre égal dans chacune des moitiés de 'anneau; la nuutralisalinn sera complète et on ne recueillera Aus aucun courant. On peut donc, par le déplaeemnnt des frot- •nrs de l'excitatrice, amener le courant d'excitation du maximum d'intensité à zéro ; on règle en même temps la puissance les inducteurs et par suite la production du courant de lumière. Les frotteurs sont montés sur un support indépendant qui teut recevoir un mouvement circulaire par l'intermédiaire d'un cteurdeulé et d'une série d'engi'enages que l'on voit à la droite s la premiï^re figure ; 1p système est lenniné par deux roues à ochel, placées verticalement l'une au-dessus de l'autre. Ces Oucs peuvent être aclionoées par un levier horizontal auquel 'arbre de la machine communique par une petite transmission an mouvement de va-et-vient. Ce levier est muni sur ses deux s d'une petite dent, à l'aide de laquelle il entraîne l'une ou 'autre des roues à rochet, suivant qu'il est élevé ou abaissé; Bais lorsqu'il est horizontal, l'écarteraent entre les deux roues it assez grand pour qu'il passe librement.

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