‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 77 sur 79 · Psaume IV · texte numérisé non relu

Psaume IV

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L Augustin, t de quelle Je brûlais ai invoqué e. J'étais "4 > religieux iressent à attributs, ur le monchoisi, ils ah ; chanles phénoporter la de toutes

prime est eu dont il Abraham, un Dieu nonde, et ec l’homsianique, Roi-Pro-

phète est celui qui a le mieux exposé par avance la vie et la passion de Jésus-Christ, sa Résurrection et son Ascension. Aussi la plupart des vérités qui forment la base du Christianisme sont contenues dans les Psaumes. Ils reproduisent les mêmes traits de bonté, de douceur, d’humanité que ceux que nous lisons dans les pages du Nouveau Testament. C'est le même Père cé-

sent la confiance, la vraie prière, l'entretien secret du cœur avec Dieu qui nous entend et nous répond,

PsSaumes qu’on lui attribue, la plus grande partie de ces chants sont de lui et ont trait à des circonstances particulières de sa vie.

profonds et anxiétés de Cœur, crises de conscience, accents de repentir et de résignation, toutes les expressions du sentiment religieux, tel qu'il a dû se manifester dans une vie que marquèrent tant d’év nements et d'épreuves.

mener au pâturage. Le ciel de la Palestine d’une pureté exceptionnelle. La multitude | étoiles y apparaît avec un éclat et une splend incomparables. Les merveilles de la création solitude, le spectacle des astres, firent de Da une âme méditative et un poète. Un soir, al que le jeune berger a rassemblé son troupeau p: la nuit, que le ciel est brillamment étoilé, qu: silence le plus profond a envahi la campagne, la présence du Seigneur semble envelopper to la nature, David prend son instrument, son kin: qu'il s’est fait lui-même, sorte de harpe à plusie cordes, en bois de cèdre et d’olivier, d’une d ceur extrême, et chante la grandeur de Dieu sa bonté pour l’homme :

“O Dieu, notre souverain Maître, que ton 1 est grand par toute la terre ! Ta gloire s'élève dessus des cieux. Tu tires ta louange de la | che même des enfants et de ceux qui sont :

mamelle, en dépit de tes eunemis, pour confor l'adversaire le plus acharné. Quand je conten ce firmament, ouvrage de tes doigts, cette | et ces étoiles que tu as créées : Qu'est-ce l’homme, m’éorié-je, pour que tu te souvienne lui ? et le fils de l’homme pour que tu le visi Tu l'as fait un peu inférieur à Dieu ; tu las ronné de gloire et d'honneur. Tu lui as de l'empire sur les œuvres de tes mains ; tu a mis i pieds la création tout entière, les brebis et bœufs, les bêtes des champs, les oiseaux du les poissons de l’abîme et tout se qui pareour

stine est itude des splendeur éation, la de David oir, alors eau pour ilé, que le agne, que per toute on kinnor, plusieurs

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sentiers des mers... O Dieu, notre souverain Maître, que ton nom est grand par toute la terre !”’ Ce chant est le psaume VIII, d’un sentiment religieux si profond, d’une beauté littéraire si remarquable.

Un autre jour, alors que le soleil dans tout son éclat anime, vivifie, colore et embellit la nature, David chante les bienfaits de Dieu :

“Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament publie l’œuvre de ses mains. Le jour transmet au jour ce message, la nuit l’annonce à la nuit. Cette parole, ce langage, tous l’entendent, tous la comprennent. L’'éclat en retentit par

toute la terre, et jusqu'aux extrémités du monde Là, il a dressé une tente pour le soleil, et le soleil,

comme l'époux qui sort de la chambre nuptiale, s’élance triomphant dans sa carrière. Il se lève à une extrémité du ciel ; il achève sa course à l’autre extrémité ; rien ne se dérobe à sa chaleur... (Ps XIX).

Sa confiance en Dieu ne connaît point de bornes :

“Jéhovah est mon pasteur, rien ne me manquera. Il me fait reposer dans de gras pâturages : il me conduit le long de paisibles ruisseaux. Il ranime mon âme, il me guide en faveur de son nom, dans le sentier de la justice. Dussé-je marcher dans la vallée des ombres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bôton me consolent. Tu as dressé sous mes yeux une table, à la vue de mes ennemis ; tu as répandu sur ma tête une huile précieuse, et

ma coupe déborde. Ta bonté et ta miséric me poursuivent tous les jours de ma vie ; et ; biterai éternellement dans la maison du Seigne (Ps XXII).

Voici un hymne, le psaume CIV, qu’on a ap “le cantique des miséricordes du Seigneur’”’, | poème de toute beauté, et dans lequel David e te, avec un sentiment profond de la nature, œuvres de la puissance créatrice, et chante attentions de la divine Providence à l'égard tous les êtrés sortis de ses mains. Ce psaume un écho poétique du récit de la Genèse touct la création :

‘“O mon fme, bénis le Seigneur !

“Seigneur, mon Dieu, que tu es grand ! T' revêtu de gloire et de majesté.

“Dieu se couvre de Îa lumière comme d’un n teau ; il déploie les cieux comme une tente, il toure d’eau ses appartements secrets, il fait char des nues ; il est porté sur les ailes du v Les autans sont ses messagers et les flammes | lantes ses ministres. :

“Il affermit la terre sur ses bases : elle ne jamais ébranlée... L’abîme l’enveloppait con un vêtement et les eaux se balançaient sur la c des montagnes. A ta menace, Seigneur, elles fui ; au bruit de ton tonnerre, elles se sont é lées rapidement. Les monts se sont élevés les vallées sont descendues aux lieux que tu leu fixés. Tu as posé des bornes que ces eaux ne fi chiront pas : elles ne reviendront plus inon la terre.

niséricorde e ; et j’ha- Seigneur.’

n a appelé eur’’, petit Javid exalature, les chante les l'égard de saume est > touchant

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d’un mannte, il enil fait son s du vent.

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le ne sera it comme ur la cime , elles ont sont écouélevés et tu leur as x ne frans inonder

“Dieu a converti les sources en torrents qui se précipitent À travers les montagnes ; elles désaltèrent toutes les bêtes des champs, et l’onagre étanche sa soif. L'oiseau du ciel habite sur leurs bords et chante sous le feuillage.

“Du haut de son séjour, Dieu arrose les monts ; la terre se rassasie du fruit de ses œuvres. Il fait germer la verdure pour les animaux et l'herbe pour les serviteurs de l’homme, afin qu'il tire son pain de la terre. Le vin réjouit le cœur de l’homme et fait briller son visage plus que l’huile ; le pain soutient ses forces. Lesarbres sauvages, les cèdres du Liban que lui-même a plantés trouvent aussi leur subsistance. Les petits oiseaux bâtissent là leurs nids ; la cigogne établit sa demeure dans les sapins.

Les hautes montagnes recèlent le chamois et les rochers sont la retraite du lièvre. La lune est faite pour marquer les saisons, et le soleil connaît

le lieu de son coucher. Viennent les ténèbres, et la nuit se forme, durant son cours, toutes les bêtes des forêts se répandent et les lionceaux rugissent après leur proie, demandant à Dieu leur pâture ; au lever du soleil, ils rentrent, ils se couchent dans leurs tanières. Alors l’homme sort pour son labeur et travaille jusqu’au soir.

“Que tes œuvres sont grandes, à Dieu ! Tu as tout fait avec sagesse ; la terre est pleine de tes dons. Cette mer immense qui étend au loin ses bras nourrit des poissons sans nombre, petits et grands. Là voguent les vaisseaux ; là est la baleine que tu as créée pour se jouer dans son sein.

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Tous ces êtres se tournent vers toi, afin que tu nourrisses au temps marqué. Tu leur don ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassas de tes dons. Caches-tu ton visage, ils se tr blent ; leur retires-tu le souffle, ils expirent et 1 trent dans leur poussière. Tu envoie: ton esp ils renaissent, et tu renouvelles la face de la te

“Que Dieu soit à jamais glorifié ! que Jého:

se réjouisse dans ses œuvres ! Il regarde la te: elle tremble ; il touche les montagnes, elles fume Je chanterai Jéhovah tant que je vivrai ; jusq mon dernier soupir, je célèbrerai mon Dieu.

louange me plaît, je me réjouis en lui. Que pervers disparaissent de dessus la terre ; que impies ne soient plus.

‘“O mon âme, bénis le Seigneur.”

Plus tard, après bien des siècles, par une au nuit et un firmament rayonnant d'étoiles, mêmes prairies de Bethléem répétèrent les écl d’un autre cantique, chanté cette fois par tot une troupe céleste sur des harpes du ciel. C'ét; à l’occasion de la naissance de Celui qui ven réaliser en sa personne tout ce qui avait été pré: de lui, suivant l’annonce qu’en firent les anges a bergers.

C’est pendant l’époque de sa vie pastorale q David fut sacré roi de Juda par Samuel à la pla de Sanl.

On sait la suite de l’histoire de David, son séjo à la cour de Saal, attaqué d’une maladie qui l’a;

que tu les r donnes, rassasient s se trount et renon esprit, e la terre.

> Jéhovah e la terre, s fument.

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tait d’une manière extraordinaire et dont il calmait les sens par la mélodie de ses instruments ; la jalousie que sa victoire sur le géant Goliath et la faveur que lui témoignait le peuple, suscita dans l’âme de ce prince ; les persécutions qu'il eut à souffrir et où sa vie fut exposée plus d’une fois ; son exil, qui dura jusqu’à la mort de Saül, malheureux roi que l’esprit de Dieu avait abandonné ; la célèbre amitié qui l’unissait à Jonathas, le fils de son persécuteur. La mort de Sal et celle de Jonathas, tués à la bataille de Gelboé, lui inspirèrent un chant funèbre le plus beau en ce genre que nous puissions lire dans tous les livres historiques de l’Ecriture. Devenu roi, il choisit Jérusalem pour capitale de son royaume, y fit amener l'Arche d’Alliance au milieu de transports d’allégresse, vainquit les Philistins, les Moabites, et mit une partie de la Syrie sous sa puissance. Plus tard, il eut à subir la plus cruelle épreuve qui puisse atteindre un père dans sa tendresse pour un fils, pourtant bien coupable. Aussi, pleura-t-ii dans une incon-

solable douleur la mort de son propre fils Absalon,

qui avait poussé l’audace jusqu’à lever l’étendard de la révolte contre son père et à lui livrer bataille. Jouissant du calme et de la paix et confus d’habiter un riche palais pendant que l’arche du Seigneur était sous les tentes, il résolut de lui élever un temple magnifique pour l’y déposer, projet dont l’accomplissement fut réservé à son fils Salomon.

On se rappelle encore le péché qui flétrit la gloire du grand roi, et dont le prophète Nathan alla lui

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reprocher la gravité. La blessure fut profor mais son repentir, ses pleurs, finirent par lui o nir son pardon. Ses gémissements formen matière du psaume 50, que répète encore l’hu nité et qu’elle redira jusqu’à la fin des tem “Aie pitié de moi, Seigneur, suivant ta bot efface mes fautes, selon la grandeur de tes mi cordes. Lave-moi de plus en plus de ma souill purifie-moi de mon crime, car je reconnais :

iniquités et mon offense est sans cesse devant m

“Quoique à plus de trois mille ans de date, goûte encore un plaisir immense à lire ses ca: ques sous le ciel qui les vit éclore... On ne & tout le prix de ses images, toute la vérité de couleurs, toute la profondeur de ses allusio: on ne comprend, en un mot, toutes ses beau qu’au sein des accidents qui, jadis, ont enviroi l'intelligence de l’auteur...

“C’est ainsi qu’un pauvre Italien dépaysé n.

intéresse peu, dans nos cités françaises, avec mandoline. Mais si vous le voyiez comme l'ai vu moi-même sur l’un de ces beaux golfes de patrie, balancé dans une gondole légère aux m les ondulations d’une mer à peine soulevée ] la brise, mêlant les accords de son instrument vague et long murmure des ondes sur la grè soupirant seul enfin sa lointaine mélodie dans mystérieux silence des nuits ; c'en est fait : à v yeux c’est un homme tout nouveau ; la scè sublime qui l’environne lui donne un caractère to

profonde ; ir lui obteorment la re l’humaes temps :

ta bonté ; tes misérisouillure, nnais mes ant moi.’

> date, on ses cantiin ne sent rité de ses allusions ; s beautés environné

aysé nous , avec sa omme je lfes de sa aux mollevée par iment au la grève, > dans le t : À vos la scène tère tout

à la fois poétique et plus solennel. Il fut pour vous autrefois un insignifiant étranger, et le voilà presque maintenant pour votre imagination le dieu de l'harmonie ou le pontife de la nature !.”

Voici, au sujet des psaumes, la lettre qu’écrivait le P. Lacordaire à un jeune homme à qui il voulait du bien : ;

“Que votre psautier vous accompagne partout comme un ami fidèle. En quelque situation que la Providence vous jette, David vous y a précédé. Serez-vous pauvre ? David fut berger. Serezvous soldat ou capitaine ? David a vécu dans les Camps et son heureuse épée a dicté la victoire dans la guerre civile et dans la guerre étrangère. Serezvous l’hôte d’un palais et l’ami des rois ? David a pratiqué les cours, il en a connu les ingratitudes. Serez-vous trahi, persécuté ? David le fut avant vous, il erra longtemps dans l'exil, incertain deson sort. Aurez-vous le bonheur de rencontrer une âme qui se donne à la vôtre ? David aima Jonathas et fut aimé de lui. Serez-vous fidèle à Dieu ? David le fut. Serez-vous pécheur ? David le fut.

“Les revers vous précipiteront-ils du faîte de la fortune aux extrémités de la misère ? David s'enfuit devant la trahison d’un fils et la fortune ne lui revint que sur le cadavre de l’enfant qu'il voulait sauver. Il n’y a pas dans la vie de l’hom-

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