COMMENT SAIT LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
priùlés do la matitrfi qui nous échappe; on parlie. On peut soupçonner que beaucoup d'autres nous restent enlitremeul inconnues, même par leurs effets, parce que ces effels ne rentrent pas dans ceux que perçoivent les cinq sens.
Les philosophes oql remarqué depuis longtemps que notre connaissance de la nature était limitée par le nombre de nos sens, et s'étendrait probablement si ceux-ci venaient à se multiplier ou même seulement à se perfectionner. Rien, en effet, n'autorise à dire que les propriétés de la nature se homeot h celles qui atteignent les sens de l'homme; l'élcclricité fournit justement un exemple remarquable d'une propriété matérielle que nous ne saisissons pas directement et qui est cependant hors de doute, puisque nous l'étudions depuis longtemps dans ses manifestations et que nous sommes même parvenus à la maîtriser entièrement.
Les physiciens qui vivent dans Tintimité de l'agent électrique ne sont pas encore arrivés, plus que le vulgaire, à pénétrer ta nature intime de cet être myslérioux, qu'ils dirigent cependant h leur gré. Mais, pour la facilité des explications, ils sole représentent sous la forme d'un fluide invisible, plusieurs millions de fois moins dense que l'air et dont les différentes formes de mouvement produisent l'électricité , la chaleur et la lumière (1 ) , Quelques savants admettent même encore deux fluides électriques , sans se faire d'ailleurs aucune illusion sur la réalité objective de leur théorie, qui a simplement pour but de faciliter l'exposé des faits.
L'électricité est donc , par hyiiothèse , une sorte de fluide formé de molécules impondérables qui voyagent au travers des
(1) CertAms phyaicienB traDveronl peut-être que nos aniniiBliaDs dépassent no peu Ub limites des eipûrieDcei poEilives et que dous donaons une Corme trop arrêtée ■> des idées qui n'ont pas encore unenussi ^rrnnde précision dans la srâence actuelle. Si la Ihi^orie du fiuide électrique unique a'a plus guère d'adTersaïres, l'ideotité de ce fluide avec l'éther lumineux n'est formellement établie par aucune expérience directe. Mais, dès qu'on ramine l'explication des pliénomènes ëlectriquet B un seul ftujde, les principes de la méthode icientiAque conduisent â le confandre, si rien ne s'j oppose, avec le fluide siège des phénomènes lumineux. On ne doit pas en effet multiplier les hypothèses sans nécessité.