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VIE ET CRISTALLISATION

Dans la troisième Leçon, j’ai décrit les phénomènes de la cristallisation, et indiqué leurs rapports avec les phénomènes de la vie.

APPENDICE

Dans ie discours inaugural de la Section de Mathématiques et Physique de l’Association Britannique réunie à Norwich, j’ai cherché à exprimer clairement les idées que je me formais alors sur ces questions; mais l’extrait suivant d’un journal écrit àDinan, en i855, me semble être un exemple intéressant du fait que les pensées que nous exprimons dans l’âge mur sont souvent celles qui nous ont préoccupés dans notre jeunesse.

« Sur un ou deux points d’où la vue était plus remarquablement belle, nous étendions le tapis sur l’herbe, et nous nous asseyions. H. souleva cette question : La beauté naturelle tend-elle à rendre l’homme meilleur? Et il invoqua l’exemple des tropiques à l’appui du fait que ce genre de beauté ne conduit pas toujours à la beauté de la vie. Je prétendis que, pour examiner l’effet de la beauté naturelle, il fallait la dégager de toute autre influence et étudier à part ses efforts. Si deux peuples de même caractère et de même capacité intellectuelle, en possession d’obtenir avec la même facilité les nécessités de la vie, sont placés l’un en face de scènes qui reflètent la beauté, l’autre en face de scènes qui respirent la tristesse et la terreur, le premier aura l’avantage. IL soutint que l’éducation était nécessaire pour que l’esprit pût profiter du bienfait d’une belle nature; je soutenais, au contraire, que l’c-ducation qu’il exigeait était l’effet naturel et nécessaire des beautés de la nature,

» L’influence du climat nous conduisit à considérer d’une manière générale l’influence du Soleil dans ses rapports avec le développement organique. Nous avions à notre portée un gros ormeau. Il avait fallu évidemment un travail mécanique pour élever la matière à une si grande hauteur, en opposition avec la force de la gravité. Les molécules ont monté contre ce pouvoir; sans être aidées par ce pouvoir, elles ont divergé pour former les branches, et se sont dispersées elles-mêmes dans un nombre incommensurable de feuilles. Cela posé, ces molécules ont été élevées ou par un pouvoir placé en dehors d’elles, ou par une puissance inhérente à elles. Aucun physicien ne pourrait accepter la première hypothèse:

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