PII NETTE
Qui lu appelle ':'... C/ost mon maitre.., c'est Guidol [Elle lui tend la. main)
La thalle. ..
i8 LA CHATTE
GriDO.
Elle n'a pas ouhliô mon nom... ( Pnnnnt sa main. ) Ahî je la reconnais... Dieux! que c'est doux !
MINETTE, le regardant.
O prodige ! comme lui je marche... comme lui je parle... mille sentiraens nouveaux arrivent en foule... là... (JMontrant sa têlc. ) et puis là... ( MelLint la mn'n sur son cœur.) Ciel!... qu'est-ce que je sens?... comme il ual !... Guide. . Guido... qui suis-je donc:'
GUiDO, l'adminml.
Ce qu'il y a de plus joli au monde... une femme... une vraie femme... du moins, je le crois.
MINETTE
Moi , une femme ! . . . quel bonheur ! . . .
GUIDO
Oui, sans doute.... Voilà ce que je demandais tous les jouis au ciel... Allons-nous être heureux ensemble! Tout
ce que tu souhaiteras tout ce qui pourra te plaire....
( Ployant qu'elle regarde aiUour d'elle.^ Parle, que veux-tu? quelle est la première chose que tu désires?
MINETTE
Un miroir.
GUIDO
Comment!... ah! c'est juste. {^Al'ant à la tahlc. )Serroi\s d'abord mon précieux talisman. ( // met le talisman dans le coffre., cl va après cela prendre un pelit miroir. )
MINETTE
Jai tant d'envie de me connaître... Eh ! bien?.,.
AiR : Aussitôt que je t^aperçois.
GUIDO
Ah ! ilauà le bonheur Je te voir Mon aiïie était plongée.
( Il tui présente un miroir. ) MINETTE, avec empressement.
Donne Jonc vite ce miroir.
( Se reoardanl. ) Dieu ! que je suis changée !
( Faisant des mines. )
METAMORPHOSEE EN FEMME. sg
Mais c'est égal , Ge n'est pas mal...
( Avec crainte et regardant derrière.) Mais est-ce moi Que j'aperçoi ?
A peine , à peine je le croî.
GUiDO , la regardant.
O femmes ! la coquetterie Chez vous commence avec la vie!...
MINETTE , se regardant toujours.
Oh ! oui , c'est bien moi , Ce doit être moi. Je n'avais jamais vu mes traits , Et pourtant je les • ^connais.
{Se retournant vers Giiido. ) Je suis jolie , n'est-ce pas ?
GUIDO, croisant ses bras.
Elle me demande cela !.. à ïhoi!.. {Avec amour) Charmante!
MINETïK.
C'est ce qu'il me semblait... Mais au premier coup d'oeil on craint de se tromper.
GUIDO , la regardant.
Il faut convenir que j'ai Joliment réussi! . . . Tous ces charmes-là , c'est mou ouvrage.
MINETTE , posant le miroir sur la table.
Ah! tant mieiis... je t'en remercie... i.lais , je vous demanderai, monsieur, pourquoi vous ne m'avez pas faite plus grande?
GUIDO
Là!,., ce que c'est que l'ambition !... tout-à-1 'heure elle n'était pas plus haute que ça... [/iicttant la main cotd're terre. ) Déjà des idées de grandeur!
MINETTE
Non... seulement comme cela... {se levant sur la pointe des pieds.) Rien qu'un peu, je t'en prie... qu'est-ce (^ue cela te coûte?
20 LA CÎÏAT'I'E
Je ur \n-i',\ j>îii;-,. . Ce iit> sont [ws dp ers oiur.iyf s qu\in rcloucUe à voloiilé.
Ail! hien... lu i» "es |>a» cotu plaisant
GUIDO
El toi... si tu uVs pas conieule, 1« es hien «lifficile
BilNETTE , lui fendant lu main , ni .-ourirint. Ah! oui, pardon... je .suis une ingrate-
D'ailîrrjrs, (!«• cjiïoi te pi a in s- lu î IS'es-Ui pas ce. (jiie in ^tais auli'efois ?
jMrNET'IlC.
\«n 5 jaraab je n'ai été feriinio... c i st la première foi.'i.
Bah !
IMINETT!'.
Mais, fil revanche, j'ai été hifii tVaulre."; diose.s. {^Ci'idu fait lin fiuriivinifitl . ) Oui , raon.sicHir... l'.st-ee (jiie voll^ ite vous souvenez pas tte ce <]ue vous avez été, \oii.s f
Mais, (lanîe... je rro>aIs aA'oir toujours été ce (juc je sui-;... \\a jeune hoîunu; ainjable.
;-\nxETr.s.
Oh! moi... je ?ie dirais pas au justf... mais je ni!' rappelle conlYiséKîenl... il y a hien loui^-lems, !»ieji iot:ï*-'tertis.. .
oui , j'ai été d'ahorJ une petite Ijcur de.-, ehanips uw.
p;'tite nia!*i;uer!le.