‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 166 sur 270 · SCÈNE XXIIL Les Mêmes, VENTRE- A-TERRE , tout- a-fait ivre · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIIL Les Mêmes, VENTRE- A-TERRE , tout- a-fait ivre

VENTRE-A-TERRE

Qui est-ce qui appelle le cocher?

BONTEMS

A l'autre ! ,

DUBOURGET.

Qu'est-ce que vous dites donc là, monsieur le chef?

BONTEMS

Ma foi, si ce n'est pas avec celui-là, c'est avec un autre.

VE]VTR1-A-TERKE.

Vous voyez, monsieur Bontems, comme js me suis arrangé pour ne pas marcher; je défie qu'on me fasse faire un pas... je roule tout de travers.

DUBOUllGFT.

C'est un complot infâme!... ce malheureux cocher m'a conduit da s un guêt-à-pens. Mais, si ma nièce est enlevée... j'en tirerai une vengeance exemplaire.

RAYMOND

En effet, monsieur Bontems 5 ceci passe la plaisanterie, et j'entends que l'on m'explique à l'instant tout ce mystère...

BONTEMS

Il est bien simple, monsieur... Charles aime la nièce de M. Dubourget, que voilà.

RAYMOND

I\I. Dubourget!... Comment, monsieur, c'est vous..

DLBOURGET.

Oui, monsieur, c'est moi-même.

RAYMOND

I^îonsieur, tout peu s'arranger h l'amiable 5 et, d'après les renseignemens hoiiorables que je viens de prendre, à Paris, sur m idenioiselle votre nièce, je m'estimerai trop heureux...

DUBOURGET.

Certainement, monsieur je suis flatté qu'un homme

aussi respectable...

BONTEMS

OIi ! monsieur, un homme saus façon sa fortune est

assez brillante*, elh; se; a toute pour Ciiarles... Cette petite maison des champs est fort agréable , comme vous voyez.... il y aura toujours un ap- artement pour vous , ot quant à la cave de monsieur, vous venez d'en avoir un échantillon. RAYMOND, auf^c conteiiLenicnt.

N'est-ce pas que mon vin est bon?

DOBOURGET.

Certainement, pour le vin... mais enfin ma nièce est promise!

CONTEMS.

Promise ! promise !

Air du Hussard.

Laissez-vous attendrir, car l'amour l'ordonne, Nièces et neveux doivent s'engager; »

Mais toujours , oui , toujours un oncle pardonne. C'est un dénouement qu'on ne peut pas changer.

HAYMOND.

Qu'à cette union votre cœur souscrive ; A Charles , un jour, je dois tout donner.

t niIKOURGET.

Mais le prétendu dms l'instant arrive.

BONTEMS

On peut le prier de s'en retourner. ( bis, )

Ï.NSEMBLF.

Laissez-vous attendrir, car l'amour l'ordonne, etc.

{^Pendant l'pnsemhlc , Bontmis fait signe ci Charles et a Adclina de paraître.^

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