‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 89 sur 183 · LES ACCUMULATEURS · texte numérisé non relu

LES ACCUMULATEURS

triques. Ce qu'elle emmagasinent, c'est du travail de décomposition chimique, entre certaines substances dont la recomposition restitue, sous forme de courant électrique, une partie de ce travail. Dans tous les cas, le bruit fait autour déciles dans ces derniers temps n^aura pas été inutile ; il conduira sans doute à de nouvelles combinaisons plus puissantes et plus avantageuses.

CHAinTRK 11

i PILES THEnMO-ftl,ECTniOl-'E

Si, après avoir soudé ensemble pnr une de leurs extrémités Kdeux barreaux de métaux JifTérents, on chauffe cette partie I soudée, la dJfTéreni'e des effets produits par la chaleur dans h chacun d'eux. détruit l'équililire des molécules électriques qu'ils t. renferment ; et dès que l'on réunit les deux extrémités libres [par un conducteur, un courant se produit, nilaot de la partie léchauGTée k la partie refroidie, dans celui des deux métaux qui lest le meilleur conducteur, traversant ensuite le circuit exté- I lîeur et revenant à son point de départ à travers lo second bar- I reau, qu'il parcourt en sens inverse. En soudant ainsi à la suite l les uns des autres un certain nombre de barreaux alternative- [ ment différents, et disposés de façon que les soudures de ruu^^ I pair puissent être échauffées toutes en même temps, et les sou- L dures do rang impair refroidies de même, on obtiendra un cou- L nntdont la puissance augmentera avec le nombre des soudures ^fllavecla différence de leurs températures. La force électro- I motrice, due à ces effets; semble dépendre surtout des variations l'de conductibilité électrique que les changements de température [ produisent dans les métaux ou les minéraux employés. Lors- [ ^uo la résistance de l'un d'eux augmente avec réchauffement I plus vite que celle de l'autre, il finit par se produire un renver- I sèment du sens du courant. C'est en elfet ce qui ai'rive avec les I couples fer-cuivre et argent-zinc.

Cet appai'eil constitue la pile thermo-élcclrique, imaginée

224 LES PILES THERMO-ÉLECTRiQUES.

en 1821, par Suebeck. Elle ne fut pemlant bien longtemjis qu'un excellent instrument do laboraloii-e, sous la forme que lui avait donnée Nobili. En 1827, Becquerel pferf, auquel on doit de si beaux travaux sur ce sujet, en avait construit une avec du sulfure de cuivre artïliciei et du maillechorl ; elle se composait de soixante éléments, disposés à volonté en une seule série ou en deux séries panillëles. Les soudures étaient cbauiïées au gaz et le courant était assez intense pour rougir un fil do fer fin et court.

Vers 1870. M. Clamond reprit l'étude des piles lliennoélectriquea, et après avoir établi un certain nombre d'appareils, chauffés au çaz, qui donnî-rent d'excellents résultats, il aborda la construction de piles cnrore plus puissantes, destinées à produire lu lumière électrique. Il paraissait avoir réussi; car nous avons vu, en 1879, une pile disposée en forme de calorifère, d'environ 2 mètres de hauteur sur 1 mètre de diamètre, alimenter deux foyers, avec régulateurs Serrin (lîg. 113) ; chaque lumière valait environ trente becs carcels et la dépense était de 9 à 10 kilogrammes de coke par heure. Nous ignorons pourquoi ces piles ont été abandonnées, k tel point qu'il ne figurait sur le catalogue de l'Exposition d'électricité do Paris que de.s appareils do laboratoire.

M. Clamond employait le fer pour les lames éleclro-pOsiUvcs, et pour les autres un alliage composé de deux parties en poids d'antimoine et d'une partie de zinc. Des moules très bien disposés permettaient de couler d'un seul jet un grand nombre de couples qui, par l'opération môme, se trouvaient réunis en tension, et formaient une chaîne flexible facile à installer. Ces chaînes étaient pressées, en ayant soin de les isoler avec de l'amiante, entre deux bâtis appelés, par l'inventeur, le collecteur et le diffuseur, Le collecteur était composé de pièces de fonte disposées en forme de carneaux pour la circulation des gaz chauds du foyer ; il servait en même temps, par sa masse, de régulateur de température. Le diffuseur était destiné à faciliter le refroidissement, et pour cela, constitué par des lames

PILE CLAMOND.

de rMiivre, présentant une grande surface de rsj'ODQemciit. On pouvait ainsi maintenir constante la dilTérencc des temptJratures et. par suite, l'inlensilé du courant.

Les piles lhermo-électri([ue9 sont simples, économiques et

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Fig. 113. Pile Ihernio-eleciriqu? de Claraoïid.

F l^0far k grille or^Lanire pour k co T T Tabeoii carncïacaninl.

ul Kpinifl êgaleincBl pu aon im C OiainB d'cknenu Iharnia-èlcctriiit

d'un emploi Tacile. Le courant est très constant ; mais sa Iimisiou est fuiblc. Toutefois les expériences n'ont pas 6lé poursuivies assez longtemps pour permettre d'apprécier l'action do

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