‹ La lumière, ses causes et ses effetsChapitre 26 sur 92 · PRODUIT · texte numérisé non relu

PRODUIT

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Les rapports qui se déduisent de cette comparaison ne sont pas semblables à ceux que Newton avait indiqués, et qui ont été rapportés plus

(1) Traité d’optique, livre 2, traduction de Coste, p. 280.

(2) Mémoires de V Acad, des sciences de l’Institut de France, t. 33, p. 39.

ANALYSE PAR RÉFRACTION

haut, car les longueurs d’onde relatives aux différentes couleurs simples, d’après ce qui précède, seraient simplement en raison inverse des longueurs d’une corde rendant des sons à divers intervalles musicaux.

On ne saurait attacher beaucoup d’importance à des comparaisons de ce genre; en effet, les longueurs d’onde entre A et H ne varient que dans le rapport de 2 à 1 comme les longueurs d’une corde qui rend un son et son octave aigu, et quand même il n’y aurait aucune loi semblable entre ces deux ordres de phénomènes, entre les deux nombres 1 et 2 se trouvent nécessairement les valeurs intermédiaires des longueurs d’onde, qui arrivent toujours à différer très-peu des nombres exprimant les différents intervalles musicaux; d’un autre côté, les limites des couleurs dans le spectre lumineux ne sont pas nettement tranchées, et plusieurs parties de l’image prismatique, comme le vert , le bleu, occupant une certaine étendue sans que leur nuance change d’une manière notable, des rayons qui impressionnent la rétine à peu près de la même manière se trouvent avoir des longueurs d’onde différentes. On ne peut donc décider actuellement d’une manière affirmative si les longueurs d’onde des rayons relatifs aux différentes couleurs ont entre eux des rapports simples, comme les intervalles musicaux.

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