‹ La lumière, ses causes et ses effetsChapitre 14 sur 92 · AO · texte numérisé non relu

AO

12 décem-

bre 1861.

1108,9 If

Fusion de l'arg.

21 décem-

' bre 1861.

id. . . . . .

Fusion de l’arg.

24 Janvier

\ CAO

307,0 F. de l’oi

loOi • • • .

On reconnaît à l’inspection de ce tableau avec quelle rapidité croît l’intensité lumineuse à mesure que la température s’élève. Il est assez difficile , en raison des erreurs que peuvent donner les méthodes photométriques et thermométriques employées, de reconnaître la loi en vertu de laquelle ces variations ont lieu, en supposant que cette loi soit simple ; cependant, on peut s’assurer que les différences entre les logarithmes des intensités lumineuses sont sensiblement proportion-

SOURCES DE LUMIÈRE

nelles aux différences de température, ce qui montre qu’une formule

exponentielle de la forme

dans laquelle I est l’intensité lumineuse, T la température du corps, G la température à laquelle les rayons lumineux de la réfrangibilité que l’on étudie commencent à être émis, e la base des logarithmes adoptés, a et b des coefficients constants pour une même série d’expériences, peut sensiblement représenter les observations entre les limites où l’on a opéré. Cette formule, du reste, est analogue à la formule

donnée par Dulong et Petit, et qui règle la vitesse du refroidissement des corps échauffés placés au milieu d’une enceinte vide.

Si l’on prend pour base des logarithmes e =10, on trouve que la valeur de b est sensiblement la même dans les quatre expériences ; on a pour b :

dont la moyenne est de 0,005014.

Quant à la valeur de a , elle dépend de l’intensité de la lumière prise pour unité et à laquelle on compare la lumière émise par les corps incandescents; elle peut varier d’un jour à l’autre.

Puisqu’il s’agit de rayons rouges , on a vu précédemment que la température 0, à laquelle l’émission commence’, est voisine de 480° ou 490°, et s'il s’agissait des rayons lumineux rouges les moins réfrangibles , on devrait admettre pour 6 cette valeur ; mais , comme on a fait usage de verres rouges laissant passer des rayons orangés , on peut sensiblement prendre pour 0 la température de 500°. Il est facile de voir, du reste, que la formule servant à calculer I serait très-peu différente dans les deux cas, et que les différences porteraient seulement sur les-

logarithmes du coefficient-. J’ai admis cette dernière valeur de 500°

pour 0, et d’après cette supposition on a pour moyennes :

CHALEUR

Log i

Valeur de a.

lre expérience. . . .

Il est facile , d’après l’expression ci-dessus ,

connaissant b et a , d’a-

voir I. C’est ainsi qu’ont été obtenues par le calcul les valeurs de T pla-

cées à côté des déterminations expérimentales dans le tableau précédent, page 81. Les différences entre les valeurs calculées et les valeurs observées sont tantôt dans un sens , tantôt dans un autre.

Ce ne sont pas seulement les rayons rouges qui donnent lieu à un accroissement d’intensité lumineuse avec la température , lequel paraît suivre une expression exponentielle de la forme indiquée plus haut; les autres rayons colorés conduisent à la môme conséquence. On a opéré dans les deux séries d’expériences suivantes avec des verres verts et des verres bleus qui laissent passer, les premiers, les rayons verts et le commencement du bleu de l’image prismatique; les seconds, toute la partie la plus réfrangible du spectre. On n’a pas, au moyen de ces écrans colorés , des rayons d’une seule réfrangibilité comme avec les verres rouges, mais il ne m’a pas été possible jusqu’ici, vu la faible intensité de la lumière émise, d’opérer sur l’image d’un fil de platine réfractée au travers d’un prisme; on peut dire seulement que le verre de teinte verte ne laisse passer ni rouge ni orangé, et que le verre bleu donne le bleu de l’image prismatique sans trace de rouge.

SOURCES DE LUMIÈRE

PHOTOMÈTRE.

MAGNÉTOMÈTRE.

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