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LL PLAN DE LA NATURE

dogmatiser sur ce plan, nous nous trouvons nous-mêmes, au terme de ses opérations, doués de la faculté de jouir nonseulement de ce qui est matériellement utile, mais doués de beaucoup d’autres facultés encore, pour des buts et des applications indéfinis, qui n’ont d’autre objet que le beau et le vrai.

s’exprime ainsi : « Je dis expressément lumière jaune et verte, parce que je parle des couleurs lumineuses et non des pigments colorés. » Quelque défectueuses qu’elles puissent être, les expériences de Wünsch, quant au fait principal, semblent être précises et concluantes. A peu près dix ans plus tard, Young adopta le rouge, le vert et le violet comme les couleurs primitives, chacune de ces couleurs étant capable de produire trois sensations, dont l’une, toutefois, prédomine sur les deux autres. Helmholtz a adopté, élucidé et enrichi cette notion ( Popular Lectures, p. 2/(9). Le beau Mémoire de Helmholtz sur le mélange des couleurs, traduit par moi, est publié dans le Philosophicul Magazine de i852. L’excellent Mémoire de Maxwell, sur la théorie des couleurs composées, est publié dans les Philoso phical Transactions, t. i5o, page 5-;.

Origine des théories physiques. — But de l’imagination. — Newton et la théorie de l’émission. — Rectification des théories physiques. — L’éther lumineux. — Théorie ondulatoire de la lumière. — Thomas Young. — Fresnel et Arago. — Conception de la notion des ondes. — Interférence des ondes. — Analogies du son et de la lumière. — Manifestation du mouvement ondulatoire. — Interférence des ondes du son. — Manifestation optique. — Ton et couleur. — Longueurs d’onde de la lumière et vitesse de vibration des particules d’éther. — Interférences de la lumière. — Phénomènes qui suggérèrent d’abord la théorie des ondulations. — Boyle et Hooke. — Les couleurs des lames minces. — La bulle de savon. — Les anneaux de Newton. — Théorie des accès. — Son explication des anneaux. — Renversement de la théorie. — Diffraction de la lumière. — Couleurs produites par la diffraction. — Couleurs de la nacre de perle.

Nous pouvons varier et étendre indéfiniment nos expériences sur la lumière; elles nous prouveront certainement que nous maîtrisons les phénomènes d’une manière admirable; mais toujours ce seront les dehors de l’agent et non l’agent lui-même qu elles nous révéleront. Cependant l’esprit humain est tellement constitué et tellement éduqué, en ce qui regarde les choses naturelles, qu’il ne peut jamais être satisfait par la vue extérieure qu’il en a. La clarté et la fraîcheur ne prennent possession de l’esprit que lorsqu’il est traversé par la lumière des principes, qui montre que les faits de la nature sont organiquement enchaînés.

Cherchons donc ce qu’est cette chose que nous avons engendrée, réfléchie, réfractée, analysée.

En le faisant, nous apprendrons que la vie du physicien

expérimentateur est double. 11 vit, dans sa vocation, une vie des sens, se servant dans ses expériences de ses mains, de ses yeux et de ses oreilles; mais une question semblable à celle que nous abordons nous entraîne bien au delà du domaine des sens. 11 ne peut pas considérer, beaucoup moins résoudre la question : Qu est-ce que c’est que la lumière? sans se transporter dans un monde situé bien au-dessous du monde sensible, et du sein duquel, en concordance avec certaines lois , tous les phénomènes optiques surgissent. Pour réaliser ce monde insensible, s’il nous est permis de l’appeler ainsi , l’esprit doit posséder un certain talent de peinture; il doit être capable de se former des images bien définies des choses que le monde insensible contient, et arriver à dire que si tel ou tel état de choses existe dans ce monde insensible, les phénomènes qui apparaissent dans le nôtre devront de toute nécessité surgir de cet état de choses. Si la peinture est correcte, les phénomènes seront expliqués; on aura formulé une théorie physique qui les unit et les explique tous.

La conception d’une théorie physique implique, comme vous le voyez, l’exercice de l’imagination. Ne vous effrayez pas de ce mot qui semble mettre mal à l’aise beaucoup de gens respectables, dans le rang des savants comme hors de leurs rangs. Pour que des hommes pris dans les rangs des savants puissent éprouver cette impression défavorable, il faut qu’ils se soient laissés séduire par la définition populaire de cette grande faculté, au lieu de l’avoir observée en opération dans leur propre esprit. Sans l’imagination, nous ne pouvons pas faire un pas au delà du monde purement animal, peut-être pas même jusqu’aux confins du monde animal ; mais, en parlant ainsi, je prétends faire allusion

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