Partie du spectre extra-rouge où se
trouve une large raie.
A ( extrême rouge ).
D (jaune).
F (commencement du bleu ).
H (extrême violet).
Derniers rayons chimiques actifs (1).
Les deux premières évaluations reposent sur des formules empiriques, comme on l’a vu plus haut; les autres sont déduites des expériences de diffraction.
On voit que pour les rayons les plus lumineux du spectre la longueur d’onde est un peu plus grande que 500 millionièmes de millimètre ou T millième de millimètre, et queje nombre de vibrations des molécules éthérées qui transmettent cette lumière est à peu près de 500 millions par chaque millionième de seconde.
On peut remarquer avec quelle rapidité croît la longueur d’onde quand la réfrangibilité diminue, surtout dans les rayons les moins réfrangibles; car en passant de D à A, elle augmente à peu près de \ de sa valeur, tandis qu’en passant de A à la partie du spectre solaire où se trouve une large raie infra-rouge, elle est presque doublée. Au delà, la longueur d’onde des rayons calorifiques extrêmes, si la supposition , d’où l’on est parti est exacte, serait dix fois plus grande que celle des rayons bleus. Dans la partie ultra-violette au contraire, une différence très-petite dans la longueur d’onde correspond à une grande différence dans la réfrangibilité.
(1) M. Mascart a trouvé qu’avec les rayons émis lors de l’incandescence du cadmium on avait des rayons réfractés bien plus réfrangibles encore et pouvant donner une longueur d’onde presque moitié de celle relative à H ; cette longueur d’onde peut descendre à 220, et le nombre de vibrations est alors de 1364000000 par millionième de seconde.
SOURCES DE LUMIÈRE
Newton (1), dans ses recherches sur les couleurs des lames minces, a fait remarquer que les épaisseurs des couches d’air entre les lames de verre qui donnent lieu au phénomène des anneaux colorés , là où les anneaux sont formés par la limite des sept teintes principales du spectre, sont entre elles comme les racines cubiques des carrés des nombres 1, f, f , |, c’est-à-dire des nombres qui expriment les longueurs
d’une corde de musique rendant les notes suivantes d’une gamme : ut, ré, mi b, fa, sol, la, si, ut.
Si cette loi existait , elle aurait également lieu entre les longueurs des ondes lumineuses, qui sont proportionnelles aux épaisseurs ci-dessus indiquées. Il serait très-curieux en effet qu’il y eût entre les longueurs d’onde des divers rayons colorés des rapports simples semblables à ceux que l’on trouve en acoustique pour exprimer les intervalles musicaux.
Pour montrer quels sont les rapports qui peuvent exister entre les longueurs d’onde de rayons lumineux de couleur bien définie, je citerai les valeurs relatives aux parties du spectre solaire dont les teintes, d’après M. Chevreul (2), donnent les principales couleurs simples; les longueurs d’onde sont déduites des recherches les plus récentes :