D. Strauss, EsêaU cThiatoire rdiçietue, p
Au reste, un système qui repousse a priori la possibilité du surnaturel, et qui, pour le mieux anéantir, nie la valeur de la relation des sens, du témoignage humain et de la certitude historique appliquée à cet ordre de phénomènes, ce système est suborneur par rapport à l'esprit, corrupteur par rapport à la vérité et un misérable instrument de pyrrhonisme '."
Ainsi tous ces exégètes, qui se donnent pour les oracles de la science, victimes des fantaisies de leur imagination, sacrifiant l'autorité de l'histoire à celle tout arbitraire de leurs études objectives, renchérissent dans leurs critiques les uns sur les autres, se réfutent, se combattent et se détruisent les uns les autres, et tous n'arrivent qu'à des résultats négatifs. Le fruit de la critique évangélique, avoue l'un d'eux (de Wette) c'est l'ignorance et l'impuissance. Bauer confesse qu'elle ne se trouve pas plus avancée, après chacun de ses essais, qu'au commencement. Ne s'étant jamais accordés entre eux, le rationaliste du lendemain s'est chargé de renverser et de détruire celui de la veille. Eichhorn a combattu Reimarus, Paulus a supplanté Eichhorn, Strauss a terrassé Paulus, Bauer, le fondateur de l'Ecole de Tubingue, a eu pour mission de démolir l'oeuvre de Strauss, et cette fameuse Ecole elle-même, à son tour, est morte avec son fondateur (1860), réduisant ainsi à néant tout ce vaste système