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SCIENCES D’OBSERVATION

lution, soit par un don soudain, il est entré en possession de l’appareil de la pensée et de la faculté d’en user. Pour un temps historiquement très-long, il fut limité à l’observation pure, acceptant ce que la nature lui offrait, et bornant à elle seule son action intellectuelle. Les mouvements apparents du Soleil et des étoiles attirèrent d’abord sur eux les questions de son intelligence; de cette manière, l’Astronomie fut la première science qui se développa; lentement et péniblement la notion des forces naturelles prit racine dans l’esprit humain. Aucune semblable notion, je dois le faire remarquer, n’est spontanément engendrée, et le germe de celle-ci fut l’observation actuelle des attractions et des répulsions électriques Lentement encore et difficilement la science de la Mécanique sortit à son tour de cette notion, et lentement enfin la pleine application des principes mécaniques aux mouvements des corps célestes. Nous traçons les progrès de l’Astronomie à travers Hipparclie et Ptolémée; et, après une longue balte, à travers Galilée, Tycho-Brahé et Kepler, tandis que, du haut plateau de la pensée élevé par ces hommes célèbres, Newton s’élance comme un pic, abaissant ses regards sur tous les autres de son sommet culminant.

Mais d’autres objets que les mouvements des étoiles attirèrent l’attention de l’ancien monde. La lumière était un phénomène familier, et dès les temps les plus primitifs nous trouvons l’esprit de l’homme affairé dans ses efforts pour s’en rendre quelque peu compte; mais, sans l’expérience qui appartient aux derniers âges du développement scientifique, on ne peut faire que de très-petits progrès dans cette matière. Les anciens, par conséquent, réussirent beaucoup moins dans leur lutte avec la lumière

que dans leur lutte avec les mouvements solaires et stellaires. Cependant ils durent faire quelques progrès : ils s’assurèrent par eux-mêmes que la lumière se meut en ligne droite; ils savaient aussi que la lumière est réfléchie par les surfaces polies, et que l’angle de réflexion des rayons lumineux est égal à l’angle d’incidence. Ces deux résultats de la curiosité scientifique des anciens sont le point de départ de notre présent cours de leçons.

Mais, en premier lieu, il sera utile de dire quelques mots de la source de la lumière à laquelle nous aurons recours dans nos expériences. La rouille du fer est uniquement le résultat de sa combustion lente ; cette combustion développe de la chaleur, et si cette chaleur s’accumulait, il pourrait en résulter une température élevée. La destruction du premier câble atlantique fut due probablement à la chaleur développée de cette manière. D’autres métaux sont encore plus combustibles que le fer. Vous pouvez allumer des rognures de zinc à la flamme d’une bougie, et les faire brûler presque comme des rognures de papier. Mais nous avons d’abord à étendre notre définition de la combustion, en comprenant sous ce terme non- seulement la combustion dans l’air, mais aussi la combustion au sein des liquides. L’eau, par exemple, contient une provision d’oxygène qui peut s’unir au métal immergé dans son sein et le consumer ; c’est de cette sorte de combustion que nous ferons dériver la chaleur et la lumière dont nous ferons usage dans ce cours.

La génération de cette lumière et de cette chaleur mérite un moment d’attention. Devant vous est un instrument, une petite pile voltaïque, dans laquelle du zinc est immergé au sein d’un liquide convenable. Une force attractive s’exerce dans ce moment entre le métal et l’oxygène du liquide, et

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