‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 112 sur 270 · PII NETTE · texte numérisé non relu

PII NETTE

Qui lu appelle ':'... C/ost mon maitre.., c'est Guidol [Elle lui tend la. main)

La thalle. ..

i8 LA CHATTE

GriDO.

Elle n'a pas ouhliô mon nom... ( Pnnnnt sa main. ) Ahî je la reconnais... Dieux! que c'est doux !

MINETTE, le regardant.

O prodige ! comme lui je marche... comme lui je parle... mille sentiraens nouveaux arrivent en foule... là... (JMontrant sa têlc. ) et puis là... ( MelLint la mn'n sur son cœur.) Ciel!... qu'est-ce que je sens?... comme il ual !... Guide. . Guido... qui suis-je donc:'

GUiDO, l'adminml.

Ce qu'il y a de plus joli au monde... une femme... une vraie femme... du moins, je le crois.

MINETTE

Moi , une femme ! . . . quel bonheur ! . . .

GUIDO

Oui, sans doute.... Voilà ce que je demandais tous les jouis au ciel... Allons-nous être heureux ensemble! Tout

ce que tu souhaiteras tout ce qui pourra te plaire....

( Ployant qu'elle regarde aiUour d'elle.^ Parle, que veux-tu? quelle est la première chose que tu désires?

MINETTE

Un miroir.

GUIDO

Comment!... ah! c'est juste. {^Al'ant à la tahlc. )Serroi\s d'abord mon précieux talisman. ( // met le talisman dans le coffre., cl va après cela prendre un pelit miroir. )

MINETTE

Jai tant d'envie de me connaître... Eh ! bien?.,.

AiR : Aussitôt que je t^aperçois.

GUIDO

Ah ! ilauà le bonheur Je te voir Mon aiïie était plongée.

( Il tui présente un miroir. ) MINETTE, avec empressement.

Donne Jonc vite ce miroir.

( Se reoardanl. ) Dieu ! que je suis changée !

( Faisant des mines. )

METAMORPHOSEE EN FEMME. sg

Mais c'est égal , Ge n'est pas mal...

( Avec crainte et regardant derrière.) Mais est-ce moi Que j'aperçoi ?

A peine , à peine je le croî.

GUiDO , la regardant.

O femmes ! la coquetterie Chez vous commence avec la vie!...

MINETTE , se regardant toujours.

Oh ! oui , c'est bien moi , Ce doit être moi. Je n'avais jamais vu mes traits , Et pourtant je les • ^connais.

{Se retournant vers Giiido. ) Je suis jolie , n'est-ce pas ?

GUIDO, croisant ses bras.

Elle me demande cela !.. à ïhoi!.. {Avec amour) Charmante!

MINETïK.

C'est ce qu'il me semblait... Mais au premier coup d'oeil on craint de se tromper.

GUIDO , la regardant.

Il faut convenir que j'ai Joliment réussi! . . . Tous ces charmes-là , c'est mou ouvrage.

MINETTE , posant le miroir sur la table.

Ah! tant mieiis... je t'en remercie... i.lais , je vous demanderai, monsieur, pourquoi vous ne m'avez pas faite plus grande?

GUIDO

Là!,., ce que c'est que l'ambition !... tout-à-1 'heure elle n'était pas plus haute que ça... [/iicttant la main cotd're terre. ) Déjà des idées de grandeur!

MINETTE

Non... seulement comme cela... {se levant sur la pointe des pieds.) Rien qu'un peu, je t'en prie... qu'est-ce (^ue cela te coûte?

20 LA CÎÏAT'I'E

Je ur \n-i',\ j>îii;-,. . Ce iit> sont [ws dp ers oiur.iyf s qu\in rcloucUe à voloiilé.

Ail! hien... lu i» "es |>a» cotu plaisant

GUIDO

El toi... si tu uVs pas conieule, 1« es hien «lifficile

BilNETTE , lui fendant lu main , ni .-ourirint. Ah! oui, pardon... je .suis une ingrate-

D'ailîrrjrs, (!«• cjiïoi te pi a in s- lu î IS'es-Ui pas ce. (jiie in ^tais auli'efois ?

jMrNET'IlC.

\«n 5 jaraab je n'ai été feriinio... c i st la première foi.'i.

Bah !

IMINETT!'.

Mais, fil revanche, j'ai été hifii tVaulre."; diose.s. {^Ci'idu fait lin fiuriivinifitl . ) Oui , raon.sicHir... l'.st-ee (jiie voll^ ite vous souvenez pas tte ce <]ue vous avez été, \oii.s f

Mais, (lanîe... je rro>aIs aA'oir toujours été ce (juc je sui-;... \\a jeune hoîunu; ainjable.

;-\nxETr.s.

Oh! moi... je ?ie dirais pas au justf... mais je ni!' rappelle conlYiséKîenl... il y a hien loui^-lems, !»ieji iot:ï*-'tertis.. .

oui , j'ai été d'ahorJ une petite Ijcur de.-, ehanips uw.

p;'tite nia!*i;uer!le.

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