De Starck. Entre. philos
Luther. dans sa révolte contre l'Eglise, ava conservé la divinité de Jésus-Christ ; mais cett première rebellion va être suivie, pendant tro cents ans, d’une progression décroissante qui n fera que s’accentuer.
Après Luther est venu Socin pour qui le Christ suivant sa propre interprétation @2 l’Ecriture n’est qu’un homme adorable mais nullement divin Puis Kant, établissant une distinction entre la fo religieuse et la foi ecclésiastique, choisit dans le textes sacrés ce qui plaît à la première, et repouss ce qui affermit la seconde. Ensuite Semler re jette presque tous les livres de l’Ancien Testament Eichhorn, à son tour, soumet le Nouveau Testa ment à la critique négative appliquée par Semle à l’Ancien. D’autres viendront qui, usant tou. jours de la Bible d’après leur sens individuel n'affirmeront pas autre chose de Dieu sinon que homme vertueux doit souhaiter qu’il existe.
L'anglicanisme n’a guère été plus heureux. II rejette le Pape, tout en voulant conserver tout le Symbole avec les Evêques. Mais vient le presbytérianisme qui, au rejet du Pape, ajoute celui des Evêques, ne voulant que des prêtres. Plus de prêtres, diront les calvinistes mais que des pasteurs ; puis d’autres sectes : Plus de pasteurs, mais seulement que des prédicants. Avec les quakers enfin, chacun est à soi-meme son docteur, son pascæur et son prophète. Et c’est ainsi que s’est effondrée toute ia hiérarchie ecclésiastique, une fois la tête supprimée.
e, avait is cette it trois qui ne
Christ, criture, it divin.
re la foi lans les epousse aler retament.
Testa- Semler nt touividuel, on que
existe. |
ur.
tout le e prese celui Plus de es pasisteurs, vec les octeur, nsi que stique,
L'anglicanisme n’a pas même conservé les croyances qu’il voulait retenir. La confession auriculaire, la messe, la transsubstantiation, l’infaillibilité des conciles généraux, les indulgences, l'établissement divin de l’épiscopat, toutes ces croyances que l’Eglise d'Angleterre avait juré de garder, ont été amoindries, défigurées ou réniées par elle. Tant il est vrai que le privilège de ne se point contredire n'appartient qu’à la vérité. Tani ilest vrai aussi que mettre la Bible indistinctement entre les mains de tout le monde, sans l'autorité voulue pour la protéger et en fixer le sens, c’est livrer la parole de Dieu à toutes les aberrations humaines, l’exposer aux interprétations les plus fausses et les plus dangereuse :.
Voilà où m'a conduit mon enquête, toute
| sommaire qu’elle est, sur la réalité de la révéla- R tion divine. J'ai d’abord acquis la preuve que les
livres qui composent la Bible, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, sont des livres authentiques ; que leurs auteurs, reconnus pour la rectitude et la sainteté de Jeur vie, sont dignes de foi ; qu’ils étaient vraiment inspirés, et que les révélations primitive, mosaïque et chrétienne, lesquelles en réalité n’en font qu’une, contiennent la parole même de Dieu révélée et transmise au monde. Ma raison m’a encore démontré que Dieu a parlé par son Fils, et que ce qu’il nous a dit est parvenu par l’enseirnement de l’Eglise dans sa forme originale, authentique. Cette enquête,
en me prouvant le fait de la révélation, m’a con duit au seuil même de l'Eglise et m'y a fait entre en m'ouvrant les portes de la foi. Je n’ai plu maintenant qu’à me laisser guider, et accepte avec soumission les vérités que l'Eglise est char gée de m'enseigner, pour tout ce qui se rapporte aux matières de foi èt de mœurs. Elle ne peut à cet égard se tromper. Même dans les mystères qu'elle me propose, j'ai la parole de Dieu qui me &arantit de son infaillibilité doctrinale. Au reste. si je comprenais tous les mystères qu’elle propose à ma foi, où serait mon mérite de celle-ci, et celui de mon obéissanse à Dieu ? qui veut que ma foi soit un témoigre de confiance. Mais dans les dispositions nouv les de sa Providence pour conduire l’homme à sa fin, la foi devient le principe de sa justification : elle le met en grâce avec Dieu et le fait vivre de = vie ; que dis-je, la foi devient l'instrument indispensable de son salut. Celui qui ccoira et sera baptisé se sauvera, et celui qui ne croïra pas sera condamné, disait Notre-Seigneur Jésus-Christ à ses apôtres. Ces graves paroles sont comme le testament et l’expression de sa dernière volonté. Nous marchons dans la foi, dit saint Paul, et non dans la vue claire ; nous ne connaissons qu’en partie, nous ne prophétisons qu’en partie ; maintenant nous voyons comme par un miroir et dans l’obscurité, en attendant le jour où la vérité nous sera révélée dans toute sa perfection et sa plénitude, où nous la verrons intuitivement face à face, comme nous nous voyons et comme nous nous connaissons nous-mêmes. 4
l'a con- : entrer ai plus ccepter t charpporte Le peut ystères qui me 1 reste, )ropose st celui ma foi ans les ir conrincipe c Dieu levient lui qui qui ne igneur >aroles sa deroi, dit 1e con-
qu'en ar un our où ection ement omme
Un grand chrétien du siècle dernier, Ozanam, écrivait un jour à un de ses amis, qui lui avait exposé ses doutes en matière de religion, ces lignes admirables :
“O mon cher ami, les difficultés de la religion sont comme celles de la science: il y en a toujours. C’est beaucoup d'en éclaircir quelques-unes ; mais aucune vie ne suffirait à les épuiser. .. Pour moi. après bien des doutes, j'ai assis ma foi sur un raisonnement qui peut se proposer aux maçons et aux charbonniers.
“Je me dis que tous les peuples ayant une religion, bonne ou mauvaise, la religion est donc un besoin universel, perpétuel, par conséquent légitime, de l’humanité.
“ Dieu qui a donné ce besoin s’est donc engagé à le satisfaire. ZI y a donc une religion véritable.
“Or, entre les religions qui partagent le monde, sans qu’il faille ni longues études, ni discussion des faits, qui peut douter que le christianisme soit souverainement préférable et que seul il conduise l’homme à sa destinée finale ?
“Mais, dans le christianisme, il y a trois Eglises: la protestante, la grecque et l’Eglise catholique, c'est-à-dire l'anarchie, le despotisme et l’ordre, Le choix n’est pas difficile et la vérité du catholicisme n’a pas besoin d'autre démonstration.
“ Voilà le court raisonnement qui m'ouvre les portes de la foi ; mais une fois entré, je suis tout éclairé d’une clarté nouvelle et bien plus profondément convaincu par les preuves intérieures du
christianisme : j'appelle ainsi cette expérien, de chaque jour qui me fait trouver, dans la f de mon enfance, toute la force et toute la lumiè de mon âge môûr, toute la sanctification de mi joies domestiques, toute la consolation de me peines, Quand toute la terre aurait abjuré | Christ, il y a dans l’inexprimable douceur d’ur communion et dans les larmes qu’elle fait répar dre, une puissante conviction qui me ferait encor embrasser la croix et défier l’incrédulité de tout la terre !,”
Je sais tout ce qu'il y a de divin et d’humai dans l’Eglise ; que l’infaillibilité que Jésus-Chris a promise à ses ministres ne les soustrait pas au: infirmités et aux faiblesses humaines, ne le excmpte pas de passions. Je sais les désordre et les scandales même de certains siècles passés mais je sais également tous les prodiges de vertu: et de génie que l’Eglise seule a su en tirer dans s: lutte contre le mal, la vertu purificatrice qu’elle apporte aux hommes, les saints qu’elle a produits qui sont la gloire de l'humanité ; que le principe divin qui est en elle non seulement échappe à la
1. Osanam avoue lui-même qu'à un moment de sa vie il fut tourmenté de doutes sur la foi. Dans cet état d'esprit il entre un jour dans une église et y voit M. Ampère prosterné dans un coin, et récitant humbiement son chapelet. La vue d'un tel chrétien et en même temps si grand savant priant ainsi dissips toutes ses inquiétudes religi . Ampère avait {u l'Imifation de Jésus-Christ tant de fois qu'à son lit de mort, à un ami qui lui proposa de lui en lire un chapitre : ‘Je la sais par cœur tout entière”, répondit-il.
roduits, rincipe pe à la
rie il fut t il entre dans un d'un tel ji dissips Imitation ai qui lui mur tout
corruption, mais communique à la volonté une énergie qui l’élève jusqu’à l’héroïsme de la vertu, et cela, aussi bien aujourd’hui, après vingt siècles d'existence, qu’au moment de sa fondation. Je sais encore que l’Eglise est gouvernée non par des hommes confirmés en grâce, ma's par des mortels fragiles, sujets à la tentation ; mais ce que je n’ignore pas non plus, c'est que je serais l'esprit le plus borné si je faisais retomber sur tout le corps sacerdotal la faute ou la défection d’un de ses membres, comme si la religion en était responsable. Ce mal qui tend à envahir et à profaner le domaine ecclésiastique vient iu monde et non de l'Eglise, qui demeure incorruptible dans les éléments qui la composent. Son divin fondateur nous a donné l'exemple de toutes les vertus avec la sainteté de sa doctrine.
“Quelle preuve de la sainteté de l'Eglise que sa sincérité doctrinale! Comme elle est immaculée dans sa foi une société qui en respecte à ce point les foules : plutôt que de retrancher un mot de son symbole, celui qui exprime la consubstantialité du Verbe, elle a consenti à perdre ls innombrables adhérents des sectes ariennes. Plutôt que de transiger sur la Procession du Saint-Esprit, elle sacrifia ses plus anciennes conquêtes de l'Orient, Plutôt que d’attenter à lindissolubilité d’un sacrement, elle subit la vengeance d’Henri VIII et la désertion de l’Angleterre, Enfin, plutôt que de sanctionner, sans restriction, les principes de 89, elle affronte le
choc de tous les préjugés modernes coalisés cont elle : c’est-à-dire qu’elle compte sa popular pour rien, la vérité pour tout, et fait sans ces ce qu’il faudrait pour être humainement immolk si elle n’était divinement préservée !.
Enfin, dernière considération : La plupart d hommes, obligés sans cesse de vaquer aux travai les plus pénibles, n’ont ni les loisirs ni les moye de se livrer à l'étude, et de faire par eux-mêm l'enquête à laquelle j'ai eu recours pour arriv à la connaissance de la vérité et au point où el m'a conduit. Comment parviendraient-ils à co naître par eux-mêmes tous les dogmes essentiel toutes les lois de la religion ou seulement le conserver dans toute leur pureté, s'ils n’avaier pour cela d'autre guide que leur propre raiso: quand on sait que les plus grands génies de l’ant quité n’ont réussi, à la suite de longues médit: tions, qu'à n’apercevoir que des parcelles de c« mêmes vérités. Ce n’est donc pas sans motif qu Jésus-Christ a voulu que les peuples fussent évar gélisés, que la vérité leur parvint par voie d’ense gnement, incapables qu'ils étaient par eux-même de la découvrir. Il s'ensuit que l'autorité est pour la plus grande majorité des hommes, | seul moyen d'instruction à l'égard des vérités qu sont la base ou la règle de leurs devoirs. L seule autorité qui puisse véritablement les éclaire