BOUGIE JABLOCHKOFF
deux charbons de i millimèlres Ae diamètre et de 23 à 30 centimètres du longueur, coupés invariablement dans une même baguette, afin qu'ils aient exactement la même composition; d'un colombin large do 3 millimètres, épais de i, dont uoua venons de donner la composition; de deux petits tubes en cui\Te de 55 mîUimL'tros de longueur, fendus suivant une gén(5ratrice ; ces tubes, dans lesquels les charbons pénètrent do 15 millimètres, ont pour but d'assurer un contact excellent entre les charbons et les mdchoires du chandelier; ils sont eux-mêmes réunis h l'aide d'un isolateur de i centimètres de long, de même forme que le colombin, mais fabriqué avec une pAte plus solide, afin qu'il puisse résister à la pression des mâchoires. Le tout est ligaturé, h ia rencontre du colombin et de i'isolateui' inférieur, avec une pôle h base de silicate de potasse. Les bouts supérieurs des charbons sont taillés eu pointe sur une meule à l'émeri, puis plongés dans une composition de 3 parties de coke en poudre liiie et 2 parties de plombagine délayée avec de l'eau gommée; celle espèce 'de calolte sort à produire l'allumage.
Ce qu'il importe surtout d'assurer dans la fabrication do la bougie, c'est l'adhérence parfaite ontro les charbons et le colombin et la solidité de ce dernier. S'il vient ti se briser pendant l'éclainige et qu'il s'en détache.un morceau, ou même s'il vient h se consumer plus vile que les charbons, les pointes resU^es en retard le dépassent, et l'arc descend dans la cavité ainsi formée ; la température des pointes s'abaisse et la lumière produit alors ces teintes rougeùtres que l'on ne cesse do lui reprocher.
Chaque hougie est portée par tine pince métallique dont les deux mâchoires sont convenahlemenL isolées-; Tune de ces mâchoires A (flg. S6) est à charnière et pressée par un ressort assez fort pour assurer la perfection du contact; elles sont munies do rainures demi-cylindriques dans lesquelles s'p.mboltent les tubes en laiton. Les mâchoires fixes sonl réunies h un même support et reliées à un seul câble de retour R R.
Cello bougie peut briller doux homes, et, depuis le 1" juil-
INSTALLATION ET ALLUMACE.
let 1881, 011 ne h vend plus que 30 ceut. Nous u'examinons point d'ailleurs pour le moment le prix de revient do la lumifere, qui comprend bien d'autres dépenses que celle-là. et notamment celle de la force motrice.
Au bout de deuxheures il Faut donc remplacer la bougie épuisée et, pour faciliter l'opération, les candélabres reçoivent en même temps plusieurs bougies destinéesà se succéder. Les globes de l'avenue de l'Opént en contiennent quatre. Quand lu premiÈre est éteinte, un commutateur caché dans le pied du candélabre, à l'abri des indiscrétions du public, permet do faire passer le courant dans la seconde , puis dans la troisième et dans la quatriëme. On peut ainsi prolonger l'éclftrage pendant près do huit heures.
On a imaginé successivement plusieurs procédés automatiques pour faire exécuter par le courant lui-même ce changement de bougies, entre autres un commutateur h mercure dont nous
Fig. 56. Chandeli blochkoff
iw ftorcie JAKLociKorF.
fmienmm fim» loin : la Awée 4e Tèdbn^ ft^ èln bcMMMp p)u Fmi4e n k pnmnoB de bai^» est ndb et on a — rchJ ju^'à As^rà benc» c«asêr«tms. 4mk «ÎDebe^e. sao* amir « looeher aux eaadéUm.
Ceat la hou^ JaUochkoff qai a &ât eaasalbe la éleetriqvc rt lai a Joui une véritable fapalaritê. D sefaoïft aoaMlM ttne eoa^Mgmr ta^oriaalc po«r r»ploilrr le aoovMl wplkm: ; la pwwiie ttœxae U Bonne s'en occupa el en 4H mterceitle». Inal le moful>- voulut )«• voir ^t le« expéiMDCM pabiiqiiea se mulliplièmil de Ions cAtéa.
Voilft Iroh an» qœ l'avenDe de l'Opéfm e»t éclairée par boD^ea éteelriqtieft , W grands magasins les. ont romme une réclame et les hdIeU loxoetu coaunt- une ensmgne ; (files MHil de toutes les fêtes publiques dans les grandes ville* d'Europe romme à Paris, irt il n'y a pas en ce moment ntoîns dft> 2,500 foyers fonclionnaot dans les deos hémisphères, pour le» grands ateliers, les gares, les grands lieux de réonioDs^. les magasins, les théâtres, comme rDij^MMlrome de Paris (fig. 57) et aussi quelques palais. L'un des plus beaux éclairages^ de ce genre eitt celui de la salle mauresijue k l'hAIel ContioenU^ de Paris, représeulé au Frontispice de ce volume.
En quatre ans, <:es intrigantes petites bougies ont lroov4 le moyen, non seulement de se répandre i;n France, en Bel« gîque et en Anglelerre, ou dans la Russie, pays do l'iaveatearv mais de pénétrer en Grtce, en Portugal, au Brésil, à la PlaU» au Mexique, et jusqu'à des endroits où il fallait le moins> s'attendre à rencontrer des engins aussi perfectionnés, comma le palais du shah de Perse, celui du roi de Cambodge et la résidence du féroce souvernin de la Birmanie qui^icnt de foïn| massacrer presque toute sa famille.
Le succlis est donr aussi grand que possible comme exteiK sion, bien qu'on soit loin encore d'avoir réuni toutes les qualités iodispeusaldes ù un bon éclairage. La lumièio des bougies électriques manque de fixité, et ses variations d'intensité s'aggravent encore par les éclata de couleurs diverses qui viennent