LAMPE SWAN. 10S
l'incnndpsceiice petidaut qu'on faisait le vide, et J(^ n-péter Popé- "jilion plusieurs fois pour le purgnr complètement de tous ses hOles giiz<^ux. Les fils de charbon soumis à ce Irailemenl prolongé se modifient beaucoup; ils deviennent infinimt'iitplusdui's, et ncquifcrent une élasticité dont on no les croirait pas capables. C'est ce que M, Edison avait déjà constaté pour les fils de platine, 11 est mémo permis do supposer que SCS expériences, déjfi connues, avaient indiqué la voie à M. Swan dons ses études sur le charbon.
C'est seulement tout à la fin do l'année 1880 que M. Swan parvint à donner à son fil de charbon la solidité qu'on lui voit aujourd'hui, et il présenta sa lampe le 20 octobre h la Société philosophique et littéraire de Newcustle. Les filaments de charbon sont Fabriqués maintenant avec des tresses de coton, longues de 10 centimètres, qu'on plie en fer à cheval avec un tour de spirale en son milieu. Ces tresses de coton subissent de nombreuses épreuves avant d'entrer dans ht lampe.
On les plonge d'abord dans dfl' l'acide sulfurique étendu d'un tiers d'eau, ce qui les durcit comme du parchemin; puis on les range au milieu d'une masse de poussier de charbon qu'on chauffe au rougo blanc. Quand elles sortent delà, on les introduit dans la lampe, — une simple boule de verre transparent, ayant 8 centimètres de diamètre, — et on fait le vide dans cette lampe avec une pompe k mercufe de Sprongel, pendant que le courant électrique traverse les filaments de coton charbonneux, une bonne demi-heure. Enfin on ferme la lampe, qui porte une tigo de 6 centimètres de long, traversée par les deux fils de platine, lesquels amènent le courant aux filaments de churbou(fig.lOâ).
Fig. 102.Laiû]ia à iucaadeacence, ajslème Swan.
H i/i.\<:a.M)ESce?!ce dans le vide.
Il suffit alors d'enfoncer la tige de U lampe ilan^ un chande-
lier, comme on fait d'une bougie, pour qu'elle entre aussitôt en fonction. Ce chandelier reçoit en effet le courant électrique par
(les fils qui ne l'empi^chenL pas i!e se mouvoir ilaus im certain rayon, avec bien plus il'aisanco qu'une lampe à gaz desstîrvio par un tuyau de caoutchouc (fig. 103).
Au lieu d'uu chanileliei", on peut planter les lampes k incandescence dans des eandùlahres, des lustres, dus girandoles ou mémo des lampes ordinaires, k la pince d'un bec à l'huile. EUes ont tout au plus i'i5elat di: deux Innipc» rarcels ordiE et il est facile de les avoir plus faibles si on le veut. Il suffit pour cela do diminuer la longueur du fd incandescent, ou même d'amoindrir l'intensité du courant:
mais ce second moyen est moins commode , tandis qu'avec le premier on peu!
avoir h la fois des lampe-; de toutes les intensités.
comme les becs de gaz, les lampes h l'huile ou à pé- pi„^ jq^ nesBL>Tis du mi-a J^ i^i huniie rie
Irolo, les bougies ou même Swnu, monlr.\Dt larrivae ilu cohlmiu.
les veilleuses. Pour allumer ou éteindre la lampe, il suffit de tourner un petit robinet électrique, c>st-Ji-dire un commutateur logé dans le pied du Candélabre (fig. 104) et qui ouvre ou ferme la porte au courant.
On voit que co système fournit également uhe solution complfele du problème de l'éclairage domestique, et peut remplacer le gaz et l'huile dans presque tous leurs postes actuels, — pourvu toutefois qu'on établisse dans les rues une distribution d'électricité analogue h la distribution du gaz qui existe aujourd'hui.
M. Swan n'a pas abordé cette question : c'est par là surtout que son système est moins-complet que celui de M. Edison, qui a tout prévu. M. Swan n'a même pas encore eu le temps ■le disposer des machines dynamo-électriques spécialement
198 LINCANDESCENCE DANS I.K VIDE.
destinées il l'atimentalion de seslftmpes. Il emploie ÎDdilTttrcni
ment toutes les sources électriques,
Néîinmoins, le système de M. Swaii fonctionne déjà i
Angleterre dans un grand nombre d'endroits. A ?(ewci
patrie de l'invoiiteur (fig. 106), il éclaire plusieurs rues (w ci-dessus fig. 63, p, M. William Spotltsw président de la ScKJj l'oyale d« Londres. l'aÏ!
(allé cncompngniuilesi gies Jablochkoflf dans { vaste résidence da Com Itiinic, et le grand industx sir William Arnistroti^ S également établi dans i château.
Une des eompagnio» À dieminsdeferanglttt«I*M ploie pour l'éclairage i wagons, à la grande s faction des voyageur», i peuvent enfin lire k lei aise . On a essayé aussi Vft siicd's, dans les Iravauxd
mini's, un modifie spéda