RÉGULATEURS BES COURANTS
e ([ue, ,pap une nltentiou sans cesse soutenue, il »oiL nijoui'ïi prêt à agir. C'est un procéda prnli<iue utile suffisant iit-êtie pour la plupart des éclairages; mais 11 no constitue ! solution vraiment gt^nérale du problème de la dislri-
lltïon de la lumière, ni à plus forte raison d'une distribution I l'élvctricité pour tous les emplois variés auxquels ello est »prc,
es procédés indiqués par MM. Lsne-Fox et Hiram Maxim
théoriquement plus complets; il n'est pas certain qu'ils
nient plus efficaces. Les régulateurs qu'ils emploient sont
l'âne action très lente ; celui de M. Maxim présente de plus le
DISTRIBUTION BK L'ÉLKCTHrCITÉ.
défuut d'opérer par le déplacement des balaîsfrotteurs, ce qui pluco toujocre la machina dans d« mauvaises cODditions de fonctionnement. On ne les a essayés que pour des distributions restreintes; il u» paraît pas qu'ils puissent, à cause à» la lenteur de leur action, sufjire pour une distribution sérieusement compliquée et très variable.
lu restent néanmoins d'ulilos organes et donnent certaines garanties de sécurité et de bonne marche pour les appareils auxquels on les a moutrés appliqués. Il est vrai quu les lampes à incandescence ne sont pas des appareils très difiiciles & employer eu division ; elles peuvent supporter des intensités assez diverses de courant, en sorte que la régulation y est moins nécessaire qu'avec les gi'ands brûleurs, régulateurs ou bougies.
CANALISATIOS ÉLECTRly LE DE M. EDISOX
L'Exposition nous a montré des exemples de division notable ; là dernière installation de M. Edison portait enviroa ùx cents lampes, toutes placées sur la grande machine; il &ul répéter que ce système était installé une fois pour toutes et ne demandait pas de réglage en marche. Les lampes étalent placées par groupe de deux en dérivatiou sur un courant général.
M. Edison va d'ailleurs organiser des distributions de lumièru beaucoup plus étendues, dont il a étudié toutes les dispositions accessoires avec un soin remarquable. Ou a pu voir, à l'Exposition d'électricité de Paris, les plans très détailli^s de la canalisation électrique qui se termine en ce moment dans le premier district de New- York et qui doit alimenter 1S,000 lamjH^s dans les maisons pai'ticulières ou les lieux pubHcs.
Los conducteurs, relativement fort gros, sont fomiès de barres de cuivTe, de sections demi -circulaires, qui vont eu décroissant d'épaisseur à mesure qu'avec la distance le courant
CANALISATION EDISON. aW
s(^ Jislribue; ces barres ilo cuivre sont introduites dans des tuyaux de ïm; où elles sont isolétss à l'uide d'une composition spéciale, tenue secrète, qui s'introduit à l'éUl liquide pour se sulidîtîer ensuite ; piocî-dt-
à celui de W. Brooks. Des
CANALISATION ELtrTRIQL^E D'KDISON.
dérivation; c'est un interrupteur en miHfil fiisiblt! Jt- stio^ il s'échaulFer et à couper le rouraiit, si, ]iiir liasarj, il deveiiuit
lissez fort pnur comprometlrc les lampe» on |irovû(juer dans les
fils conducloiirs un échauffement dangereux.
Ces lioîLes permetU-nl, en cas d'accidunls sur uue partie du n'v seau, de fermer lo eii'euit au point nik-essiaiie, afin d'isoler les portions du circuit devenues inaccessibles, tout en continuant h de3ser\ir le restant.
Quant anx rondueleurs à l'intérieur des maisons, ce sont des fils de cuivre, de grosseur appropriée,
enveloppés d'une gaine de coton rendu incombustible et, si
l'on veut, d'un revêtement de soie. L'instaliulion de ces fils
diOère pas de celles que l'on fail déjà partout pour les sonbettes électriques.
Sur le trajet de ces fils conducleurs M Edisiin rlablil é^iileloent de petites pla ^iies de sûreté îi%ec
'.t-off {fig. 172)
Grâceàcesprécau lions muItipliL-eh aucun incendie n'est plus possible eu cas
irrégularité dans
, force du couranl ^ui échaufferait les
s conducteurs. Le f^tt-off fondrait tu effet, bien avant que eet écliauiroment fftt :asse2 considérable pour mettre le feu «ux matières les plu s infiammahle's, e l cou- ,perait ainsi tout passage au courant dun- ;ereux. Si des installations électriques d'autre genre ont parfois occasionné de petits incendies,
«t'est précisément parce qu'on avait négligé ces précautions multiples qui sont un des cai'actèrcs de la ranalisalîon d'Edison.
Les lampes sont d'ailleurs, comme on le sait, pour\ues d'interrupteurs soit par groupes, soit pour chaque lampe (Kg. 173, 47i). et il y n même, dans les armatures île chaque appareil, im de CCS fils fusibles, que M. Edison appelle un cnl-off^ c'esL- Ai-dire uti înlerrupteur, qui ujTètcrail aussitôt le courant à In
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moindre incartade de sa part. On voit qu'aucune précaution n'a t'té ni>gligéc pour rassurer los gens les plus timides.
Lps installations de l'Kxposition de Paris, faites Jans des proportions plus vastes que toutes lus préct^dentes, ont achevé de prouver que la division de l'électricité, comme toutes les autres, ne s'opère pas sans perte, surtout pour la lumière. A mesure <jue les foyers deviennent plus petits, lu quantité de lumière, obtenue pour un cheval-vapeur dépensé sur la machine, diminue. On peut admettre comme probables les chiffres suivants : avec un seul régulateur à arc voltaïque surune machine on obtient en moyenne, pour un cheval-vapeur, la valeur de 100 lampes c-arcels; M. Fontaine estime qu'avec les machines Gramme cette valeur peut s'élever jusqu'à 280 carcels, Avec les foyers à division, les lampes diiïérenlielles, par exemple, ou obtient de 80 à. 85 becs carcels pour la mAmo force. Les bougies Jablochkoff, les lampes à incandescence Keynier-Werdonnann donnent de 30 à KO becs carcels. EnTm les petites lampes à incandescence sans combu-stion, des systèmes Edison, Swan, Maxim, etc., ne donnent plus guère que 16 h 10 bi'cs carcels par cheval-vapeur dépensé, suivant les systèmes.
Il est visible qu'arrivée h ce point la division commence à devenir ilispendietise; mais elle fournit alors des foyers lumineux analogues à nos lampes h huile, qui nous coûtent bien plus ebur que le gaz, et peuvent même prendre la place des bougies, bien plus chères encore. N'oublions pas d'ailleurs que l'éclairage n'est pas la seule application de l'électricité distribuée. Elle n'est au contraire qu'un cas particulier d'un vaste ensemble de services auxquels l'électricité est admirablement apte, et qui font de sa distribution générale l'une des plus importantes questions que Ton puisse imaginer.
Elle est en elfel un excellent moyen de transport et de ilislribulion ]iour la force motrice ; elle jouit de la propriété précieusa de fournir économiquement la puissance mécanique par très ]ietiles fractions, ce qu'aucun moteur actuellement connu ne peut