‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 171 sur 183 · ÉCLAIRAGE DES CHANTIERS DL' HAVRE · texte numérisé non relu

ÉCLAIRAGE DES CHANTIERS DL' HAVRE

Gramme el deux résrulateurs Serrin placés à 8 mèlros Je hauleur, ce qui représente 260 mètres carrés par foyer. L'installation a coûté 5.000 francs et la dépense journalière esl Je 0 fr. 98. La force motrice dépensée, évaluée à cimi chevaux, esl prise sur une machine puissante, ne dépensant que l^.-NO par heure et par cheval; aussi ne coùte-t-elle que 0 fr. 18 par heure.

On comprend quels ser\*ices peut rendre Téclairaire électrique pour les chantiers de construction : aussi n'a-t-on pas hésité à l'employer dès forigine. alors qu'on n'avait J'autre source d'électricité que les piles. C'est aux travaux du pont Notre-Dame qu'elle a débuté. Un peu plus tard, la «compagnie du chemin de fer du Nord de rEspagne employait dans les chantiers de Guadarrania 20 foyers électriques, pendant 9,417 heures: ils étaient alimentés par des piles, et la dépense par heure et par lampe s'est élevée à :2 fr. 90. Depuis cette époque et grâce aux machines, il en a été fait de nombreuses applications; c'est même grAce à la lumière électrique que Ton a pu terminer pour la date fixée les travaux Av TKxpositiou universelle de 1878.

Les figures 201 et 203 f(Mit voir comment on Tiuslallc généralement pour ci's iipplications.

Les chantiers de M. Jeanne D<»slandi^s, pour l'agrandissement de l'avant-port du Havre, ont pu cire snflisamment éclairés avec deux foyers à arc voltaïque de 500 becs carcels chacun, pour que 130 ouvriers aient pu travailliM' sans difficulté, el, plus récemment, à Paris, les fondati(Uis de l'holel ihi T.rédit Lyonnais ont été exécutées à la lumière de 18 foyers électriques.

La mais(m Sautter-Lemonnier construit, pourci»s éclairages de chantiers, des appareils locomobiles spéciaux composés d'une chaudière à vapeur, d'un moteur Drotherbood el d'uni» machine Gramme; le prix est de 6,300 francs pour un seul foyer et do 9,000 francs pour deux foyers.

D'autres systèmes analogues ont été établis par M. Albaret.de Liancourt, pour remploi de la lumière éb»clrique diins les opérations de ragi'iculture (fig. 202); on peut, dans ce cas, compter

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qu'unseul foyer pciTiiet de travailler dans un rayon de! 00 mèln-s. En janvier 1880, alors que la viiie du IIa\Te se ilûcidait à installer l'éclairage électrique avec bougies JublochkotT que nous avons décrit dans un chapitre précédent, la chambre de commerce de Rouen poursuivait des expériences pluscomplètes; elle voulait que l'éclairagefùt assez puissant pour pei-mellrc aux

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navires de décharger, de charger et d'appareiller pendant la nuit; il devait également faciliter le gardiennage do nuit des marchandises déposées sur les quais.

Trois systèmes furent mis en présence, la bougie Jahlochkoir et les lampes à foyers puissants de Siemens et de Sautler- Lcmonnier. Le Bulletin de la Société industrielle de Rouen a publié en 1881 des chiffres très intéress^ants sur les résultats do ce concours.

Ainsi, en prenant pour t'éclairemenl minimum à In limite du

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