GENEVIÈVE ET JOLIVET
Tous ! tous !
RAIMBAUT
Il faut d'abord, avec prudence, Cacher tout à leur surveillance...
TOUS
Dépêchons! dépêchons!
UT , ôtant la veste du comte, que l'on cache aussilôL Du silence!
LE COMTE, écoutant.
Oui , j'entends le bruit de leurs pas.
GENEVIÈVE
Ils approch't î
RAIMBAUT , ouvrant le sac.
C'est égal , ne nous endormons pas !
Lni passant un haLit de soldat.
Vit' l'habit d'ordonnance.
JOLIVET, l'admirant, Qii'j'aurais eu boon' preslance !
RAIMBAUT
Le chapeau ?
GENEVIÈVE , le donnant.
Le voilà !
nA.ndBA\JT , lui passant le sabre.
Et le briquet... tombant comme cela.
IVouveaux coups de tambour cluignés.
JOLIVET
Ils s'répond'nt !
RAIMBAUT, ai>ec impatience.
Morbleu I teuez-vous là .
Dépêchons, du silence !
Levant les yeux au ciel.
Un seul instant (bis.) Grands dieux! (bis) et y suis content.
EIN SEMBLE
Pendant qu'on lui attache le sac, qu'on lui donue la feuille de route , etc.
Ah ! ne trahis point notre attente , Sainte amitié , nous t'implorons.
Oui, si j'en crois ta voix touchante , Un jour nous nous retrouverons.
GENEVIÈVE
Mais puisque le sort nous sépare.
Et de l'argent ?
En a-t-il ?
INon, vraiment.
JOLIVET
Dam' c'est qu'aujourd'hui c'est bien rare. GENEVIÈVE, lui donnant un petit sac qu'elle ports dans son snn. Tenez , tenez , cent francs en or j C'est la p'til' bourse du ménage...
LE COMTE , hors de lui.
Quoi ! vous voulez encor?...
RAiiviBAUT , vivement.
Eh! sans dout', faut accepter j Kous n'avons pas l'temps d'dispuler.
LE COMTE, très-ému.
Mais, vous?
RAIMBAUT
Des bras et du courage...
Un' bonn' conscience et de l'ouvrage , V'ià c'qu'il nous faut.
LE COMTE , se précipitant dans ses bras, O mes amis !
Ah ! dans mon cœur toujours vous serez réunis !
RAIMBAUT
il fait signe à Jolivet d'ouvrir la porte k gauche avec la clé qu'il lui donne. Mais silence !
De la prudence î Allons!
ENSEMBLE, à mi-voix.
Ah ! ne trahis point notre attente , Sainte amitié, nous t'implorons.
Oui, si j'en crois ta voix touchante , Un jour nous nous retrouverons.
«Jet Ensemble est interrompu brusquement par un bruit de fusils qui retentit a la porte et les fait tressaillir; on frappe trois coups au fond. L'orchestre reprend le morceau du Muletier. .
UNE VOIX , en dehors.
Ouvrez î . . .
RAIMBAUT , à voix busse.
Fuyez vite!
JOLIVET , essayant d'ouvrir et parlant.
Dieux! la clé ne va pas.
TOUS , d'une voix étouffée.
Ciel ! ( Moment de silence. )
JOLIVET
Si . . . si . . . la v'ià ! . . . {Il l ouvre. )
On frappe de nouveau.
UNE VOIX , en dehors.
ouvrez I au nom de la loi.
RAIMBAOT, haut.
Jn y va '
e comte et Jolivet sont au moment de sortir, Geneviève fait un signe de joie, Kaimbaut se dispose a aller ouvrir au fond; la toile tombe.