‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 147 sur 183 · LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE A LA GUERRE · texte numérisé non relu

LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE A LA GUERRE

remployer efCcacement. La flotte française l'essaya en effet dès 1 855. au siège de Kinburn, pendant la campagne de la Baltique. On se servit d*un réflecteur parabolique pour lancer un jet de lumière électrique sur le point attaqué. Peu de temps après, M. Martin de Brettes publia un travail étendu^ dans lequel il énumérait tous les ser\îces que la lumière électrique pouvait rendre à la guerre, soit pour l'éclairage des travaux de siège (;t des opérations militaires, soit comme moyen de communication télégraphique.

La guerre d'Italie, en 1859, ramena sur ce sujet Tattention des autorités militaires françaises, qui ordonnèrent quelques expériences pour chercher les bases d'un appareil propre à faire campagne. Ces expériences, exécutées h Paris, eurent lieu avec une pile Grenet et un réflecteur parabolique semblable à celui qui avait servi devant Kinburn. Mais la paix de Villafranca les lit bientôt interrompre, et ce furent les Italiens qui les reprirent. Dans la petite campagne de 1861 contre le roi de Naples, le général Menabrea disposait d'un appareil d'éclairage construit d'après des principes analogues et capable de donner un résultat utile h une distance de 1,500 mètres. C'est du moins ce qu'iiuliquaienlles (expériences d'essais, car Tappareil, préparé pour Tattaque de Gaëte, n'eut pas l'occasion de faire ses preuves dans la pratique réelle, c'est-à-dire devant l'ennemi, au milieu des travaux d'un siège.

L'emploi militaire de la lumière électrique se heurtait à un obstacle plus firave dans les camps que partout ailleurs : l'incommodité des moyens de production. Les piles étaient encore l'unique source dont on put disposer, et. pour obtenir un éclairage intensi», il fallait natunOlement des piles très nombreuses. (iC n'était pas seulement un matériel encombrant et frajiile à transporter ; c'étaient aussi des engins longs et diflicil(»s à mcîtlre en action, ce qui leur ôtait beaucoup de leur eflicacité pratique dans un milieu où la promptitude est la première condition de succès.

Vers 18(î2, la machine magnéto-électrique dite de l'Alliance,

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