‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 230 sur 270 · SCÈNE XVIII ET DERNIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII ET DERNIERE

LES PRÉCÉDENS , NATZ, aoec le chapeau et le hai>resac^ Villageois et Villageoises.

KATZ , tristement.

Oui, mademoiselle,. . un coupable repentant qui vient réparer sa faute.

GRITLY.

Que dis-tu ?

NATZ.

J'ai fait mes réflexions. .. je me suis dit que c'était affreux de manquer à sa parole , et à un marché conclu , surtout quand on avait reçu des avances.

GRITLY.

C'est V m. . . c'est bon. . . ne parlons pas de ça.

NATZ.

Si, mademoiselle... j'en parlerai toujours, parce que ces deux baisers me tourmentent. . . ça a réveillé mon amour et mes remords. . . et décidément le sacrifice en est fait.. . Je vous prierai seulement, pendant que j'achèverai rengagement de votre frère. . . de tâcher de tenir le vôtre.

PIERRE

Quoi! tu veux partir pour moi?

NATZ.

Oui , beau-frère. • • je retourne à Paris.

AUGUSTE, vivement.

A Paris ! . . . il retourne à Paris. . . Dieu ! mon moyen ingénieux !

Que dites-vous ?

( 49) AUGUSTE

Que ce n'est pas lui.. . c'est moi (jui parlirai.

TOUS

Vous , monsieur Auguste ?

STUBAC.

Vous , soldat .'

AUGUSTE

Et pourquoi pas.''... soldai honoraire... 11 vous faut un secrétaire ; vous l'avez dit ce matin.. . vous le prenez dans votre régiment.

STUBAC.

Clie pouvoir prendre qu'un Suisse.

AUGUSTE

Est-ce que je ne le suis pas?. . . citoyen de Berne .'. . . il faut bien que ra me serve à quelque chose.

Air : Des Amazones.

A la parade ainsi qu'à la caserne , En tilbury , nous irons, le malin.. .

Vous commandez.. . Mais le soir je gouverne , Et comme ami , comme un élève enfin , Je vous conduis dans le quartier d'Anliu. ( A Pierre. )

Heureux traite' dont mon ame est ravie ! Ainsi, gaîment échangeant leur malheur, Deux exiles retrouvent leur patrie, Deux malheureux retrouvent le bonheur.

STUBAC.

Ya. . . ya , je résiste blus.. . vous partez avec moi.

Merci , mon colonel. . . Pierre , tu es libre. . . épouse celle que tu aimes. . . Adieu ! ma petite Grilly.

GRITLY, baissant tes yeux.

Adieu ! monsieur Auguste.

NATZ.

AU ! monsieur Auguste ! c'est donc vous qui vous en allez... Conim' c'est heureux! ce déparl-là m'enlève tous

Le liai du Pays. i

mes soupçons... Quel bonheur, Grilly, de retrouver sa inaîlressc fidèle quand on ne s'y attend pas !

AUGUSTE

Je crois Lien. . . Moi , qui retourne en France. . . je n'aurais demandé qu'une surprise pareille.

LISBETH

Ali! je l'espère pour vous.

AUGUSTE

C'est possible, mais je n'y compte pas.. . [A Pierre.) ïoi, mon f^arçon, rends -la heureuse au moins... {A mi-voix. ) El vous, Lisbelh, si jamais vous aviez à vous plaindre de lui. . . rappelez-vous que je suis toujours-là?. . son remplaçant. . . {A Siubac. ) Allons , colonel , en route.

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