‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 163 sur 183 · ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES THÉÂTRES · texte numérisé non relu

ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES THÉÂTRES

suite sembleront obscurs. Si l'on met la Scille k l'unisson de ce premier éclairage, que deviendra la scène? Dans la salb», on ne peut guère renoncer au lustre, non seulement comme décoration, • mais aussi parce qu'il est vraiment le point de départ obligé et naturel du rayonnement lumineux, qui doit porteur la lumière nécessaire sous tous les planchers des diiïérents étages. On n'a pas oublié Teffet déplorable des plafonds lumineux sur lesquels on avait fondé tant d'espéranre; à l'Opéra, la couronne lumineuse formée par les globes à fiiceltes placés dans les frises (»t illuminés avec des bougies électriques, a <lémontré que Ton pouvait aider le lustre parla formation, k cette hauteur, d'mu» nappe de lumière très puissante, qui est bien réfléchie par le plafond, (^est en même temps très décoratif.

Mais en admettant tout c'ela résolu, il reste la scène, et il suffit de l'avoir examinée de près pour comprendre la difficulté. Ici la lumière électrique doit se faire plus souple et plus obéissante que j)artout ailleurs. L(»s appareils à gaz actuels sont le fruit de longues études, et elle \w j)eut que les remplacer, lumière pour lumière, à condition de se.])réter comme eux aux gradua- " tions sans lesquelles il n'y aurait plus d'effets possibles.

Il faut ajouter à tout cela la nécessité de reporter la production descourants électri(|ues,;iraide d(^ machines,loin du théâtre, qui a déjà sans cela bii'u assez de causes possibles d'încendie et d'accidents ; la condition absolue d'organiser les services de façon à supprimer' toute chance d'extinctions, accidentelles ou préméditées, ou tout au moins de les rendre inoffensives en les localisant : et tout cela sans parler de la dépense, qui peut être supportée par des théâtres nationaux subventionnés, mais qui serait inabordabh» pour les autr(»s.

Il faut en conclure qu'il en sera de la lumière électrique comme il (»n a été pour le gaz. Quand des usines puissantes distribueront réhîclricité, quand on aura, par son usage constant et régulier, produit des foyers de toutes les intensités possibles, sans extinctions et sans inconvénients, on pourra l'introduire tout naturellement dans nos théâtres, auxquels nous ne peu-

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