‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 76 sur 79 · Jamais eignant la raumes ne ite qu’on Jemain · texte numérisé non relu

Jamais eignant la raumes ne ite qu’on Jemain

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par les beautés uniques dont ils brillent, dignes de l’admiration de tous ceux qui ont le sentiment du beau. ... On a vu les plus déterminés ennemis de la religion révérer comme poëtes ceux qu'ils rejetaient comme prophètes, et Diderot laissait à la Bible une place d'honneur à côté d'Homère.”’

“Dans les Livres saints, dit Maury, on trouve des pensées si sublimes, des sentences si profondes, des faits si extraordinaires et si frappants, des expressions si énergiques et si hardies, des images si éclatantes et si variées, des tableaux si pittoresques, des élans si pathétiques, qu’il faudrait se les approprier par intérêt et par goût, si l’on était assez malheureux pour ne point les rechercher par principe et par devoir.”

Je citerai encore l’auteur de l’Essaï sur l'indifférence, Lamennais, dont la chute si déplorable attrista l’Eglise tout entière :

“En lisant les écrivains sacrés, dit-il, on voit que le doigt de Dieu’ a touché leurs lèvres... Quelle force ! quelle profondeur ! quelle richesse d’images ! quels regards jetés jusqu’au fond de la ‘1ature humaine ! Qui a mieux senti nos misères ? qui a mieux connu sa grandeur ? On entend des plaintes déchirantes sur le sort des enfants d’Adam, je ne sais quoi de funèbre enveloppe leurs destinées... Et tout à coup une voix d'espérance s'élève et dominé cette voix de douleur. L'œil du prophète a découvert le salut dans l’avenir. Sion tressaille d’allégresse ; elle reïève sa tête couverte de cendres, et salue, par ses chants de

joie que l'univers redira, le Libérateur qui vance,

“Tout ce qu’il y a de doux et de tendre, de t, ble, de sublime, ne le cherchez paint ailleurs dans l’Ecriture. Ravis au-dessus du ten les écrivains sacrés semblent le discerner à pi dans l'éternité que leur pensée habite. Si cieux ressemblent à un pavillon qu’on dresse le tin et qu’on enlève le soir ; si le vent de la co divine emporte toute la milice du ciel comme : feuille desséchée, qu'est-ce donc que l’homm “Un esprit qui s’en va et ne revient point ; ‘jours sont comme l’herbe, sa fleur est com ‘“ celle des champs : un souffle passe, et il «6 plus. »

“Da chants pleins de douceur, des hymnes d’u beauté sublime, reposent l'âme cffrayée par sombres tableaux des Prophètes. Quelquefois entend comme une voix du ciel, comme le son : vissant du concert des anges ; quelquefois l’orei est soudain frappée d’un bruit sinistre ; elle entendu dans la nuit comme les soupirs de l’abtme

Ecoutons :.aintenant Mgr Plantier, qui a ée:

tant d’éloquentes pages sur les beautés poétiqu des Livres saints :

“Les incrédules eux-mêmes, dit-il, avoue:

qu'ils aiment avec délices ces récits primitifs de Genèse, inimitables de merveilleux et de fraîtcheu ces patriarches à la tête neuf fois séculaire, pr: menant de ça et de là leurs tentes et leurs famill vagabondes, traitant avec les monarques, cor

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e, de terriilleurs que u temps, er À peine e. Si les esse le mala colère mme une ’homme ?

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versant et luttant avec les anges, s’entretenant avec la Divinité même, qui tour à tour leur apparaît au désert sous la forme d’un voyageur, ou se révèle à leurs regards dans l'éclat de sa majesté. Ils avouent que nul n’a jamais chanté comme David; que, sur la lyre de ce poète, tuutes les vibrations du cœur trouvent des notes qui leur répondent ; que si, dans quelques-uns de ses accords, on croit surprendre un suave écho des mél dies éternelles, il en est d’autres où vous sembles entendre la voix des grandes eaux et le roulcment du tonnerre grondant au loin sur le vague des solitudes.”

Une dernière citation, de Donoso Cortès, qui, en 1848, avait pris la Bible pour sujet de son discours de réception à l’Académie de Madrid :

“... La Bible renferme les modèles de toutes les tragédies, de toutes les élégies et de toutes les lamentations ; elle renferme aussi le modèle inimitable de tous les chants de victoire. Aucune voix n'égalera jamais celle de Moïse, ou celle de Débora, célébrant les triomphes du Dieu d’Israël. Si nous cherchons des modèles de poésie lyrique, il n’y a point de lyre comparable à la harpe de David, l’ami de Dieu, qui entendait les concerts des harpes angéliques. Si nous cherchons des modèles de la poésie bucolique, nous n’en trouvons point d'aussi frais et d'aussi purs qu’à l'époque des patriarches... Aussi tous ceux qui ont senti dans leur poitrine la flamme inspiratrice d’en-haut, tous sont allés apaiser leur soif aux

sources bibliques sources inépuisables, qui fo tantôt des torrents impétueux, tantôt des f larges et profonds, tantôt des cascades ret santes, et tantôt des lacs transparents et limp

Je pourrais continuer ces témoignages, ma auteurs que je viens de citer suffisent pour voir en quelle estime est tenue la Bible par qui s’y entendent en fait de beautés littér Il ne me reste qu’à avouer que cette partie de travail ne m’a pas coûté beaucoup de pei beaucoup d'invention. Quand les autres pa si bien, comme dit lui-même M. l'abbé Verni Pourquoi ne pas se taire et leur laisser la p jusqu’au bout ?

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David n’est pas seulement le roi-prophète, :

le roi-poète de la Bible. Il est l’auteur des P mes ; la tradition juive lui en a toujours attr l’origine, du moins Pour la plupart d’entre ,

Une des parties essentielles des cérémonies ; gieuses, du temps de David, consistait dan chant des hymnes sacrées, accompagné du jeu instruments. Le service musical organisé son règne était confié aux lévites. Le pe prenait part au chant en répondant par le ref ou en poussant des acclamations.

“La Bible, dit le comte de Maistre, renfer une foule de prières ; mais elle renferme, dans genre, le livre des livres, le livre par excellence

Qui forment t des fleuves des retentist limpides.”’ es, mais les t pour faire le par ceux > littéraires.

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’hète, mais des Psaurs attribué entre eux.

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qui n’a point de rival, celui des Psaumes. Le premier caractère de ces hymnes, c’est qu’elles prient toujours. Lors même que le sujet d’un psaume paraît accidentel, toutes les pensées et tous les sentiments du Roi-Prophète se tournent en prières, il n’y a pas une ligne qui n’appartienne à tous les temps et à tous les hommes... Quelquefois on l’entend deviner en quelques mots tout le Christianisme. ‘’Apprends-moi, dit-il au Seigneur, à faire ta volonté, parce que tu es mon Dieu.” Quel sage de l'antiquité a jamais su que la vertu n’est que l’obéissance à Dieu ?

“Que ces pages, dit ailleurs le Prophèt-, soient écrites pour les “générations futures.’ David a été exaucé, parce qu'il n’a chanté que l’Eternel : ses chants participent de l’Eternité ; les accents enflammés, confiés aux cordes de sa lyre divine, retentissent encore, après trente siècles, dans toutes les parties de l'univers. La synagogue conserva les Psaumes, l'Eglise se hâta de les adopter, la poésie de toutes les nations chrétiennes s’en est emparée, et depuis plus de trois siècles le soleil ne cesse d'éclairer quelques temples dont les voûtes retentissent de ces hymnes sacrées.”

“Les Psaumes, en effet, ajoute le cardinal Mathieu, forment l'aliment quotidien des âmes pieuses et l’inépuisable sujet de leur admiration. Les pensées sublimes, les sentiments pathétiques, les images extraordinaires qui les remplissent, la religion profonde dont ils sont pénétrés, les grands éclairs qu'ils projettent sur l'infini de Dieu et a

misère de l’homme nous élèvent et nous atten sent, et le temps a respecté la beauté de ses phes immortelles que les lèvres des prêtres et c des religieux murmurent nuit et jour avec une fication persévérante

De quels élans, mon Dieu, s’écrie saint Augu

m’emportaient vers vous ces Psaumes et de qu flamme ils me consumaient pour vous ! Je brt de les chanter à toute la terre. Je vous ai inv el vous m'avez entendu, Dieu de ma Justice. J' dans la tribulation et vous m’a-ez dilaté. ? |

Les Psaumes ont donc u aractère relig par leurs sujets, même lors, ‘ils s’adressen Dieu lui-même ou qu'ils exaltent ses attrib sa puissance, son action providentielle sur le n de. S'ils racontent l’histoire d« peuple choisi rendent grâce à la protection de Jéhovah ; ct tent-ils les merveilles de ja création et les phé mènes de la nature, c’est pour en rapporter gloire au créateur et souverain seigneur de tot choses.

La doctrine que ces chants sacrés exprime celle du plus pur monothéisme. Le Dieu don s’agit ici est le même Dieu que celui d’Abrah: d’Isaac, de Jacob, un Dicu personnel, un D vivant, dont la providence veille sur le monde, qui se met en communications étroites avec l’ho me, qu'il a créé à son image. L'idée messianiq! l'attente du Rédempteur se précise et le Roi-P

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