‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 222 sur 270 · SCÈNE Xï · texte numérisé non relu

SCÈNE Xï

LES MEMES , NATZ , cn habit de vacher, et descendant lentement la montagne en finissant Valr sur sa cornemuse ; les premières mesures de l'air ne sont dites (fue par la cornemuse de Natz.

Tyrolienne , Musique de M. Adam.

PIERRE, très-emu et suivant l'air.

O douce ivresse !

De ma jeunesse , Oui , le voici L'air si che'ri. . .

Trouble enclianleur !

Ah ! de bonheur Je sens battre mon cœur!

( Natz s'arrête sur un son prolonge.) NATZ, reprenant haleine.

C'n'est pas trop mal , j'espère. . .

Quand on a d'ia facilite'; J'ai r'trouvc tout d'sult' le doigte.

( // aperçoit Pierre.) Que vois-je?. . , Pierre ! . . . mon ami l'ierre ! ( It lui saute au cou. )

PIERRE

Mon cher Natz. . .

NATZ.

Bonheur inattendu !

Ccongé qu''tu desirais , tu l'as donc obtenu? (l)ts.)

PIERRE, embarrasse'.

Mais. . . h peu près . . .

NATZ.

O dieux!... mol qui voulais l'c'crire ; Comm' ça s'rencontre heureusement !

Tu d'vlncs re ijue jveux le dire. . .

( Montrant Gritly. )

C'est pour net' mariage. . .

GUITLY.

Un moment. . .

NATZ.

Tu vois comme ta sœur soupire ; Pauvre polit'.. . v'ià quatre ans qu'elle attend.

PIERRE

Chère Gritly !. . .

Comment , Tu donn'iais ton consentement!

PIERRE

En tloutes-lu?. . . pour le bonheur D'un ami... de ma sœur!...

GRITLY, voulant le détromper.

Que dit-il donc. . . mon frère. . , PIERRE, à Natz.

Mais , à mon tour, je veux te faire Une demande ... une prière . . .

Répète-moi cet air touchant Que lu jouais en arrivant.

NATZ, avec empressement.

Tant qu'lu voudras. . . j'I'ai joué dans tout l'canlon Si souvent pour mes Lct's. . . à plus forte raison

Pour un frère ... un ami . . .

Je n'me fais pas prier. . . écoutez. . . le voici . . . ( // recommence l'air et Gritly chante les paroles sui'van/es ; Pierre écoute avec une émotion graduée.)

Air suisse.

GRITLY.

A nos chalets

Qui peut jamais Pre'fcrcr des palais ?

Quitter ma mie

lit ma patrie !

Non , vraiment j'en mourrais !. . .

PIERRE ET GRITLY. Riches montagnes.

Vertes campagnes.

Ce lac si pur, Ce ciel d'azur. . .

Seront toujours ]Mes seuls amours Jusqu'à mes derniers jours.

ENSEMBLE

GRITLY, préoccupée.

Eh! mais... j'y pense , Douce espérance !

Ce moyen-là Réussira. . .

Grâce aus amours , Je puis toujours Je puis sauver ses jours.

NATZ. PIERRE cmu.

Riches montagnes, Riches, etc.

Vertes campagnes.

Ce lac si pur.

Ce ciel d'azur. . .

Seront toujours Mes seuls amours Jusqu'à mes derniers jours.

( La musique continue sur le même rliythme. )

GRITLY , prenant Pierre à part pendant que Nalz joue de la cornemuse.

Plus de tristesse , De la maîtresse Calme l'effroi. . .

( A Pierre. )

J'réponds (1« toi , . .

PIERRE , bas.

Que veux-tu faire ?

GRITLY, bas.

C'est un jnystère ! . .

Ça ra'coûte , hélas ! .

IVIais pour un frèra Que nTrait— on pas !• Va, laisse-moi , Eloigne-toi. ..

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