‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 85 sur 183 · CHAPITRE PHKMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PHKMIER

il V ri H O - É L E i; T R 1 0 V K s

Nous iivons vu priïcédemnienl qu'un rouraiil c'Ii'Clrique ne peut so produire «{ue si l'équilibre dos molécules est détruit par une forco particulière, appelle force électro-molrice. Cette force peut être obtenue par des actions chimiques, calorifiques ou mécaniques. Il est probable, du reste, que ces diverses actions sont toujours accompagnées d» munifustations électriques, mais ce n'est que dans ccrtiLius cas particuliers et avec des dispositions spéciales qu'il est possible de recueillir cette électricité sous une forme utilisable.

L'action chimique est réalisée par l'appareil bien connu sou.s U nom de pile électrique, appareil dans lequel on met en présence deux substances dont l'une est attaquée par l'autre et devient le siëge d'une force électro-motrice.

Lorsque l'on plonge une lame de zinc pur dans de l'eau acidulée à l'acide sulfurique, une action chimique se produit; le Dnc change d'état; il forme un coi-ps nouveau par sa combinaison avec l'acide, et les molécules électriques qui étaient enfermées dans le métal s'élancent k travers le liquide. Si elles ne trouvent pas d'issue, ce qui a lieu généralement parce que les vases employés ne sont pas bons conducteurs, elles s'y accumulent jusqu'fi ce qu'il se produise un nouvel équilibre, et Is force électro-motrice cesse de fonctionner. Mais sî on place dans le liquide, et vis-à-vis la plaque de zinc, une seconde plaque formée d'un corps conducteur, et bien entendu inatUtquable par

212 PHODUCTION DE I/ÉLECTRICITÉ.

l'acide, une plaquo do charbon par exemple, les molécules électriques viendront s'y accumuler. Celte plaque sera donc chargée en excès, pendant qup In plaquo de zinc so sera appauvrie d'une quantité correspondante ; l'accumulation d'un côté, la raréfaction de l'autre, atteindront une puissance proportionnée à l'énergie de la force électro-motrice qui les a produites, et qui les maintiendra sans pouvoir faire davantage ; mais aussitôt que l'on aura relié les deus plaques l'une à. l'autre par uu fil conducteur, les molécules suivront le chemin qui leur est ouvert et se précipiteront de la plaque do charbon vers la plaque de zinc, où elles recevront de la force électro-motrice, redovenue libre, une nouvelle impulsion, et recommimceront le même trajet, aussi longtemps que cette force sera suffisante pour entretenir leur mouvement. Le courant électrique sera établi.

Les deux plaques s'appellent des électrodes. La plaque de charbon représente le pôle d'accumulation oupflIe;josi(//, et la plaque de zinc, le pôle de raréfaction ou pôle négatif. Dans le circuit extérieur le courant marche toujours du pôle positif au pôle négatif, tandis qu'à l'intérieur de la pîle, il marche do la plaque de zinc à la plaque do charbon. C'est donc la première qui est positive par rapport à la seconde; il en résulte, et c'est ce qu'il ne faut pas oublier, que c'est sur l'électrode positif que se trouve le pôle négatif du circuit extérieur , et sur l'électrode négatif que so trouve le pôle positif du mttme circuit.

Aux résistances que le courant trouve dans le circuit extérieur, il faut ici on ajouter une nouvelle, celle du liquide qu'il doit traverser pour franchir la disUmce qui sépare les deux plaques; c'est ce que l'on nomme la résistance intérieure. Les doux résistances s'ajoutent et forment la résistance totale, à laquelle doit correspondre, comme nous l'avons vu, une tension équivalente. Les molécules qui ont acquis celte tension totale BOUS l'influence de la force électro-molrîce, de^Toul donc en dépenser d'abord une partie pour vaiucre la résistance intérieure, et pour que le travail utile en vue duquel te courant est

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