‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 36 sur 183 · HISTOIRE DES RÉGULATEURS · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES RÉGULATEURS

cliarbon l'écart nécessaire , de sorte que la lampe s'allume toute seule, dès qu'elle reçoit le courant.

C'est le second ressort qui est chargé de fournir la force antagoniste pour éloigner cette armature de son électro-aimant, dès que celui-ci est suffisamment affaibli par la diminution d'intensité du courant.

Grâce à la précision de tous les mouvements, la progression des charbons s'opère avec une tranquillité et une régularité absolue. C'est du reste l'appareil adopté depuis 1863 pour les éclairages de phares , en France et en Angleterre ; il a été pendant longtemps la principale ressource des électriciens et a largement contribué aux progrès do l'éclairage électrique.

Dans la lampe Biirgin, déjà ancienne, le mouvement du charbon mobile (ou des deux charbons dans un autre modèle) est réglé par un frein à ressort ; seulement ce n'est pas le frein qui se déplace, mais bien le volant sur lequel il agit. Ce volant est fixé sur l'armature d'un électro-aimant à gros fil , et solidaire de ses mouvements. Tant que le courant passe avec toute son énergie, l'armature est attirée, le volant est soulevé et s'appuie sur le frein qui Tempêche de tourner. Dès que le courant vient k faiblir, l'armature et le volant retombent, et le charbon peut descendre. Le petit déplacement de l'armature est transmis au charbon inférieur par un cordon et suffit pour produire l'écart. Cet appareil (fig. 31) est disposé pour une seule lumière ; mais il pourrait bien facilement être transformé de manière à servir pour un éclairage à foyers multiples, d'après les principes qu'on verra dans le chapitre suivant.

La lampe Gui cher est aussi une lampe monophote d'une grande simplicité. La tige du porte-charbon supérieur est en fer, sa descente est réglée par l'attraction d'un électro-aimant droit, monté sur tourillons, exactement comme un canon, et qui oscille perpendiculairement devant elle. La culasse de cet électro-aimant est placée au-dessus d'un bloc de fer qui l'attire et le fait basculer. L'autre extrémité soulève la tige du charbon

produit l'écart. L'inverse a lieu chaque fois que le n saiTaiblit. Les doux porle-charbons sodI reliés par uu d n d renvoi el leurs mouvemenls sont solidaires.

I fau citer enfin la lampe de M. Gii'ouard. inventée au mm n emeatdel8T6,parce

qu'elle présente une disposilioD qui lui est particulière.

L'appareil est divisé en deu\ parties distinctes, d'abord la lampe proprement dite, avec mouvement d'horlogerie pour le rapprochement et l'écarlement des chaibons, puis le régulateur en forme de relais yui peut être placé très loin de lu lampe et qui fonctionne au moyen d'une petite pile spéciale.

II y a donc dans cet appa- Lnil deux courants tout à fait |!dislmcls. Le premier, qui

inede la machine dynamoiHeclrique, est très intense et lert k la production de la lu- BtiÈre électrique, mais après ivoir passé préalablement lans la bobine d'un électrn- Fit'-3l.RegulaieurBQrgin.

pimant ttxé sur le relai. Le

lecond, qui émane de la pile, est très faible et n'a pas d'autre ivail que de déclancher des mouvements d'hcrlogerio qui font avancer ou reculer les charbons. Un mécanisme très compliqué permet h l'électro-aimant du rehii d'agii' sur la lampe. Ce système n'a pas d'autre avantage que de permettre à l'opérateur e régler à distance la marche de l'apiiai'eil, ce qui est très commode, il est \Tai, dans bien des cas,

ÎHSTOIRE PES RÉGULATEURS.

RÉGCLATErnS A S0LÉN0ÏDE8

l'emlant quii Foucault Iravaillait k son rt-gulateur, basé sur l'action des électro-aimants, un aiilre savant français, Archeri'au, iiiventîiit un iippareil fondé .sur l'aclion des solimoïdes , ^ et qui, à la (tiiréreiicc do celui

y ^\ lie Foucault, so distinguait par

il une très grando simplicité.

I Un solénoïde, c'est une spirale

I ou hélice, — une sorte do tire-

bouchon si vous voulez , — parcourue par un courant ; quand une lige de fer est onfîlée au milieu d'un solénoïde , comme dans une gnino, elle tend à se placer k égale distance des deux bouts du solénoïde; par consé-

^y J^^^^v \ quL'ntelle est avalée par lui. et

=^ ' ~ elle l'est avec plus ou moins de

force, suivant que le courant Fig, 32. R^gulmeur ArcbeMBu, type \ancé dans le solénoïde a plus do» regulntpurs a solénoïde». . ,,. , .,, ,,, .. ,

OU moms d intensité. L est ta le principe du régulateur d'Archereau (fig. 32).

Dans cet appareil, le charbon positif, placé en haut, reste fixe. Quant nu charbon négatif, placé en bas, il est rattaché à la lige de fer située au milieu du solénoïde et équilibré par un contrepoids à l'oide d'un fU glissant sur une poulie. C'est le courant de l'arc vollaïque qui traverse le soléuoide, et on voit tout de suite que ses variations amèneront la montée ou la

ARCHEREAU. — GAIFFE. — JASPAR. 73

descente du charbon négatif en temps opportun , si Ton a bien calculé la force relative de toutes les parties de l'appareil.

Le régulateur d'Archereau n'employait aucun mouvement d'horlogerie. C'était une vraie merveille do simplicité , au point que le premier modèle'construit n'a coûté que 17 francs, et n'en marchait pas moins réellement, sinon toujours bien. Mais, comme le charbon positif n'est pas mobile ,• le charbon négatif doit remonter en quelque sorte à sa poursuite, de sorte que le centre lumineux se déplace incessamment, au fur et à mesure que le charbon positif s'use, inconvénient qui n'existe pas dans le régulateur de Foucault.

Gomme dérivés du type Archereau , il faut citer surtout les régulateurs de MM. Gaiffe et Jaspar.

Dans le régulateur de M. GaifTe, le moteur est un ressort enfermé dans un barillet; ce ressort est tendu par le mouvement même d'écartement que Ton fait subir aux porte-charbons pour placer les crayons et les mettre en état de fonctionner. Le solénoïde est formé par une hélice dont les spires vont en augmentant du sommet à la base, et composent trois hélices superposées de haut en bas, dont les attractions de plus en plus fortes s'exercent successivement sur I?i tige en fer qui termine le porte-charbon inférieur. On obtient ainsi la longueur de course nécessaire (fig. 33).

Get appareil est muni d'une disposition qui permet d'élever ou d'abaisser les deux charbons à volonté et simultanément sans éteindre l'arc. Cette condition est indispensable lorsqu'il faut maintenir le foyer lumineux au foyer d'un appareil optique comme les projecteurs et les appareils de phares.

Le régulateur de M. Jaspar (fig. 34) est d'une très grande simplicité. La tige mobile du porte-charbon supérieur sert de moteur, et, par son poids, détermine, lorsqu'elle descend, ra,çcension du charbon inférieur, auquel elle est reliée par une petite corde passant sur une poulie. L'écartement est obtenu par

HISTOIRE DES RÉdULATEUHS.

RÉnUl-ATETR JASPAR.

Fig. 34. Régalaient Jasi^ar.

A Tige du porta-chïriion poiitir.

I'd gaiiv plKci ji lu poriis intènsun da catM Ûge Vtmftcha

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