SCÈNE XIII
NATZ, puis PIERRE et LISBETH.
NATZ , furieux.
Et je courrais après elle... Non., je n'aurais pas de cœur î {^Pendant ce tems, Pierre et Lisbeth entrent du côté opposé.
sans voir Natz qui s'est assis sur le banc et qui reste absorbé dans ses réflexions. )
LISBETH , conlifiuant à causer.
Quoi, monsieur, voilà pourquoi vous étiez triste et rêveur ?. . . Vous étiez jaloux !
PIERRE
Ah ! mon Dieu , oui. (^Apart.) Il vaut mieux qu'elle croie cela.
LISBETH
Jaloux... à la bonne heure... voilà un motif, et j'aime mieux cela que votre air froid et indifférent.
PIERRE
Oui.,, en arrivant j'étais d'abord inquiet ; on ne parle que de la jolie batelière... tous les voyageurs en sont épris... et je pouvais craindre... mais depuis que j'ai causé avec ma sœur, elle m'a rassuré. .. {lui prenant la main ) et maintenant, ma petite Lisbeth , je suis trop heureux.. ..
LISBETH
Prenez donc garde. . . Natz qui est là. . .
Qui m'appelle ? . . . Ah ! c'est vous , cousine Lisbeih. . . ça me fait penser à une commission qu'on m'avait donnée pour vous. • . Ce grand monsieur que vous attendiez vous prie de ne pas vous impatienter. .. il est en affaires. . . .
PIERRE, à Lisbeth.
Un monsieur que vous attendez ? . .
NATZ.
Oui. , . pour déjeuner ici. . . en tête à tôle.
PIERRE, vivement.
En tête à tête ?
NATZ , regardant à gauche.
Ah! mon Dieu. . . j'ai cru les voir... je ne peux pas y tenir... je veux les rejoindre... et je crois alors que j'aurais aussi bien fait d'y courir tout de suite... parce que depuis le tems...
PIERRE , le retenant par la main.
Mais écoute moi donc. ..tu peux bien rester pour moi. . . un instant.
NATZ, avec fierté.
Non! monsieur, je ne veux ni rester... ni partir pour vous , et voilà. . . adieu ! ( // remet son chapeau et sort.')
SCCTE XIV.