SON FONCTIONNEMENT
possible. Dans la plupart des cas elle est suspendue, et les deux rhai'bous, placés uinsi verticalement, descendent tout seuls par leur propre poids, au fur et à mesure qu'ils s'usent. Un fil flesi-
Pi$. Si. Laïupc-solïil auspeDiJue, me «n perapcctÎTe.
ble leur amène lu courant électrique et les suit sans peine dans leur mouvonieni de de.sceole (lig, 82). Quand ou veut incliner lu lampe ou la renverser, les charbons sont poussés par des ressorts à boudin tout ordinaires ou sollicités par des contrepoids. Ces charbons sont d'ailleurs très rustiques, n'oxigont pas une grande pureté, et, à cause de leur grosseur, lirùieut fort
LA LAMPE-SOLEIL
lenlemrnl. un renlimètre par heom Molunutt «pianâ ils sont don connue les charbons i\f romue. Ii> double tout au plus f|iuiid lU soQt leodres. 11 est donc facile de mettre dans Tappareildes baguettes assez longues pour brûler quinze ou seize heures, c'est-à-dire plus qa<* la pratique ne l'exige jamais. La lampe toute prépori^-e coûte eoWroD 5 francs, ce ipû donne ime idée de sa simplicité.
Comme dans les systèmes à bougies, on emploie des ronrank ullemnlifs pour que les deux baguettes de charbon s'usent également. Le ronflement inséparable de ce genre de couranls est assez désagréable. On estpar\'enu aujourd'hui à l'étoufler pnisque complètement eu enfermant la lampe dans une lanterne hermétiquement close dont nous avons vu l'inconvénient. Mais ou pourruit du reste ]'é^'iler par l'emploi des courants continuA.
Au point de vue de son fonctionDement électrique, la lampesoleil peut subir de très grandes variation» de courant sans que Inlixité et In coloration d^ sa lumii^re en soient seusihiemeut atteintes, et elle résiste à un très haut degré aus causes d'e.\linction. Aucun des systii^mes «l'éclairage à régulateur ne peut lui être comparé sous ce rappoit, et elle est également très supérieun* k vu point de vue aux lampes d'incandescence à l'air libre dont nous avons parlé dans le chapitre précédent.
Si, par suite d'une variation de NÎtesse du moteur, d'un glissement de courroie par exemple, ou pour toute autre cause, l'inlcuflilé du courant vient à s'airaihlir, l'intensité lumineuse seule diminuera. Pour provoquer l'extinction du foyor. il faudra que le courant tombe de plus de moitié, et reste fi ce degré d'affaiblissement pendant près d'une minute.
Une augmentation subite de l'intensité du courant présenterait encore moins d'inconvénient . tandis qu'elle arriverait vite k constituer un danger trës grave pour beaucoup d'autres systismes. La lampe-soleil supporte en eiïct sans le moindre trouble un courant trois ou quatre fois plus fort que son courant normal, ce qui dépasse à coup sur les variations à prévoir.
RâLLUMâGE. i6d
Lo seul résultat produit est d'élever tout à coup jusqu'à une valeur de 500 becs carcels la lampe qui en donnait le quart auparavant. Mais tout rentre bientôt dans Tordre , sans qu'aucune partie de l'appareil soit détraquée.
Cette force de résistance exceptionnelle aux variations électriques tient surtout à l'action de la substance réfractaire incandescente qui emmagasine, ou restitue la chaleur comme nous l'avons expliqué plus haut.
Cependant, comme une extinction pourrait se produire tout de même, on y pourvoit en plaçant deux lampes dans la même lanterne. Une seule doit servir, la seconde est simplement destinée à remplacer la première en cas d'accident. La chose se fait instantanément, sans qu'on ait à s'en mêler, à l'aide d'un commutateur automatique qui fait passer le courant d'une lampe à l'autre. Ce commutateur est gouverné par un petit électro-aimant monté sur une dérivation du courant principal. Si la lampe en fonction s'éteint, le courant principal, brusquement arrêté, se rejette dans la dérivation, et augmente énormément la force du petit électro-aimant, qui devient ainsi capable de mouvoir le commutateur.
Il serait sans doute plus simple de rallumer la même lampe, puisqu'elle est toujours bonne malgré son extinction passagère. Pour cola il faudrait rapprocher les deux pointes des charbons afin de rétablir l'arc voltaïque. MM. Clerc et Bureau ont combiné un petit régulateur, à solénoïde en dérivation, qui produit ce résultat automatiquement. Mais, si simple que soit ce dispositif, il complique toujours un peu l'appareil et lui enlève en partie son caractère de simplicité absolue qui le rend si remarquable et si robuste.
D'après les expériences faites à Bruxelles, au mois de septembre 1880, par M« Desguin, pour le congrès interna-
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lioriJil (lu conimeroo et de l'iDdusLrîe, lu lumpo-soleil n'exigerait pas plus de force motrice que tes meilleurs systèmes i régulateurs, et ses charboDS cuùtent beaucoup moins chorJ Mais avant de se prononcer sur ces divers points d'une manièn définitive, il faut attendre des expériences pratiqrit^s prolungâi sur une grande échelle.
Ces expériences, la lampe-soleil est encore trop jeuno potli avoir pu les fournir, quoiqu'elle se soît déjà produite en pal à Bruxelles, sou pays natal, à Londres et à Paris. A BruxollM elle éclaire depuis longtemps un des grauds cafés de la vill
A Paris, on a pu la suivre pendant un mois h l'entrée ilap sage JoulFroy (fig. 83) et h la mairie de la nio Drouot, où < produisait une fort bonne impression ; elle a bnllununenl il ticipéà la fête nationale du 14 juillet 1881, à lu place <1l- (jh&teatF d'Eau. Ënfm, on va bientôt l'observer dans dos cooditioi plus difficiles.
M. Ch. Gftrnier ^-ient, en effet, de la choisir pour csaayi concurremment avec la lumière Edison, l'éelairage éloctriiini du grand foyer do l'Opéra, où le gaz est eu train de ddl les belles pointures de Baudry. La lumitsro Edison gamil ti les lustres, et les lampes-soleils, cachées duus les omemenU bronze, lancent sur le plafond des Ilots de lumière doDl-i spectateurs ne voient pas l'origine. Ce nouvel éclairage, ne produit presque pas de chaleur, permettra bientôt de t loyer utilement les toiles de Baudry, si liorriblemciil noir par l'haleine empestée du gaz.
A Londres, 34 lampes-soleils sont installées depuis le l
de juillet 1881 au panorama de Westminster, oùilporaltH
ont conquis tous lessulîragcs. On ne peutnier,en i
ne soient très supérieures à toutes les lumières volUîqU
^l'éclairage des tableaux. Tout le monde a pu s'en rendra c
k l'Exposition d'électricité de Paris, où elles occupaient 1
Jle entièrement garnie de toiles de tout genre, qui n'étaient pljjj
IlOtttes très gaies de tonni d'un éclairement facile. Il est certaîo
kIm couleurs ne subissent aucune altération, et peut-être