‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 53 sur 79 · LA LUM'ÈRE VISIBLE · texte numérisé non relu

LA LUM'ÈRE VISIBLE

pays. Elle se présente à moi dans de telles cor ditions de stabilité, d'unité, de sainteté, de fécor dité inépuisable en toute sorte de biens et de résis tance au mal et à toutes les causes de ruine, qu je ne puis m'empêcher de voir en elle une anstitu tion surhumaine, une institution dont Dieu seu peut être l'auteur. Grâce à la divine organisa tion de l’Eglise enseignante, j'ai l'assurance d’êtr authentiquement informé de ce que je dois croir et pratiquer pour le salut de mon âme. Jésus Christ avait dit à ses apôtres, en leur promettan le Saint-Esprit : “Il vous introduira dans toute la vérité”, et “Celui qui me suit ne marche poin dans les ténèbres, mais il aura la lumière de ls vie”, répétait le Sauveur à ceux qu’il chargeai: d'enseigner sa doctrine.

L'enseignement qui m'est donné dans üe telles conditions de garantie suffit ; je dois me tenir, et, de fait, je me tiens en parfaite sécurité.

Je n’ai d’ailleurs qu’à lire l’histoire, ou plutôt qu’à ouvrir les yeux et regarder autour de moi, pour voir les funestes conséquences qui découlent de la libre interprétation des vérités révélées, cette foule d’âmes désemparées qui ne savent plus où trouver le repos, et pour qui les dogmes les plus essentiels de la religion ont perdu presque toute leur signification. Casaubon, né en 1559 mort en 1614, bien que calviniste, dans son journal (Ephemerides Isaaci Casauboni), imprimerie de l'Universté 1850, publié par les soins de Jean

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Russell, chanoine de Cantorbéry) dit ce qui suit à propos de divisions qui surgissaient déjà de son temps :

“Je vois les uns, sous prétexte, d’antiquités soutenir des erreurs grossières ; les autres, en voulant fuir des erreurs qu’ils croient nouvelles, inventer eux-mêines des nouveautés ; et pour retrancher des abus, je les vois condamner et supprimer, de leur autorité privée, l’usage de beaucoup d'institutions des plus saintes, je le pense du moins. Enfin ces auteurs et chefs d’une réformation, à d’autres égards nécessaires, je les vois s’accorder si peu entre eux qu'ils sont l’un pour l’autre des loups dévorants.”’

Un ministre luthérien, du siècle dernier, parlant encore plus clairement, définit ainsi la théologie de sa secte :

“Qu’'y verres-vous ? Qu'on a cessé de croire à la Trinité, à la divinité du Fils, au Saint-Esprit, au péché originel, à la satisfaction, à la mort expiatoire, aux miracles, aux prophéties, À la résurrection, à l’ascension de Jésus, au baptême, à la cène, et en général tout ce qui est essentiellement propre au christianisme doit disparaître, pour céder le gouvernement à la raison humaine. Qu'est-il donc resté à la place du christianisme ? Le pur saturalisme. On en est même venu au point de donner au paganisme la préférence sur le christianisme ?.”

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