PERTE DE LUMIÈRE PAR LES GLOBES
excilalricc de 'Gramme du modèle n" 1, construite pour 4, 6 ou 8 bougies Jal)lo<'hkoff'.
La force motrice était fournie par une macJiine h vapeur, d'une force nominale de 25 chevaux.
L(îs mesur(\s ont été prisc^s au moyen d'un indicateur Rii^hard et les diagrammes mesurés avec le planimètre dWmsler. Les mesures pholomélricjues ont été prises avec h* photomètre Bunsen. Nous n'avons pas besoin de rappeler les qualités particulières d(^ (*e système, qui a obtenu beaucoup de succès à l'Exposition de Paris, où il éclairait ime galerie de tableaux.
Nous avons vu. dans les expériences de Rouen, les bougies Jablochkoff en présence» des régulateurs h arc voltaïque. Les conditions ne pouvaient leur être avantageuses, parce que ces derniers sont de beaucoup plus économiques, tant que Ton peut augmenhu* la puissances des foyers, en diminuer le nombre et les installer à la hauteur convenable. Mais à mesure que ces conditions favorables disparaissent, la différence économique entre les deux systèmes diminue, et Ton arrive souvent alors h leur préférer les bougi(»s, à cause» de la simplicité.
L'augmentation de dépense qu'elles occasionnent ne vient pas seulement de l'augmentation de force motrice que nécessite la production des courants ; elle vient aussi d«?s pertes inséparables de lumiènî résultant de l'emploi des globes dont elles ne peuvent se passer, parce qu'e»lles doivent brûler à l'abri des violents courants d'air; on sait qu'en cas d'extinction, la bougie ne se rallume pas.
Cette^ perte de lumière peut être évaluée, pour les globe\s ordinairement employés de 0,40 de diamètre, h 25 pour 100 avec les globes en verre d(î Baccarat, à 33 poui* 100 avec les globes craquelés et les globes laiteux clairs, et à 42 pour 100 avec les globes opales ordinaires; on ne doit donc compter, dans les
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é48 ÉCLAIRAGE PAR LES. BOUGIES JABLOCHKOFF. *
projets d'édairago à établir avec ces bougies, ' que sur une moyenne de 41 becs carcels de lumière nue, réduite à 30 becs avec les globes en verre, à 27 becs avec les globes laiteux et à 24 becs seulement avec les globes opales ordinaires. En revanche la dépense moyenne d'établissement ne dépasse guère 1,000 fr. par foyer; elle varie du reste avec le nombre des foyers, rétendue du circuit des conducteurs et le plus ou moins de luxe de rinstallation.
L'un des principaux éléments du prix de revient, le prix de la bougie elle-même, a considérablement diminué depuis son origine, par suite do rabaissement du prix des baguettes de charbon et par les perfectionnements successifs introduits dans la fabrication des bougies ; de 0 fr. 75 il est descendu, depuis le premier juillet 1881, à 0 fr. 30. La longueur a été un peu augmentée, de sorte que leur durée pratique, qui n'était d'abord que de 1 h. 38, peut atteindre actuellement 2 h. 10. La force motrice nécessaire est en moyenne d'un cheval et demi par foyer. Elle décroît cependant à mesure que le nombre des foyers augmente, et les ingénieurs du Metropolitan Board of Works, à Londres, .sir Joseph Bazalgette et M. T.-W. Keates, ont constaté en 1879> que :
Pour produire 5 luniit^res, il fallait i .59 cheval-vapeur par lumière.
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Ces chiffres expriment la force motrice en chevaux indiqués (indic^ted horse power), c'est-à-dire la force brute déduite des données de Tindicateur. Le coefficient de rendement qu'il convient d'employer pour les traduire en chevaux nominaux est de 0,88 environ.
Le rapport des mêmes ingénieurs contient des chiffres intéressants sur la première installation de ce genre faite en 1879 à Londres, entre le pont de Westminster et celui de Waterloo, sur une longueur de 3,150 mètres.
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