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THÉORIE DES ONDULATIONS

pliquées ; en admettant que la lumière fût constituée par des particules émises, rien n’était expliqué. Au temps de Huygliens et d’Euler, on avait admis l’existence d’un milieu servant à transmettre les ondes de la lumière; mais Newton, le premier, souleva l’objection que, si la lumière est constituée par un semblable milieu, les ombres ne pourraient pas exister. Les ondes, disait-il, s’infléchiront autour des corps opaques et produiront derrière eux le mouvement lumineux, de même que le son tourne un angle, ou que les ondes d’eau tournent autour du roclier. O11 a prouvé que le mouvement d’inflexion signalé par Newton a réellement lieu, mais que les ondes infléchies s’annulent l’une l’autre par leur interférence mutuelle. Young aussi découvrit une différence fondamentale entre les ondes de la lumière et celles du son. Si vous pouviez voir l’air à travers lequel le son passe, vous constateriez que chaque particule individuelle est animée d’un mouvement d’oscillation de va-et-vient dans la direction de la propagation du son. Si vous pouviez voir l’éther lumineux, vous trouveriez aussi que chaque particule individuelle fait de petites excursions de va-et-vient; mais cette fois le mouvement, semblable à celui assigné aux particules d’eau dont nous avons parlé, sera transversal à la ligne de propagation. Les vibrations de l’air sont longitudinales, les vibrations de l’étlier sont transversales . Je désire que vous saisissiez avec clarté les caractères distinctifs du mouvement ondulatoire dans l’éther et dans l’air, et dans ce but je tiens à faire devant vous une expérience où les particules de l’air sont représentées par de petites taches de lumière RO (Jig. n).

Elles proviennent d’une spirale tracée en blanc sur une plaque circulaire en verre D, revêtue de noir de fumée, de telle sorte que, si le cercle tourne, les taches se meuvent par

impulsions successives sur l’écran^1) . Dans cette expérience, vous voyez comment des pulsations marchent incessant¬

es- ii.

ment en avant, tandis que leurs composantes exécutent des oscillations de va-et-vient. C’est l’image d’une onde sonore dans laquelle les vibrations sont longitudinales. Avec une autre roue en verre D ( Jîg . 12), nous produisons l’image d’une onde transversale OR, et ici nous voyons les ondes se propager successivement sur l’écran, tandis que chaque tache individuelle fait une excursion de va-et-vient perpendiculaire à la ligne de propagation.

Voyez ce qui arrive si l’on fait tourner la glace très-rapidement : considérées objectivement, les ondes transversales se propagent elles-mêmes comme auparavant, mais subjectivement l’effet est totalement changé. A cause de la persistance de l’impression sur la rétine, les taches de lumière décrivent simplement sur l’écran une série de lignes lumi- (*)

(*) L’appareil a été construit par un habile fabricant d’instruments d’acoustique, M. Rudolf Konig, de Paris.

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