‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 84 sur 183 · PRODUCTION DES COURANTS ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

PRODUCTION DES COURANTS ÉLECTRIQUES

La production des courants électriques par les actions chimiques remonte à la découverte de Volta en 1800, et c'est la forme qu'il avait adoptée pour Tun de ses premiers appareils qui leur a fait donner le nom de piles, étendu depuis à tous ceux qui servent au même usage. On les appelle piles hydroélectriques pour les distinguer des piles thermo-électriques^ dans lesquelles les courants sont produits par l'action directe de la chaleur sur deux métaux. Les premières piles eii[iployées étaient trop faibles et ne pouvaient servir qu'à des expériences de laboratoire extrêmement coûteuses. La pile de Bunsen, beaucoup plus puissante , suffisait bien dans quelques cas exceptionnels ; mais ce n'est qu'après l'invention des machines fondées sur les découvertes d'Ampère, d'Arago et de Faraday^ qu'il a été possible d'aborder sérieusement les applications industrielles de l'électricité, notamment la production de la lumière pour l'éclairage. Depuis lors les piles hydro-électriques ont été presque complètement mises de côté, et les progrès récents accomplis dans la question du transport de l'électricité achèveront bientôt do décourager les rares inventeurs qui s'ingénient encore à vouloir les perfectionner. A ce point de vue, nous n'aurions guère besoin de nous en occuper ; mais à côté des piles ordinaires, il en existe d'autres, appelées à jouer un rôle fort important et qui ont fait, du reste, sous leur der-

LUM. ÉUCCT. i4

ÎIO PRODUCTION DE L'ÉLECTRU;1TÉ.

nîère forme, une entrée assez bruyante sur la scëiie industrielle : ce sont les piles secondaires-, inventées en 18S9 par M. Planté, et proposées aujourd'hui pour servir k l'emmugasinemenl et au transport de l'électricité. Nous croyons utile d'étudier sommairement les unes et les autres, afin de pouvoir apprécier les . ressources que l'on en peut espérer.

Les piles thermo-électriques sont d'autant plus ialéressantes qu'elles représentent le mode de production le pins simple de l'électricité. De la chaleur, seulement; plus de machines, plus de complications; nu gi'o.s calorifère, qu'il suffirait do chauffer réguliërement : voilà la solution qu'un inventeur, M, Clamond. semblait bien près d'avoir obtenue, il y a deux ans, et dont cependant pas un modèle ne figurait k l'Exposition d'électricité de Paris. Nous étudierons cet appareil, parce que nous espérons qu'il reparaîtra un jour, lui ou un autre de la même famill«> qui nous réserve peut-être quelque surprise inattendue.

Nous examinerons ensuite les machines qui sont aujourd'hui notre principale ressource, et qui n'ont sans doute pas encore dit leur dernier mot.

Page 1