SCENE XVII
Les Piccédens , KOULIKOF , Oiivricrsj Vassaux armes,
KOULIKOF
Allons, suivez-moi tous.
MICHELIUE.
Eh ! quoi ! mon père aussi !
KOULIKOF
J'ai mes ordres ; qu'on obéisse !
* JEAN
Ou'ai-je fait ?
KOULIKOF, montrant Alexis.
C'est comme complice.
Qu'on va te juger aujourd'hui.
3^XTi,désolé.
La méchant' femm'... est-c' qu'on va m' fair' penclie ?
KOVLIKOP, froidement.
C'est bien le moins que tu puisses attendre. POLESKA, enchantée.
Ah ! je me ris de sa fureur.
{Regardant Alexis.)
, Je le vois, dans ses yeux, son supplice commence ; J'éprouve enfin, grâce à cette vengeance, Un premier instant de bonheur.
ENSEMBLE
ALEXIS, à part.
O coup affreux ! ô trouble extrême !
Quand j'avais cru toucher son cœur.
C'est elle, hélas ! c'est elle-même Qui vient de combler mon malheur.
POLESKA, à part.
O sort heureux ! ô joie extrême !
Je puis donc braver sa fureur ; Pour me venger, le ciel, lui-même.
M'envoie enfin un protecteur.
JEAW.
Queir trahison ! c'est elle-même Qui le dénonce à monseigneur ; Si c'est ainsi qu'sa femme l'aime.
Dieu me gard' de tant de bonheui-.
MICHELINE
Queir trahison ! c'est elle-même Qui le dénonce à Monseigneur ; [Que devenir ? ô peine extrême , Mon pèr' partag'rait son mallieur !
KOULIKOF
Allons, calmez ce trouble extrême , Je n'obéis qu'à contre-cœur; Si c'est ainsi qu'elle vous aime , Il faut subir votre bonheur.
CHOEUR
Quel coup affreux, quel trouble extrême. Pauvre gaiçon... quel mauvais cœur!
Quoi ! c'est sa femm', sa femm' elle même , ^Qui le dénonce à Monseigneur.
{A la fin de cet ensemble, Koulikoffait passer Jean et Micheline entre ses hommes, Alexis les suit en /étant lin regard de coVere sur Poleska qui parrcnt triomphante. La toile tombe.)
FIN nu PREMIER ACTE.