‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 58 sur 79 · Extrait de l'anglais, M. l'abbé PB. Feeroy · texte numérisé non relu

Extrait de l'anglais, M. l'abbé PB. Feeroy

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des hommes s’entêter à ne point reconnaître la vérité simplement parce que cela ne leur plaît point, qu’ils ne veulent pas ouvrir les yeux à la lumière, soit par indifférence, soit à cause de leurs préjugés antireligieux. Il y en a même qui, pris de la manie de la nouveauté, n’hésiteront pas à affirmer des absurdités, des paradoxes, jusqu’à des mensonges, s'ils y voient l’occasion de faire admirer ce qu’ils supposent de leur part un talent, une subtilité d’esprit particulière. Ce qui fait done ici défaut et ce qui donne lieu aux apparentes contradictions entre la science et la foi, ce n’est pas tant la science de l’homme que l’homme luimême, par ses faiblesses intellectuelles comme par ses passions. Au fond, c’est toujours l’éternelle lutte entre l’incrédulité et la foi. C’est cette lutte entre l’élément naturel et l’élément surnaturel, entre l’orgueil humain et la miséricorde divine, entre l’homme et Dieu, laquelle, devenant l’aliment de nos controverses, a pris dans ces derniers temps le nom de conflits entre la science et la foi.

Il peut arriver que quelqu'un soit sincère en pensant que la foi contredit la science, que l’autorité de l'Eglise n’accorde pas à la raison toute l'indépendance voulue dans ses recherches. Cette fausse impression lui vient de ce qu’il n’a pas une idée adéquate de ce que l'Eglise enseigne, ei de ce qu’il met une confiance illimitée dans une science qui n’est pas toujours sûre de ce qu’on affirme en son nom. Toutefois, il est toujours

facile de s’entendre avec des gens bien dispos et pas besoin de longues explications pour q tout apparaisse en pleine lumière. Mais il n est pas de même de ces esprits que les passio antireligieuses égarent. Rivés à une chaîne ténèbres, selon une expression de l’'Ecriture, ne leur est plus possible de se mouvoir en liber dans la sphère sereine et lumineuse de la vérit Dépourvu du sens des choses divines, ils ne pe vent plus entendre le langage des choses de Die De là une source d’hostilité qui trouble l’intell gence, qui confond les idées, enlève à l'esprit | faculté de raisonner avec impartialité ;, de ur source inépuisable de conflits et d'attaques de | science contre la foi.

En effet, ce que les croyants ont le plus à repr cher aux savants matérialistes, du moins à pl sieurs d’entre eux, c’est leur mauvaise foi, leur sophismes débités sous le couvert de la science c’est quelquefois même la haine du Créateur € des vérités révélées qui leur fait enfanter de 8 lourds volumes, concevoir dans l’absurde mystère sur mystères dans l’unique but d'échapper, pa exemple, au seul mystère de la création, et d’expli quer sans ‘“l’hypothèse-Dieu”’. l'existence di l'univers, l’origine de la vie, celle des espèce: et surtout celle de l’homme ; c’est encore lPimpu: tation gratuite et injurieuse qu'ils lancent à l'adresse des catholiques, dont la mentalité, vic time de la tyrannie des dogmes, disent-ils, les rendrait impropres aux recherches scientifiques.

disposés, Dour que s il n’en passions haîne de riture, il n liberté a vérité.

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Enfin, sur nombre de questions, ils dénaturent, travestissent les faits, plutôt que d’avouer leur ignorance ou d’être forcés d'admettre le surnaturel dans l’origine de l’univers, la création de notre globe et de ce qu'il contient. Ils étaient là, il y a quelque cinquante ans, flétrissure intellectuelle du siècle, une bonne demi-douzaine qui avaient la prétention de parler seuls au nom de la science, qui s’en adjugeaient le monopole exclusif, et refusaient le titre de vrais savants à tous ceux qui ne voulaient pas, comme eux, nier la révélation, l'existence de Dieu, celle de l’Ame et d’un au-delà après la mort. C’est en vain qu'on leur avait laissé entendre par la voix d’un de leurs contemporains (Thiers) que le ‘catholicisme n'empêche de pense: que ceux qui n'étaient pas faits pour penser.” (C’est en vain que nous citons à ces savants métérialistes la liste quasi interminable des découvertes dont le clergé et les ordres monastiques ont enrichi la science pendant tant de siècles, les universités que l’Eglise a fondées au Moyen-âge, grands centres d'activité intellectuelle où, selon l’expression de Carlyle, ‘“‘ont pris leur origine et se sont perfectionnées toutes les inventions de toutes les institutions sociales, à l’aide desquelles, aujourd’hui encore, notre vie est vraiment celle d’êtres civilisés.” (C’est en vain que nous leur redisons les déclarations d'hommes de science, de philosophes célèbres, qui proclament bien haut que ‘jamais leur raison ne s’est trouvée en lutte contre les enseignements de

l'Eglise, qu’ils n’ont jamais senti de lisières ni se sont vus à un état d’esclavage intellectuel ils n’en crient pas moins fort et avec moins d’auds que ‘“‘la Science et la Foi sont antagonistes, q ce sont deux pôles contraires.” Nous avons be: corner aux oreiiles de nos contempteurs qu n’existe pas, qu’il ne peut exister de conflits ent la Science et la Foi, que les savants les plus illu tres étaient religieux et profondément chrétien que les Kébpler, les Pascal, les Ampère, les Cuvie les Le Verrier, les Cauchy, les Hermitte, les Pasteu des égyptologues et orientalistes comme Chan pollion, Lenormant, Maspero, Rawlinson, pou n'en nommer que quelques-uns parmi les plu connus du siècle dernier, n’ont jamais constat que leurs découvertes aient produit chez eux u affaiblissement quelconque des convictions pro fondes dont ils se sentaient animés, ils n’en con tinuent pas moins à clamer que la Science et LL: Foi sont ennemies irréconciliables.

C’est que, à côté de la science positive, fondée sur l’observation et l'expérience, qui est la science véritable, sérieuse, dont la valeur n’est point hypothétique, mais réelle, celle même dont se réclament les grands hommes dont je viens de citer les noms, il y a une science tronquée, incertaine, incomplète, équivoque, qui se résume en une pure opinion, au moyen de laquelle on cherche cependant à imposer aux esprits crédules et non

‘1. Orestes-Augustus Brownson.

ères ni ne ctuel !,” d’audace stes, que ons beau urs qu’il lits entre lus illushrétiens:

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prévenus, comme des dogmes indiscutables, l’adoption d’hypothèses intéressées, Les adeptes de cette science, dans les explications qu'ils prétendent nous donner des grands problèmes de la nature, comme par exemple, dit l’auteur des Ignorances de la science, comment le monde a commencé, tout seul, ou comment un animal qui n'avait jamais fait que grogner, glousser ou aboyer, durant des siècles, est devenu homme et s'est mis à parler, ont une manière de s’exprimer qui leur est particulière : “La Science dit... la critique établit... il se peut que... à un moment sans doute... il dut arriver. .., etc.” La vérité est qu’ils ignorent absolument comment cela a été fait, quand cela a été fait, même si cela a été fait, et ils s'efforcent, à l’aide de leurs affirmations pseudo scientifiques, de dissimuler leur embarras et la peine qu'ils se donnent pour se passer de Dieu.

“Qu’un Créateur intelligent ait façonné l'œil, la main, le système nerveux ou le système sanguin de notre espèce, avec ordre et prévoyance, certains savants ne sauraient y souscrire ; mais qu'un mollusque gastéropode, en étendant son Corps sous l’empire de la nécessité, se fasse pousser des tentacules ou des ? tembres nouveaux, cela leur paraît très probable. Que Dieu ait créé des espèces, la science n’en saurait convenir ; mais qu'un beau jour, une plante soit devenue un animal, ou bien encore que des poissons ‘“‘entratnés “par l’ardeur de la chasse et de la fuite, ou par

“la violence du vent dans des roseaux du rivaé ‘‘aient vu, sous les influences de l'air, leu ‘‘ nageoires se fendre, les rayons qui les soutie ‘nent se transformer en plumes, dont les me ‘“‘’branes desséchées formèrent les barbules, le ‘‘ peau se couvrir de duvet, leurs nageoires ve ‘‘trales devenir des pieds, leur cou et leur b ‘’s’allonger, enfin la carpe se changer ainsi « “oiseau”, (Du Maillet), rien de plus simpl Enfin, que la religion enseigne les béatitudes cc porelles réservées à l’homme dans un mon meilleur, elle n’obtiendra que des sourires ; ma qu’un évolutionniste annonce que l’homme enge! drera, plus tard, une espèce supérieure à lu même, sorte de postérité olympienne qui n’au plus rien du singe son aïeul, toutes les Facult: de France .: d’Allemagne dresseront l’creil avec curiosité. Ainsi, à tout instant, la scien préfère l’absurde des explications naturelles 2 bon sens des enseignements divins 1.”

Se passer de Dieu ! chercher à supprimer | miracle ! voilà le secret qui nous explique le opinions scientifiques de la plupart des savant matérialistes. ‘Ne voulant pas, dit Burmeiste dans son Histoire de la Création, si répandue e Allemagne, avoir recours aux miracles et au mystères, nous sommes obligés, pour explique l'apparition sur la terre des premières créature organisées, de revenir à la vertu génératrice de 1 matière elle-même.”

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