‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 36 sur 79 · I. Le Comte de Champagny, ouv. cité · texte numérisé non relu

I. Le Comte de Champagny, ouv. cité

direction, la consolation, l'espérance, le soutien De plus, elle doit s'appliquer à tous les hommes, le; réunir dans un sentiment commun d’adoration e: de prière. Cette religion doit être positive et nor Un vague sentiment de religiosité propre seulement à amuser l'esprit et à tromper les besoins de l’âme. Elle doit être formelle, précise, indubitable, promulguée de façon que je sache exactement ce que je dois faire et éviter.

Voilà pour les caractères extérieurs de la loi divine.

Cette loi doit me venir de Dieu, porter l’empreinte de son steau. Ne m'ayant pas donné l'être, je ne puis être mon propre législateur. En créant l’homme pour être ce que Dieu voulait qu'il ft, il lui a révélé ce qu’illuiétait alors nécessaire le savoir, lui faisant connaître sa fin et lui traant sa règle de vie. Il ne pouvait pas la'sser ses créatures un seul jour sans direction. Cette loi. ou cette religion primitive, a reçu avec le temps les développements que demandaient les cir- Constances, développements qui ne faisaient d’ailleurs que compléter l’œuvre divine. Elle convient aux hommes de toute race, de tout pays, lesquels sont de même nature que moi. Elle donne satisfaction aux besoins les plus intimes de l’âme humaine, qui y trouve la lumière, la paix. l'espérance, les joies les plus vraies, les plus profondes et les plus réconfortantes. Elle me fixe sur les questions de mon origine et de ma destinée, questions que n’ont jamais pu résoudre toutes les

soutien.

mes, les tion et et non lement l’âme.

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| philosophies humaines,me disant en termes formels, : authentiques, précis, que la raison de mon exis-

tence est de servir Dieu et que je dois retourner lui. Je sais désormais d’où je viens, où je vais et comment je dois y aller. Aussi bien, Dieu me devait la lumière indispensable pour me diriger durant la vie et parvenir à ma fin ; mais il n’était pas tenu, par exemple, de dévoiler à mes yeux la

| connaissance des mystères et des secrets de la na- } ture, chose nullement nécessaire pour remplir ma E destinée. Enfin, comme la vérité, toujours iden-

tique à elle-même, ne peut varier, elle est encore

* aujourd’hui ce qu’elle a été dans tous les temps et ce qu’elle sera à l'avenir. La raison a trop de prise L aujourd’hui sur les réalités des choses pour ne pas E convenir qu'il en est et qu'il en doit être ainsi.

L'étude des religions connues me démontre que,

Ë seul, le Christianisme renferme les caractères que » je viens de voir. C’est en vain que je les cher-

cherais dans le bouddhisme, dans le mahométisme et autres croyances de provenance manifestement humaine. Contemporaine de la création,

| qu’elle nous raconte, la religion chrétienne se pré-

sente à nous comme révélée par le Créateur. Elie s'obscurcit dans le cours des âges par suite des influences nombreuses et diverses auxquelles les hommes dispersés furent soumis ; mais il en sul!.sista toujours quelques vestiges, et Dieu finit par

se choisir un peuple qui en conserva le dépôt sacré

jusqu’à la venue du Rédempteur promis, qui l’a. grandit, la compléta, la rendant accessible à tous. Elle est devenue la religion du monde civilisé. Par la tradition, elle remonte au premier homme, et n’a jamais été interrompue “Ce qui avait été promis autrefois par les prophètes, dans les Saintes Ecritures, Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, l’a d’abord promulgué de sa propre bouche : puis, il le fit prêcher à tous les hommes par ses apôtres, comme la source de toute vérité salutaire et la règle de mœurs !.”

De plus, le Christianisme se présente à nous avec des caractères si manifestes de l'intervention divine, tant dans sa diffusion que dans sa conservation, que l’on est amené à conclure qu’il est une révélation divine dans son origine, comme il est une œuvre de Dieu dans sa durée et l’immensité de ses bienfaits. La vie de tant de martyrs, de vierges, de pontifes de docteurs, de cette multitude de grands chrétiens qui ont atteint le plus haut degré de l'empire sur soi et de l'esprit de sacrifice à Dieu et au proc‘ain, m’atteste toute la beauté morale et la sainte:é du Christianisme, vraie religion de l'humanité, religion qui reçut en Jésus-Christ sa perfection définitive en même temps que la promesse de survivance jusqu’à la fin des siècles. Et par le Christianisme j'entends ci le Catholicisme qui contient le Christianisme complet et vivant, qui seul, répond aux besoins de RER

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