Léon Ollé-Laprune.—Le Prix de la Vie
La lutte pour la vie, la sélectio- naturelle, |” lution naturelle sont des mots vides de sen:
face de la question morale. Je dois donc au me défier de l’optimisme soi-disant scientif que du pessimisme positiviste.
Etant homme, je ne puis vivre comme la | n'importe comment, ni à l’aventure ni au gr caprice. Je dois me faire une règle de vie corresponde à l'idéal de ma nature, une :
morale, c'est-à-dire une vie où l’homme « à Dieu. Entre la loi morale et mes désirs, i souvent conflit, où il me faut apporter une vol intrépide. Comme homme et comme chré j'ai autre chose à faire en ce monde qu’à me d tir, qu’à m’amuser, quoique le repos, la récré: soit utile à son heure. J’ai ici-bas une œuv faire, une tâche à remplir. Je suis respon:
de ma conduite et comme ma vie doit se longer au-delà de ses limites actuelles, je rendre compte à celui qui m’a donné l'être, qui est en même temps mon protecteur et récompense, de la manière dont je dispose de même et dont je remplis ma tâche. Que j'y p ou que je n’y pense pas, cette éventualité est pas moins certaine. Cette vérité, bien prise, suffit pour transformer une vie hum.
Elle exerce sur notre existence entière une i ence décisive. Elle affranchit l’intelligenc toutes les illusions sur les choses du temp tromperie de la bagatelle, comme le dit si l'Ecriture, et qui nous dérobe la réalité des ch:
elle, l’évode sens en onc autant
e chrétien, à me diver-
ell: brise les funestes attachements du cœur, redresse la volonté dans ses égarements et met fin à ses piévarications.
L'homme ne vit pas seulement pour lui-même.
Il doit vivre aussi pour les autres aussi bien que pour lui-même. Il ne lui suffit pas de s'abstenir de nuire ; il doit s’efforcer de faire le bien autour de lui. L'amour du prochain, qui implique l'assistance, la sympathie, l’union, est un commandement précis et essentiel pour mon bonheur durant l'éternité. Je dois me préoccuper des misères auxquelles je puis apporter quelque soulasement. Si je portais l’égoisme à ne point m'occuper du bien matériel, bien intellectuel et moral que je dois aux autres, je ne ferais pas mon devoir ou plutôt mon salut. Je dois, par mon exemple, par la charité et la prière, contribuer à faire régner le bien en ce monde et amener le plus d'hommes possible à la céleste béatitude.
Pour remplir nos devoirs envers Dieu et envers nos semblables avec fermeté et constance, il faut cultiver les facultés que Dieu nous a départies. C’est sa volonté qui doit nous instruire et nous guider. C’est la connaissance que nous avons de ce qui est bien et de ce qui est mal, du juste et de l’injuste, qui fait que nous sommes respon-
sables envers autrui et envers D'eu.
La sphère du devoir n’est point limitée. Elle comprend tous les états de vie, les riches comme les pauvres. Il n’est pas en notre pouvoir d’être