SCÈNE XIÏ
Les Piécédens, JEA.N, IVIICHELINE.
JEAN , les interrompant.
Eh hien ! eli bien! qu'est-ce donc?., est-ce qu'il y a du Lruit diins le mén.agc?
At-Exis, se contraignant.
Du tout, madame fait les choses de la meilleure grâce du monde.
JEAN
Il y a donc bien du changement !
ALEXIS
Comme vous dites : au lieu d'un ouvrier, maître Je.in, vous en aurez deux... voilà ma femme qui travaillera avec Micheline.
POLESKA.
Travailler...
ALEXIS, h Polesha.
En attendant, vous allez avoir la bonté de quitter ces vêlemens, qui ne conviennent ni à voire condition, ni à notre fortune actuelle.
POLESKA.
Moi !..
ALEXIS
Vous-même... Micheline voudra bien vous en coder de plus commodes et de moins chers.
POLESKA, outrée.
Je n'obéirai jamais à quelqu'im que je déteste.
JEAN
Qu'elle déteste?,, je vois que tu n'uses pas delà coutume moscoyiie.
^9 Air: De sommeiller encor^ ma chère.
Elle est cependant bien connue, Et l'usage en est fort suivi ; Chez nous, plus un' femme est battue, Plus elle adore son mari ; Il faut mêm' plus d'une caresse Pour que leurs cœurs soient persuadés ; Et ces dam's ne jug'nt votr' tendresse Qu^en raison de vos procédés.
POLESKA , à part.
O ciel !
ALEXIS^ à Jean.
Veux-tn te taire!
JEAN
Aussi, ma défunte... dieu! ma pauvre femme!., elle peut se vanter d'avoir été aimée celle-là.
MICHELINE
Je crois bien ! on dit qu'elle en est morte.
POLESKA, avec effroi.
Ah mon dieu ! dans quel pays suis-je?
ALEXIS
Grâce au ciel! nous n'en sommes pas là... et ma femme va sur le cliamp entrer dans cette ciiambre.
POLESKA.
Je n'irai pas.
ALEXIS, la regardant.
Vous irez.
POLESKA.
Je n'irai point.
ALEXIS, d'un ton impératif. Vous irez.
POLESKA, réprimant un mouvement.
Eh! bien... oui j'irai, de moi-même... (à part.) Dieu ! quelle humiliation!,. (liaut)0\\\... oui, j'irai, et avec grand plaisir; car je suis trop heureuse de trouver enfin le moyen de me débarrasser de votre présence.
{Elle entre dans la chambre à droite ; Micheline U suit.)
3o JEAN, ALEXIS.
JKAN.
Far ma fol! la perite mère n'est pas Lonne... il y a un i\n\d (le comtesse qui ne peut pas s'en aller...; mais toi, mon i^arçon , je te fais compliment, tu tes joliment montj'é, et je ne t'aurais pas cru autant de courage.
ALEXIS
Vous ave/ raison , nicître Jean, il faut flucoiuage; car j'ai la mort dans l'âme; mais c'est éi,'al^ je tiendrai bon.