DEUXIÈME PROMENEUR
Allons, garçon, plus vite que ça.
BONTEMS
Corbleu! {A\>cc une grima,?e.^ Ces messieurs voiit e re servis sur le champ. {Les antres opportc.t laie bout fille et deux vcij\'s. A Alberto, k.s-X\x mis de l'eau dans les bon» teilles ?
ALBERT, bas.
V,^?, trois ffuarts,
BONTEMS , de même en riant C'est assez j il ne faut pas gâter le métier.
CHARLES
Oui, mais du Clos-Yoïigeot à douze 5ous !... s'il en vient beaucoup, nous ferons un joli commerce!
BONTEMS
Nous nous ratirapetons sur la quantité et sur les gens à équipages^ et puis , dès que la maison ser > en crédit, nous trplons les prix, nous mettons le double d'eau dans notre
vin, et nous avons la vogue C'est toujours comme ça à
Paris... JNous, Cbailes, allons rédiger la carte... avec autant d'aploiïib et de gravité qu'.l en fa t pour rédiger un article de journal!.,. Une carte et une gazette... ça se ressemble quelquefois !
Air des Rende z^vous.
Sur la carte on voit d'ordinaire Des mets assaisonnés fort mal...
, On trouve très-souvent , j'espère,
Des mots sans sel dans un journal...
Et l'ont voit même, sans besicles, Que tous deux, pour nous attirer, Renferment souvent des articles {Faisant semblant d'étouffer.)
Difficiles à digérer.
CHARLES
C'est vrai , monsieur l'auteur tombé.
BONTEMS
Yoici justement rne voilure qui s'arrête à là porte de notre restaurant^ Albert, tu v.is recevoir.
(0« entend appclÉr dans la coulisse) Garçon! garçon î
BONTEMS
Bien : nos salles se remplissent. {En sortant açcc les autres. ) On y va ! on y va !