‹ La lumière visibleChapitre 65 sur 89 · LA FOI ET LA SCIENCE · texte numérisé non relu

LA FOI ET LA SCIENCE

"Notre motif de croire aux vérités révélées enseignées par l'Eglise repose uniquement sur l'autorité de Dieu, qui les a fait connaître. Cette divine autorité est la seule base de notre foi. Notre raison est convaincue que Dieu a parlé aux hommes, et que ces paroles nous sont parvenues dans toute leur intégrité et leur pureté. Nous sentons donc la nécessité d'adhérer pleinement à tout ce qu'il a dit. Nous récusons notre expérience humaine et notre savoir s'ils semblent contredire ses enseignements, tout comme l'enfant renonce à ses idées informes touchant le système solaire et les étoiles, lorsqu'il a étudié l'astronomie. Nous ne nous inquiétons nullement du progrès de la science, parce que l'Auteur de la Révélation est également l'auteur de la nature, et comme il est la vérité même, ses enseignements révélés et ceux que la nature nous manifeste ne peuvent se contredire. En vérité, i' serait Infiniment plus raisonnable de craindre une contradiction entre les purs axiomes des mathématiques et les découvertes de la géologie, que de redouter la possibilité d'un conflit entre la science et une seule des vérités révélées. La science humaine et la foi sont deux rayons de lumière provenant d'une

source commune, ayant chacun sa mission et sa fin spéciales, et, au lieu de s'opposer et de se neutraliser, l'un aide l'autre à guider l'âme à parvenir à sa fin K"

Puisqu'il n'y a pas de vérité contre la vérité et qu'il ne peut y en avoir, Dieu, dans l'Ecriture même, étant appelé le Dieu des Sciences, d'où proviennent donc ces prétendus conflits, cette opposition que l'on dit quelquefois exister entre la Science et la Foi ? Ils proviennent des hommes, soyez-en convaincu, et non de la nature des vérités scientifiques ou révélées. C'est une confusion de langage qui a pour cause l'ignorance des uns, •a vanité, l'orgueil, les préjugés, les passions des autres, l'exclusivisme scientifique, qui produit les faux jugements, les malentendus provenant parfois de la précipitation à tirer des conclusions trop hâtives de certaines opinions théologiques ou scientifiques sujettes à rectification Ces prétendus conflits peuvent encore avoir pour cause les renseignements que donne la presse quotidienne et qui manquent souvent de précision et de vérité, les limites mêmes de la science, et enfin la faiblesse de notre entendement. Nos facultés sont finies et imparfaites, et bien que la raison soit infaillible dans ce qu'elle connaît à l'évidence, elle n'arrive pas toujours à une telle connaissance, soit par notre faute, soit à cause de la nature des objets. D'autre part, on voit

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