‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 182 sur 183 · L'ÉLECTRICITÉ ET LES MOTEURS A GAZ · texte numérisé non relu

L'ÉLECTRICITÉ ET LES MOTEURS A GAZ

que dans ce calcul le gaz est compté k \S ccnLimcs \fl mMre cube, ce qui i^stl la moitié du prix Jictuol à Piiiis pour les particuliers. Si on le portait à son prix ilo vente. la dépense totale du moteur à gaz dépasserait 21,500 francs, c'est-à-dire Lien plus du double de ce que coûte la machine à vapeur faisant le même travail.

Un pareil résultat ne parait pus encourageant. Mais le gaz de la houille est fabriqué aujourd'hui pour produire de la lumière et non de ta chaleur; il doit, pour être propre à cet usage, subir des épurations coûteuses, qui diminuent plutôt qu'elles n'augmentent sa puissance calorifique. Lorsqu'on l'emploie au chauffage, on le détourne complètement de sa destination, et on ne doltpas être surpris d'obtenir de mauvais résultat»!.

Malgré cet inconvénient, l'énonne puissance calorifique du gaz est si mal utilisée dans la production des foyers lumineux ordinaires, qu'il y a encflro avantage à le transformer en force motrice et à convertir celle-ci en éloctricilé et on lumière. Un mètre cube de gaz brûlé dans les becs ordinaires ne donne que 8 à 9 carcels de lumière : il est ^Tai que Ton retrouve ici les inconvénients de la division, puisqu'uvec les becs intensifs de Siemens, un métré cube de gaz peut donner jusqu'à 35 bers carcels. Employé dans une machine à gaz, il représeute un cheval-vapeur, c'est-à-dire en moyenne une lumière de 100 à 120 becs carcels ; mais cet avantage diminue si l'on divise, à son tour, l'électricité en petits foyers, et avec les lampes à înrAndescence, on n'obtiendrait guère que le double de la lumière produite par la combustion directe dans les brûleurs.

D'un autre cûté. les machines à gaz ne présentent aucuD danger; on peut les installer partout sans aucune autorisation; leur conduite n'exige pas d'ouvriers spéciaux ; leur marche est silencieuse; la dépense de gaz se règle automatiquement en proportion du travail accompli, et cesse aussitôt que le travail s'arrête; il faut seulement y ajouter la dépense du graissage et pouvoir disposer d'environ 50 litres d'eau par cheval et par heure pour le refroidissement du cylindre. Ces machines sont

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