I.Z coTdTE , souriant
A la chasse/. . . En effet, depuis quatre jours que tu es revenu de Paris , on dit que tu ne bouges pas de la maison du garde. ^
ARTHUR , à pai't.
Ciel ! . . . c'est là que Marianne. . . ( Haut. ) Comment î mon père.
On assure que sa fille est fort gentille. . . et. . .
ARTHUR , plus troublé.
Sa fille . . . j'espère que vous ne penser pas . . .
l.E COMTE.
Tu vois bien que je plaisante. ( D'an ton sérieux. ) C(*. ïi'est pas dans le nionieiil où tout se dispose pour ton mariage.... où j'attends ta prétendue.... que mon lils se perniettrait, chez moi. . .
ARTHUR, V interrompant.
Non , sans doute. . . mais cette alli.ince , mon père , vous y tenez donc beaucoup ?
L£ COMTE
Peux-tu me le demander?. . . C'est pendant notre exil que nous avions furmé ce projet avec le pauvre marquis du Cluzel , et maintenant qu'il est mort sans fortune , mon ecgagement est plus sacré que jrimais; sans lui déclarer mes intentions... j ai écrit à sa fille , Emilie , de quitter l'Angleterre , de venir s'établir chez moi avec sa gnuver-* liante, je lui ai dit que je remplacerais son pire. . .
Air d'Aristippe.
Lorsqu'il mourut loin de notre patrie
D'où le sort nous avait bannis , Je lui jurai que sa fille chérie Serait un jour Tépouse de mon fils ; Ici , par toi ,mes vœux seront remplis. Pour honorer encor plus ma nol^lessc , Pour que mon nom soit toujours respecté ^ '
Dans le bonheur je tiendrai lo promesse
Que je fis dans l'adversité.
ARTHUR , timidement.
Mais enfin , mon père , si je ne plaisais pas à cette jeune personne.
LE COMTE , souriant.
Oh.' je suis tranquille de ce côté-là , monsieur, et quand vous voulez-vous donner la peine d'être aimable • • • ( Ecoutant.) Eh 1 mals^ j'entends plusieurs voitures dans la cour... Allons donc Arthur. . . vite à votre toilette , c'est vous qui devriez faire les honneurs de ce bal. . .
ARTHUR, apercevant Kalentin.
Je vous suis , mon père , je n'ai qu'un mol à dire à Valentin..* '
LE COMTE , lui prenant la main.
C'est bien . Qunnt à l'Emilie. . . sou\ien.s-toi que je n'adïîiets aueime excuse,- et que si mon tilsm'a toujours trouvé }>Oîi et indulgent pour lui . . . ji; me flatte que cetl;' fois il nie prouvera aussi sa tendresse en souscrivant à mes désirs . . .
II iort.
ARTHUR, à lui- m cm e .
Quelle situation ! . . . s'il savait. . . ( l^alcntin paraît. ) Ah I te \o'\\h. , \ alentin ?
valent'n, accourant avec mystère.
Je viens de la maison du garde. . .
ARTHUR
Eli bien î Marianne . . .
Elle a voulusse vader. . .
ARTHUR
Que dis-tu?
VALENTIN
Mais ne craignez rien, la femme de Robert nous est dévouée. . .
ARTHUR
Ab ! . . . que je me repens d'avoir suivi tes conseils. . . ma position est ailreuse. . . ce mariage que mou père s'est mis en tête. . . Marianne cacliée ici
VALENTIN
Il est certain que ça se complique un peu. . .
ARTHUR
,Te suis sur quelle me déteste... et cependant de|)uis quelle est avec moi. . . le ciel m'est témoin que , malgré la violence de mon ani</Ur, je n'aurais pas eu plus de respect peur ma propre sœur.
VALENTIX.
Bon , monsieur , f\\c se calmera et prendra son parti comme ces grandes vertus. . .
ARTHUR
Tais-toi . . . Dieux ! c'est, la voix de mon père . . . Suis-moi
au château. . . je le donnerai une lettre pour Marianne . . . ou plutôt;., je tàchciai'de m'esquiver... Ah ! que cette faute me prépare de regrets! . . .
11 soit suivi de Valentin, aussitôt Jolivet paraît du côté opposé. La nuit commeuce a veDir.
SCËJ\E IV.