ÉLECTRICITÉ DÉGAGÉE PAR LA COMBUSTION
Pour que rexpérience réussisse, il est nécessaire de maintenir le morceau de charbon de façon qu'il ne touche pas aux parois du creuset.
En 1878, M. Jablochkoff, qui craignait sans doute que la complication inséparable des machines ne fit obstacle au succès de ses bougies, songea aussi à recueillir directement rélectricité qui se dégage pendant la combustion ; il en an-iva à reproduire, probablement sans le savoir, Texpérience de Becquerel. Il faisait fondre du nitrate de soude dans une petite marmite de fonte de fer; le charbon incandescent plongé dans ce bain se consumait aux dépens de Toxygène du nitrate, et jouait le rôle d'électrode positif ; la fonte n'était pas attaquée, et représentait l'électrode conducteur ou négatif, c'est-à-dire le pôle positif du circuit extérieur.
Dans son Traité de la pile électrique^ M. Niaudet fait judicieusement remarquer le phénomène curieux d'inversion que présente cette expérience. Si, en effet, au lieu de nitrate en fusion, on employait ce nitrate dissous dans l'eau à la température ordinaire, les mêmes électrodes joueraient des rôles opposés ; , le fer serait attaqué et deviendrait l'électrode générateur, tandis que le charbon serait l'électrode conducteur, comme il l'est dans toutes les piles où nous l'avons vu employé.