‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 52 sur 183 · LES LAMPES A CHARBONS EN V · texte numérisé non relu

LES LAMPES A CHARBONS EN V

La première lampe imaginée dans cette seconde voie est due à un Russe, comme la bougie électrique. M. Rapieff l'inventa en 1878. Son idée est d'une simplicité plus grande encore que celle de M. Jablochkoff. Supposez deux baguettes de charbon placées pointe 'à pointe, comme les deux jambages d'un V, et

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maintenuos (liiiis cetti; position par do petites jioulicH nu f;aliit.i (le mnnîère h pouvoir glisser par leur propre poids. 11 est clair (juc si ces baguettes viennent h s'user, elles n'en resteront pas moins toujourshuti^paTuncfirnutroet but/'estoutjusteanmèmo endroit (fig. B8). Puisqu'elles se touchent, l'arc voltnïque ne peut pas jaillir entre elles. Mais rien n'empèelie de disposer en dessous deux autres baguettes formant un V renversé. Celles-ci ne vont point se buter poinli^ à pointe par leur propre poids; mais on leur imprime le mi^me mouvement en les raltarbant pur un fd glissant sur une poulie ji un contrepoids plus lourd ([u'elles. L'arc voltaïquc jaillira donc entre les pointes des deux V placés h une distance convenable l'un de l'autre. Seulement, chaque p61o sera formé de deux baguettes au liim d'une seule.

Pour allumer la lampe, c'est-à-dire faire passer une première fois le courunt tMectrique, il faut que les pointes des deux V se touchent un instant. L'appareil exécute lui-même ce rapprochement à l'aide d'un électro-aimant disposé de manière à pousser l'un des V au-devant de l'autre; cet électro-aimant est animé par une dérivation du courant même qui doit produire l'arc voltaïque. Aussitôt que l'arc est allumé, ce courant trouve son passage normal; il se détourne donc presque entièrement de l'électro-aimant, qui devient inactif et làChe le V mobile : celui-ci \"ient alors reprendre sa position fixe, dont il ne s'écartera plus tant que la lampe brûlera.

Le système de M. RapielT permet, comme la bougie Jahloclikoff, de placer cinq ou aïs foyers lumineux et même davantage sur un même courant. Il a fourni do bons résultats en Angleterre, où il éclaire notamment la salle des presses dans l'imprimerie du plus grand des journaux du monde, le Times. La lampe Rapii-tV marche sept heures consécutives avec les m^es charbons, et se rallume toute seule en cas d'extinction aceidentelle. Elle est donc supérieure sous ces deux points de \-ue à la bougie Jalilochkof)', et peut rivaliser avec elle comme puissance lumineuse.

M. Rapîeir i'vait ou des pi"édéccsseurs , car dès 1846, un

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