‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 136 sur 270 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Sï.-BRICE, HENRIETTE.

St.-BRICE.

Eh bien ?

Tenez, voîlà votre lettre ; ce n'est pas sans peine. Lisez et partons vite.

Sx -BRI£E.

Ah ! par exemple, c'est un peu fort. ( // lit. ) « Partagez » ma joie , mon cher cousin j au moment où je vous écris , » M de C'.iampvilliers , mon excellent oncle , est dans tnrs » bras; il abandonne Londres , et m'annonce qu'il ne me » quittera plus-, pour comble de bon'ieur , il consent à « notre mariage. » ( Croyant que madame Bataille est encore là ) Eh bien ! Madame, cet oncle mort dans la ti averséc... ( // se retourne. ) Hein ! où est-elle donc? HENRIETTE.

Qui?

s r. -BRICE.

Eh I parbleu, une vieille sorcière, madame Bataille, qui est venue me conter.., et qui voulait me vendre un voile et des objets de contrebande : voilà encore son carton. HEiNRIETTE.

Son carton î c'est bien le mien que je cherche depuis une heure, et qui me donne tant d'inquiétude. Comment! Monsieur , vous alliez acheter les robis et le voile du Madame !

St.-BRICE.

Est-il possible! il y a de quoi perdie la tète... Si je la retrouve... mais par où est-elle passée? HENRIETTE.

Eh ! mon dieu, laisscz-là cette vieille folle. Le cabriolet est prêt, partons, Monsieur. Tenez, il est déjà six heures. St.-BRICE, vivemeni.

Six heures, grands dieux !

Qii'cst-co donc ?

Je suis perdu.

Vous m'efFraycz.

Sr-BRICE.

HENRIETTE

bT.-BRl€E, hors de lui.

Pars, Henriette, je te rejoindrai, ou plutôt attendsmoi ici : je ne te demande que cinq minutes. C'est un rendez vous , il faut qr.e je m'y trouve pour la forme seulement j car je suis bien sur que M. Placide ne m'y aura pas attendu.

( Placide est sorti du cabinet avec ses habits ordinaires. ) PLACIDE, d'uu ton sec.

Pardonnez-moi, Monsieur, il est allé au rendez-vous ., Je vous ai attendu deux iieures sur le Mail, et je suis fort e'tonué de ne vous y avoir pas trouvé.

HENRIETTE

Un duel!

St.-BRICE.

C'est une fatalité ; mais, Monsieur, il est encore temps PLACIDE.

Uésolé de ne pouvoir profiter de votre honnêteté, mais mes momens sont comptés : j'ai beaucoup d'affaires du uièmc i;enre, cl je ne peux pas faire tort aux autres à cause de vous, ce ne serait pas juste...

St .-BRICE.

Morbleu !

PLACIDE

Ce n'est pas ma faute... Je pars à l'instant pour la Belgique.

Je vous suivrai.

PLACfbE, effraje.

Jusqu'en Belgique.

HENRIETTE

Pous vous battre, je m'y oppose.

Sr,-BRICE.

Oui , ntorblcu.

PLACIDE, h |.aii.

C'est un diable, me voilà bien avance.

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