‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 9 sur 183 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l'huile, la chandelle et le gaz

Pour bien comprendre le véritable rôle de la lumière électrique et les changements qu'elle peut introduire soit dans nos habitudes, soit dans Tindustrie, il est indispensable de faire un historique succinct de l'éclairage en général et de la lumière électrique en particulier.

Les graisfses et les matières oléagineuses ont été employées comme moyen d'éclairage par les peuples les plus anciens. Mais, même chez les nations les plus civilisées de l'antiquité, les Grecs et tes Romains, ce mode d'éclairage avait conservé une forme presque aussi barbare que chez les tribus sauvages. La lampe d'un empereur romain n'était pas beaucoup moins désagréable ni moins fumeuse que le tison de bois résineux avec lequel* s'éclairaient les premiers hommes connus, ceux

LUH. KLECT. i

HISTOIRE DE l.ÊCt-AIRAGE.

[Ue rbistoire ignorail i-t que l'ai-chi-ologie géologique u ressiiseïlés d(.'puis un quart di; sii^cle.

Cette lampe consislait tout simplement en un vase rempli (l'huile où trempait une grosse mfechc tordue, formée de malifere fibreuse quelconque, chanvire, lin, coton, etc. Le bout de celte mtche se relevait pour se reposer sur le bord du vase, et c'est là que l'huile venait se brùleren montant lelong des pelils inlervane» des fibres par l'effet de la capillarité (fig. 2). Du reste, on peut voir encore des spécimens de ces ajjpa-

reils autre part que dans les musées. Les paysans arriéi-és ont conspr\'é la lampe classique jusqu'à nos jours, en perfectionnant un peu le bec pour mieux garantir lu mèche contre le risque de se noyer dans l'huile. Comme régulateur pour faire avancer cette mbche. au fur et à mesure de sa combustion, la grande dame roniaine, aussi bien que la paysanne d'aujourd'hui, n'avait pas sans doute de meilleur appareil qu'une Milgaîre épingle ii cheveux, car les pinces et les crochets spécialement fabriqués pour cet usage (fig. 1 et 3) par les Romains lui ressemblent assez comme forme et ne paraisisent ])as beaucoup plus commodes.

Cette mëche grossière, nous devrions plulùl dire cette corde

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