RÉGULATEURS A MAIN
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yeux du malheureux chargé de ce soin (fig. 24 et 25). C'est ainsi qu'avait opéré sir Humphry Davy en 1813, soit à Tair libre, soit dans le vide, assez imparfait d'ailleurs, qu'il produisait; c'est encore de cette manière que procédaient, trente ans plus tard, Léon Foucault dans ses premières recherches, et Deleui] dans ses expériences publiques d'éclairage à Paris sur la place de la Concorde et devant la Monnaie. Ce procédé , doublement barbare , que nous avons tous vu
Fig. 24. Porte-charbons primitif, réglé à la main, pour la production de la lumière électrique.
Fig. 25. Porte-charbons primitif pour la production de la lumière électrique dans le vide.
suivre encore dans les expériences des cours de physique, réglait bien entendu la lumière d'une façon très irrégulière, par soubresauts. On ne l'emploie plus guère aujourd'hui, même pour l'usage des laboratoires. Il est presque partout remplacé par le régulateur à main de M. Boudreaux ^fîg. 26), qui présente moins d'inconvénients.
Si on resta tant d'années sans chercher un meilleur procédé, c'est que la lumière était encore une simple curiosité de laboratoire, et même une curiosité assez rarement exhibée, à cause
aa HISTOIRE DES nÉf.rLATElIHS.
do son prix très éltsvt^' et des i-mbarras <le loul genre qu"ciilrainait 88 prépantlîon. Les piles dont disposiiienl alors les physiciens étaient très faiblrs, do telle sorte qu'il fallait réunir une multitude d'éléments pour obtonir les courants énergiques nécessaires k la lumière électrique. Sir Humphry Davy, comme on l'a va. n'en avait pas employé moins de 2.000. Or, même
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Fig. 3S. Régulateur à mnin de >1. Bouilreaui, ou porte- charbon a vertical |ioi luvternea de projections et antres eipêriencus df luiuiûre électrique.
dans les meilleurs laboratoires, c'est là un embarras et une dépense qu'on ne songe pas à s'imposer tous les jour».
La découverte do lu pile de Bunsen, qui se répand à partir de 1840, vient transformer la situation eu mettant h la disposition de tout le monde des éléments d« pile beaucoup plus puissants et relativement moins encombrauls, eu mémo temps que moins coûteux. Aussi est-ce à partir de 1844 que l'on commence à étudier la lumière électrique d'une façon sérieuse, et tout
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