‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 199 sur 270 · I.Z coTdTE , souriant · texte numérisé non relu

I.Z coTdTE , souriant

A la chasse/. . . En effet, depuis quatre jours que tu es revenu de Paris , on dit que tu ne bouges pas de la maison du garde. ^

ARTHUR , à pai't.

Ciel ! . . . c'est là que Marianne. . . ( Haut. ) Comment î mon père.

On assure que sa fille est fort gentille. . . et. . .

ARTHUR , plus troublé.

Sa fille . . . j'espère que vous ne penser pas . . .

l.E COMTE.

Tu vois bien que je plaisante. ( D'an ton sérieux. ) C(*. ïi'est pas dans le nionieiil où tout se dispose pour ton mariage.... où j'attends ta prétendue.... que mon lils se perniettrait, chez moi. . .

ARTHUR, V interrompant.

Non , sans doute. . . mais cette alli.ince , mon père , vous y tenez donc beaucoup ?

L£ COMTE

Peux-tu me le demander?. . . C'est pendant notre exil que nous avions furmé ce projet avec le pauvre marquis du Cluzel , et maintenant qu'il est mort sans fortune , mon ecgagement est plus sacré que jrimais; sans lui déclarer mes intentions... j ai écrit à sa fille , Emilie , de quitter l'Angleterre , de venir s'établir chez moi avec sa gnuver-* liante, je lui ai dit que je remplacerais son pire. . .

Air d'Aristippe.

Lorsqu'il mourut loin de notre patrie

D'où le sort nous avait bannis , Je lui jurai que sa fille chérie Serait un jour Tépouse de mon fils ; Ici , par toi ,mes vœux seront remplis. Pour honorer encor plus ma nol^lessc , Pour que mon nom soit toujours respecté ^ '

Dans le bonheur je tiendrai lo promesse

Que je fis dans l'adversité.

ARTHUR , timidement.

Mais enfin , mon père , si je ne plaisais pas à cette jeune personne.

LE COMTE , souriant.

Oh.' je suis tranquille de ce côté-là , monsieur, et quand vous voulez-vous donner la peine d'être aimable • • • ( Ecoutant.) Eh 1 mals^ j'entends plusieurs voitures dans la cour... Allons donc Arthur. . . vite à votre toilette , c'est vous qui devriez faire les honneurs de ce bal. . .

ARTHUR, apercevant Kalentin.

Je vous suis , mon père , je n'ai qu'un mol à dire à Valentin..* '

LE COMTE , lui prenant la main.

C'est bien . Qunnt à l'Emilie. . . sou\ien.s-toi que je n'adïîiets aueime excuse,- et que si mon tilsm'a toujours trouvé }>Oîi et indulgent pour lui . . . ji; me flatte que cetl;' fois il nie prouvera aussi sa tendresse en souscrivant à mes désirs . . .

II iort.

ARTHUR, à lui- m cm e .

Quelle situation ! . . . s'il savait. . . ( l^alcntin paraît. ) Ah I te \o'\\h. , \ alentin ?

valent'n, accourant avec mystère.

Je viens de la maison du garde. . .

ARTHUR

Eli bien î Marianne . . .

Elle a voulusse vader. . .

ARTHUR

Que dis-tu?

VALENTIN

Mais ne craignez rien, la femme de Robert nous est dévouée. . .

ARTHUR

Ab ! . . . que je me repens d'avoir suivi tes conseils. . . ma position est ailreuse. . . ce mariage que mou père s'est mis en tête. . . Marianne cacliée ici

VALENTIN

Il est certain que ça se complique un peu. . .

ARTHUR

,Te suis sur quelle me déteste... et cependant de|)uis quelle est avec moi. . . le ciel m'est témoin que , malgré la violence de mon ani</Ur, je n'aurais pas eu plus de respect peur ma propre sœur.

VALENTIX.

Bon , monsieur , f\\c se calmera et prendra son parti comme ces grandes vertus. . .

ARTHUR

Tais-toi . . . Dieux ! c'est, la voix de mon père . . . Suis-moi

au château. . . je le donnerai une lettre pour Marianne . . . ou plutôt;., je tàchciai'de m'esquiver... Ah ! que cette faute me prépare de regrets! . . .

11 soit suivi de Valentin, aussitôt Jolivet paraît du côté opposé. La nuit commeuce a veDir.

SCËJ\E IV.

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