‹ La lumière, ses causes et ses effetsChapitre 19 sur 92 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

gr.

er.

fr.

fr.

Chandelle de suif.

à 1,50 le kilogr.

Bougie de cire

Bougie stéarique

Lampe Carcel, mèche 7 lignes.

Huile i — 9 —

de ) — 11 —

colza 1 — 13 —

épurée.! (a) Nombre théorique parle

calcul.

Huile essentielle légère de schiste...

variable

i Le prix de 1000 litres

Bec de gaz dit papillon

variable (b).

entre 15 et

variable.

' est de 15 cent. pour la

1 ville de Paris et de 30

25 litres.

' cent pour les partie.

(1) Bulletin de la Société d'encouragement pour l’industrie nationale , 2e série, t. 4, p. 534; 1857.

(a) Cetle quantité se rapporte à une lampe Carcel brûlant à blanc et consommant 42 gr. d’huile à l’heure.

( b ) Voir Peclet, Traité de V éclair âge au gaz; Robert d’Hurcourt, Eclairage au gaz , page 338; Dictionnaire des arts et manufact ., article Eclairage; Audouin et Berard, Ann. de chimie et de physique , 3e série, t. LXV ; 1862.

CHALEUR

On voit que le rapport du pouvoir éclairant d’une lampe Carcel brûlant 42 gr. d’huile à l’heure à celui d’une bougie stéarique brûlant 10 gr. 40 est de 8,23. Quant aux prix de revient des matières brûlées, il varie chaque année, de sorte que les nombres insérés dans les deux dernières colonnes doivent être calculés de nouveau quand ces prix viennent à changer.

M. F. 'Leblanc a eu l’obligeance de me communiquer les résultats suivants, qui se déduisent d’expériences faites pendant ces dernières années dans le service municipal de la ville de Paris :

Le pouvoir éclairant de la lampe Carcel brûlant 42 gr. d’huile à l’heure étant pris pour unité, les bougies stéariques ordinaires courtes de l’étoile brûlent 10 gr. 23 à l’heure et donnent un pouvoir éclairant de J par rapport au précédent. Ainsi, d’après ces résultats, la lampe Carcel vaudrait 9 bougies. Plus haut on a donné le nombre 8,23; mais on a vu, page 98, que cette valeur pouvait subir des variations. On peut donc dire, en général, que la lampe Carcel brûlant 42 gr. d’huile à l’heure donne autant de lumière que 8 à 9 bougies stéariques.

L’huile de pétrole (valant 0,75 le kilog.) brûlée dans une lampe à mèche cylindrique et présentant une consommation de 49 gr. à l’heure, a donné un pouvoir éclairant de 1,78 par rapport à celui de la lampe Carcel.

Quant à la lumière du gaz d’éclairage, elle est fort variable, comme on l’a expliqué plus haut; mais dans un bec dit Bengel, de forme déterminée, en moyenne on admet que 25 litres de gaz donnent autant de lumière que 10 gr. d’huile de colza, de sorte qu’il faut consommer 105 litres de gaz avec ce bec pour avoir une lumière équivalente à celle de la lampe Carcel ; avec lès becs papillons cette dépense est bien plus grande.

D’après ces résultats et les prix de revient actuels des matières brûlées, si l’on prend pour unité de lumière celle qui correspond à 42 gr. d’huile de colza brûlée par heure, la dépense pour la môme intensité lumineuse avec les différents modes d’éclairage dont il vient d’ôtre question serait en centimes , par heure :

!au prix de 15 cent, le mètre cube cent, payé par la ville de Paris. ... 1,5

au prix de 30 cent, le mètre cube payé par les particuliers

Pétrole

122 SOURCES DE LUMIÈRE

Huile de colza 6,5

Bougie stéarique 26

§6. — Intensité de la lumière émise par les corps incandescents placés dans diverses sources calorifiques ; évaluation approchée de leur température.

On vient de parler dans le paragraphe précédent du chalumeau à gaz oxygène et hydrogène et de l’arc voltaïque ; mais les phénomènes d’irradiation peuvent permettre d’avoir une idée des températures qui se produisent dans ces puissantes sources calorifiques.

Si l’on pouvait toujours observer simultanément avec les différents corps que l’on étudie une même substance , comme le platine , la comparaison entre les effets obtenus serait facile; on le peut aisément jusqu’au point de fusion de ce métal, mais au delà cela n’est plus possible. On a bien vu que jusqu’à 1300° environ le platine, la chaux, la magnésie , le charbon, avaient sensiblement le même pouvoir d’irradiation. En est-il de même à des températures plus élevées? C’est ce que l’on ne peut affirmer; mais, en supposant que cette égalité subsiste, on peut avoir une idée des plus hautes températures que l’on puisse produire, et l’on va voir que ces températures ne sont pas aussi élevées qu’on l’avait supposé.

Afin de comparer entre elles les intensités lumineuses sans que l’on ait besoin à chaque expérience de déterminer, à l’aide du fourneau et du couple thermo-électrique, comme on la vu, page 72, la température correspondante à différentes intensités, j’ai reconnu qu’en visant avec la lunette droite du photomètre représenté fig. 3 la partie la plus lumineuse de la flamme d’une lampe Carcel montée toujours de la même manière, ainsi que la partie la plus lumineuse de la flamme d’une bougie, on avait dans chaque expérience, et à différents jours d’intervalle, des nombres très-peu différents, et que l’on pouvait régler les déterminations faites avec la lampe placée de côté, pour qu’elles se rapportassent toutes à la même unité. Ainsi, lorsque l’on a pour les déviations du photomètre avec les verres rouges dont on s’est servi ,

Angle mesuré

sur le photomètre. Log. I.

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